RATIONS POUR MOUTONS ET CHÈVRES
i° — Marc 1 k.
Balles de luzerne bouillies... 1 k.
Paille de froment à discrétion.
2* — Marc o k. 800
Délitage de vers à soie o k. 5oo
Betteraves 2 k. 5oo
Paille d'avoine 1 k. 5oo
insoluble, le plâtre reste au fond et n'est pas pris par eux, ou parce que la petite quantité qui les imprègne ne leur est pas nuisible. Mais si ces marcs sont distillés, ils acquièrent par cette opération, une odeur et une saveur désagréables qui les leur fait rejeter; il ne faut pas les leur distribuer. Cette odeur et cette saveur, d'après Saint-Pierre, sont le résultat de la formation de sulfure de calcium et d'hydrogène sulfuré aux dépens du sulfate de chaux ou plâtre, formation qui n'a lieu qu'à chaud.
Toutes les observations présentées au sujet des dérangements de la santé qu'occasionnent les pulpes et les drèches mal ensilées, envahies par des végétations cryptogamiques, trop largement découvertes lors de l'ouverture d'un silo et où des fermentations adventices s'établissent, sont applicables aux marcs de raisin dont la conservation est défectueuse.
D'anciens pathologistes vétérinaires ont parlé de la « maladie des rafles », conservant ainsi une dénomination imaginée par les agriculteurs qui s'étaient persuadés que cette affection, qui se traduit par une éruption à la peau, avait pour cause une alimentation composée presque exclusivement de rafle de raisin.
Cette maladie semble mal dénommée, car de l'avis de vétérinaires exerçant dans les pays viticoles et notamment de Cruzel, on ne la voit pas plus sur les bœufs des contrées où le raisin est égrappé avant la mise en cuve et qui reçoivent la rafle, qu'ailleurs (1). D'autres aliments produisent plus sûrement une éruption pustuleuse aux membres postérieurs, au pis et aux lèvres. Il n'y a donc point ici véritablement relation de cause à effet.
(1) Cruzel, Traité pratique des maladies de l'espèce bovine, ire édition, p. 442.
D'ailleurs, on ne s'entend pas sur sa nature.
MM. Railliet et Moreau ayant trouvé sur des bœuf atteints d'une dermatose présentant tous les caractère du mal de rafles, un grand nombre de larves de Trom bidions (Leptus autumnalis), tendent à les considé rer comme les agents du mal. Des auteurs ont décrit ui pseudo-charbon, « tumeur sous-cutanée, qui se montn aussi, du reste, dans d'autres circonstances ». Bref, de puis que le marc de raisin entre dans l'alimentation di bétail, on n'a point prouvé que le mal de rafles sévi particulièrement sur les bovins qui reçoivent des résidu: non égrappés.
Une remarque de bromaiologie est à retenir : n< pas oublier que les. rafles sont plus ligneuses que le: pellicules et les pépins et conséquemment d'une moindn digestibilité; aussi, évitera-t-on, comme il a été dit plu: haut, de composer exclusivement une ration avec de« marcs non égrappés ; les associations d'aliments sont indispensables.