CHAPITRE II
Historique
concernant les récidives
Si des causes diverses peuvent produire cette manifestation cutanée qu'est l'E.N. ; si ses causes sont multiples, quoiqu'il en soit, l'hypersensibilité étant installée chez le sujet, elle devrait, à priori, persister, et des
récidives ne devraient pas se produire,
Mais, avant d'aller plus loin, 4l convient de définir
exactement les termes de rechute et de récidive. On confond souvent ces deux termes.
La rechute est la réapparition d’une maladie ou d’une manifestation pendant ou immédiatement après une convalescence qui, elle-même n'est pas complète ni franchement établie.
La récidive est la réapparition d’une maladie après le rétablissement complet de la santé, au bout d’un laps de temps plus ou moins long qui, souvent, se compte par années.
Cette différence étant établie, il faut se demander ce qu'actuellement on pense des, récidives authentiques d'EN.
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La lecture de différents travaux, articles français ou étrangers parus dans ces 20 dernières années, montre que le plus souvent, les auteurs ne signalent pas les récidives, c’est-à-dire la réapparition, après un certain intervalle, des manifestations caractéristiques de l'E. N.
H. Lenhdorf, de Vienne, qui s’est occupé spécialement de la question de l’E.N., a écrit un article concernant cette maladie dans « Handbuch der Kinderheilkunde, de Pfaundler et Schlossmann, maladies de la peau, 1935 ». À
Tandis que la posologie est bien étudiée, l’auteur ne signale pas la possibilité de récidives.
De même, W. Keller et Moro, dans ce même traité (tome IIT) n’en fait pàs mention.
Cependant, au Congrès de dermatologie de Strasbourg (mai 1938), Rohmer admet la possibilité de l'apparition d’un E.N. à une époque ultérieure ou celle de réci-
dives, sur 19 cas d’E.N. observés dans son service.
Bindschedler, dans la séance du 8 novembre 1936, de la Société de Pédiatrie de VEst, signale que Chauffard a pu provoquer des récidives d’E.N. à plus ou moins longue échéance, par des applications percuta-
nées intra-dermo ou-sous-cutanées de tuberculine.
Au cours de nos recherches il nous a été donné de traduire un article de Lewkowicz sur l’'E.N. Cet auteur allemand dit : «Il est fréquent de constater des récidi- «ves Id’'E:N. chezdes sujets déjà : tuberculeux. Si : l’on « considère :comme valeur limite d’immunité . cette « très basse intensité d’immunisation qui, précisément,
suffit encore pour rendre impossible dans les réinfections, l'apparition de la septicémie et l'éventualité des métastases hématogènes, alors comme condition fondamentale de cet E., nous devons admettre un abaissement si important de l’immunité acquise pendant les processus luberculeux survenus antérieurement qu'une abondante bacillémie et ÿ CoTrrespondant, des mélastases cutanées massives puissent
prendre naissance.
« Parmi les différentes possibilités, nous devons ici diriger notre attention seulement sur un groupe de cas, notamment sur ceux dans lesquels l'E. se reproduit cliniquement, d'une façon tout à fait pure, chez
des individus atteints ».
Chez ces malades, 11 doit s'agir d’une prédisposition
constitutionnelle congénitale et familiale qui, peut-être,
consiste dans une résistance nalurelle importante vis-
à-vis de la tuberculose.
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