‹ Des Rapports de la Chlorose avec la TuberculoseChapitre 6 sur 13 · PAS CT · texte numérisé non relu

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Moriez, élève de Combal, en fait une transformation de diathèses.

Luzet y voit l’éveil d'un état morbide par une diathèse, par une déviation de la nutrition. En effet, dans certains cas de chlorose, le vice de nutrition, la dyscrasie, se traduit non seulement par une insuffisance de la rénovation sanguine, mais encore par des malformations artérielles. Eh bien ! cette dyscrasie peut reconnaître pour cause soit l’arthritisme, soit une intoxication, soit et le plus souvent, la tuberculose. Des malformations organiques du poumon et du cœur (disproportion de volume), faisant le fond de la diathèse scrofulo-tuberculeuse, « pourquoi ne pas admettre que la scrofulo-tuberculose pourrait, à un moment donné, dans des conditions qui nous sont encore inconnues, donner naissance à cette déviation de la nutrition qui pourra créer la chlorose ? » (Luzet).

C'est imbu de ces idées que Combal put constater, « dans la clientèle privée, où l’on peut voir évoluer les maladies de famille, que, le plus souvent, les chlorotiques sont en puissance d’une diathèse scrofuleuse, transmise par leurs parents » (Moriez).

Trousseau, Lund, Wirchow, Combal, Moriez, Hanot, ont successivement émis cette idée, montré sa justesse, développé et précisé les conditions de causalité qui réunissent la chlorose et la tuberculose.

Trousseau avait parfaitement vu les rapports qui unissent certaines chloroses et la prédisposition à la phtisie ; il avait vu des chlorotiques devenir tuberculeuses et :il avait créé le groupe des fausses chloroses pour les faits de cet ordre.

A. Lund admet, lui aussi, entre la pthisie et la chlorose, un rapport spécial. [len est de même de Wirchow.

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