X AVANT-PROPOS
que les besoins de Târae et de la conscience, que les besoins religieux restent seuls étrangers à sa sollicitude et soient exclus de sa libéralité?
On me permettra de reproduire ici une réflexion qui, remontant à Tannée déjà éloignée où a paru la première édition de cet écrit, n'a rien perdu peutêtre de son opportunité. L'État fait les frais d'une académie de musique, d'un corps de ballet, d'une chaire de chinois, d'une autre de sanscrit. Tous les citoyens qui payent l'impôt contribuent à Tentretien de ces institutions de luxe, quoique bien peu d'entre eux soient en situation d'en profiter. Et Ton refuserait à la masse de la population, aux pauvres, aux humbles, aux ouvriers des villes, aux habitants de la campagne ce que leur conscience, leur foi, leurs traditions héréditaires réclament le plus inpérieusement, une église, un temple où ils puissent se réunir pour prier, un prêtre qui bénisse leur naissance, leur mariage, Theure de leur séparation d'avec les vivants! Cela serait tout simplement le dernier degré de l'iniquité, le comble de l'intolérance et la plus aveugle des politiques, une politique de sectaire, c'est tout dire.
On voit que la suppression du budget des cultes et la dénonciation du concordat, si par malheur on s'y décidait, auraient plus d'inconvénients que ne se