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= 6 — chercherons à établir quels sont dans le cas des érythèmes les facteurs qui régissent ces réactions cutanées et quelle en est la valeur diagnostique et étiologique.
C’est le sérum antidiphtérique qui s’est montré le plus actif. En effet nous avons obtenu 36 réactions avec lui, alors que injecté un nombre égal de fois le sérum antitétanique n’a réagi que dans 28 cas.
D’autre part, les réactions provoquées par le premier se sont presque constamment montrées plus intenses, dépassant presque toujours celles produites par la tuberculine. Les réactions avaient un caractère inflammatoire plus accusé, les lésions étaient plus étendues, quelques-unes même à tendance purpurique, mais leur infiltration n’était guère plus accentuée que dans les autres lésions expérimentales. =
Les réactions au sérum antitétanique, par contre, se sont montrées avec des caractères plus proches de celles obtenues avec la tuberculine. Quelquefois inférieures en intensité et en étendue, elles étaient ordinairement plus intenses.
Quant à l’action des différentes solutions salines nous voyons que toujours elle a été plus faible que celle des autres sérums toxiques.
Le nombre de ces dernières injections que nous avons pratiquées n’est pas assez grand pour que nous puissions tirer des données définitives sur l’intensité comparée des réactions qu'ils provoquent.
Il semblerait cependant que celles produites par le sérum hypertonique seraient un peu plus intenses que celles du sérum hypotonique.
er, CE
Comme les réactions cutanées consécutives à l’injection intradermique de tuberculine, celles provoquées par les différentes substances que nous avons employées ont débuté dans le courant de la seconde journée qui suivait l'injection. Restant ordinairement typiques encore pendant vingt-quatre heures, elles s’atténuent ensuite d'autant plus rapidement que l'intensité du processus est plus faible. |
Dans toutes nos expériences qui ont porté sur 416 sujets, nous avons employé la méthode indiquée par M. Manioux et ensuite par M. le professeur Hutinel- Comme nous l’avons déjà dit plus haut, nous ne nous sommes pas servi de l’anesthésie locale afin de ne pas modifier par l'emploi d’une substance anesthésiante les conditions normales d'expérience, et de ne pas changer les conditions de la circulation sous-eutanée.
D'autre part pour éviter certaines causes d’erreur qui auraient pu découler du mélange de substances différentes, nous avons pratiqué l'injection des diverses solutions avec autant de seringues différentes qu'il y avait de substances employées.
Enfin, dernière remarque, tous les malades dont les observations suivent ont été examinés au point de vue de l’existence possible de lésions tuberculeuses. Chez aucun d’eux il n’a été relevé la moindre trace de tuberculose viscérale, pas plus que des localisations tuber-
culeuses externes.