ANALYSE DE MARI
Eau
Matières azotées..
— grasses. .
Extractifs non azo
Lignose
Cendres
La comparaison des ce que l'induction faisait prévoir : ce sont les extracti non azotés et les maiètres. grasses qui subissent les pern les plus sérieuses par le fait de la distillation; les ma tières azotées ne sont point touchées et leur pourcentag s'élève en proportion du déchet des substances hydre carbonées.
11 est presque inutile de dire que la proportion d'ea contenue dans les marcs non distillés s'élève ou s'a baisse suivant la perfection des presses et la fore déployée à les mettre en œuvre; on a utilisé des marc ne contenant que 48 % d*eau.
Si le quantum total des cendres varie assez peu dan les diverses sortes de marcs, leurs éléments constituant' par contre, présentent des écarts sensibles dus à \ nature du sol et aux engrais donnés à la vigne. 0 prendra à la fois, dans le tableau suivant, une idée d< maxima et minima ainsi que des substances const tuantes, d'après M. Degrully :
xMÉLASSES. — COQUES DE CACAO. 137
Composition centésimale des cendres de marcs.
MATIÈRKS DOSÉES.
Maximum.
Minimum.
Moyenne.
Acide phosphorique
Potasse
Soude
Magnésie
Chaux
Alumine et fer.
La mise en parallèle des marcs égrappés et non égrappés montre une forte différence dans la teneur en matières grasses, et une moins forte, mais néanmoins encore réelle, dans la protéine; en suivant les analyses séparées des pellicules et des pépins, on en découvrira la raison en même temps qu'on prendra une bonne idée de la valeur respective de chacune de ces parties.
Analyse des pellicules et des pépins de raisins. — Composition centésimale de matière sèche à 1 io°. (Degrully).
Pellicules. Pépins.
Matières protéiques 11.00 7.19
— grasses 9.28 14.20
Extractifs non azotés 49. 39 64. 19
Cellulose ou ligneux I7»40 11. o5
Matières minérales , 12. 11 3.37
Les pépins sont donc des parties riches en matières grasses et en extractifs non azotés et relativement
i38 DES RESIDUS I
pauvres en protéine; ils se de grains comestibles et or perdre.
Depuis quelques années, raisins secs s'est considérabl par conséquent une masse toujours judicieusement em triels les considèrent avant t
ils s'en débarrassent en les jetant dans des carrières abai données ou sur le bord des chemins ruraux. Ils poui raient être utilisés à la façon des autres marcs. En voi la composition, d'après des échantillons étudiés e Belgique par M. Petermann, et d'autres provenant di environs de Paris et analysés par MM. Muntz < Girard :
Eau
Azote
Acide phosphoriquc.
Potasse
Conservation des marcs. — Ainsi qu'on le fa pour la plupart des résidus industriels humides fourn en masse à une certaine saison et qui ne peuvent êti intégralement consommés au moment de leur produ tion, il est nécessaire de se préoccuper de la conse vation des marcs pour l'alimentation d'hiver.
Deux procédés ont été préconisés : l'ensilage et dessiccation.
L'ensilage est le plus ancien et le plus généralemei usité. Il se fait soit dans des silos, soit dans des cuv< en bois ou en pierre, où l'on entasse les marcs au sort du pressoir. L'essentiel est de les répartir très uniforim
Munti et Girard.
Petermann.
O.ÔO —
MÉLASSES. — COQUES DE CACAO. i39
ment, de bien les tasser et de les couvrir de façon à les soustraire dans la mesure du possible à l'accès de l'air. Quelquefois on les mélange en silos de menues pailles ou de feuilles de vigne; dans ces cas, il est indispensable de tasser encore plus fortement, si possible, que quand les marcs sont ensilés seuls.
Si l'ensilage a été exécuté avec précaution, la conservation se fait bien; il y a un peu de fermentation acétique, mais le lecteur sait déjà que les animaux et particulièrement les ruminants appètent les aliments acidulés, aussi consomment-ils les marcs de conserve sans plus de difficultés que ceux qui sont frais.
Un ancien directeur de l'École d'agriculture de Montpellier, M. Saint-Pierre, a proposé de dessécher les marcs au soleil, afin de les dépouiller d'une eau inutile à l'alimentation et qui rend la conservation difficile. Ce procédé est judicieux et simple, mais s'il peut s'appliquer dans le Midi aux marcs de pressoir, on remarquera que dans le reste des pays viticoles, au moment où le pressurage s'effectue, il y a rarement assez de chaleur pour amener la dessiccation complète. C'est pis encore pour les marcs de distillation. En résumé, chaque fois que le soleil d'automne le permettra, on fera sagement d'en utiliser les rayons pour dessécher les marcs, puisqu'ainsi traités ils sont d'une conservation plus facile et qu'ils constituent des aliments plus concentrés. Lorsque le mauvais temps ne laissera pas la ressource de ce procédé, on aura recours à l'ensilage.
Utilisation du marc dans l'alimentation. — Tous les animaux domestiques acceptent les marcs frais ou conservés, mais ils n'en mangent pas également bien toutes les parties. Si l'on observe des moutons à qui on a distribué des marcs entiers, on les voit faire un véritable triage; ils touchent peu aux rafles qui restent
nent des bœufs et des moutons. M. Mares, qui a préconisé l'introduction des marcs dans la nourriture du bétail dès i865, a montré que leur valeur est environ la moitié de celle du foin de luzerne. Lorsqu'on les fait entrer dans les rations en petites proportions, mélangés à d'autres aliments, leur effet utile s'accroît. Voici quelques exemples de composition de rations pour grands et petits ruminants :