COI'PE TRANSVERSALE
de la faîne. nees " abondance pour en extraire
l'huile. Celle-ci est de goût agréable quand elle a été obtenue à froid, âpre quand elle a été recueillie à chaud. Elle rancit lentement.
Parfois on prend la précaution de décortiquer les faînes, le plus souvent on les soumet à la pression sans l'avoir prise, d'où l'obtention de deux sortes de tourteaux de faînes : l'un brut ou non décortiqué, l'autre décortiqué.
Le premier est grossier, inodore, de couleur rougeâtre, assez peu consistant quand il est frais, mais durcissant en vieillissant. Sur lacassure on aperçoit de très nombreux fragments du péricarpe disséminés dans la gangue. Le tourteau décortiqué est à pâte plus fine, les fragments du péricarpe y sont rares et moins volumineux que sur le tourteau brut.
Lorsqu'on concasse le tourteau non décortiqué, il donne des fragments relativement assez gros où dominent les péricarpes; mis en macération, il en résulte une buvée de couleur café au lait dans laquelle se détachent en rouge les parcelles d'enveloppe.
Voici, d'après Dietrich et Kœnig, l'analyse du tourteau brut et du tourteau décortiqué.
Tourteau de faînes.
Non décortiqué. Décortiqué.
Eau iq.io 12.5
Huile 8.34 7.5
Matières azotées .:.. 18. 1 5 37.1
Extractifs non azotés 28.39 29*7
Cellulose 23 . 89 5.5
Cendres 5 . 1 3 7.7
De cette analyse ressort la supériorité du tourteau décortiqué sur celui qui ne l'a point été, puisque le premier contient le double de protéine et quatre fois moins de cellulose. Il est une autre raison pour l'agriculteur de ne distribuer que des tourteaux décortiqués à son cheptel. Les résidus provenant de faînes non mondées occasionnent, particulièrement sur les chevaux, de véritables empoisonnements qu'on a rapprochés de ceux déterminés par l'ivraie enivrante.
Cette observation n'est pas nouvelle, car, il y a deux siècles, Laurent Rusé signalait déjà l'avortement chez la jument comme une conséquence de la distribution de ces tourteaux. Avant lui, le botaniste Bauhin, qui vivait au seizième siècle, avait dit que les faînes produisent une sorte d'ivresse sur les chevaux. Dans le courant de ce siècle, des vétérinaires de l'est de la France et d'Allemagne ont attiré à nouveau l'attention sur la pos-
RÉSIDUS INDUSTRIELS. l5
sibilité de ces accidents (i). Ils sont dus à un principe vénéneux, encore mal connu chimiquement; Zanon lui a imposé le nom de fagine et Ta présenté comme un alcaloïde spécial, mais cet alcaloïde n'a pas été généralement accepté. Buchner dit qu'il s'agit d'un corps analogue à la conine qu'on retire de la ciguë ; Brandi et Rakowiecki avancent qu'on est en présence de la triméthylamine. De nouvelles recherches sont donc nécessaires pour déterminer définitivement le principe nocif.
Il est à peu près certain que ce principe est localisé dans l'enveloppe péricarpoïde, car la consommation de r huile de faînes n'a jamais occasionné d'accidents; ceuxci ont toujours été produits par le tourteau non décortiqué. Les tourteaux décortiqués sont inofifen si fs comme l'huile elle-même. La pratique l'a fait voir et une expérience de Magne l'a démontré; d'autre part, Hertwig a prouvé que le rancissement doit être mis hors de cause, puisque les tourteaux frais ont la même action que ceux qui datent de plusieurs mois.
De tous les animaux domestiques, les Équidés sont les plus sensibles à l'action nuisible des résidus non décortiqués du hêtre; en vertu de leur organisation et conformément à ce que nous voyons pour la plupart des toxiques, les ruminants le sont moins.
D'après ce qui vient d'être dit, on réservera le tourteau de faînes non mondées pour la fumure des terres ou pour le chauffage, en le faisant brûler à la façon de la tourbe. Ce dernier parti est souvent préférable au premier car, en raison des débris de péricarpe qu'il
(i) Lefort, Empoisonnement de chevaux par le tourteau de faînes.dans le Journal a gri. prat., 1840, p. 325. — Hertwig, idem. — Note traduite dans le Recueil de mèd. vêt., i858.
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renferme, ce tourteau est de décomposition lente dans la terre.
Le tourteau décortiqué est, au contraire, un bon aliment, bien accepté par tous les animaux de la ferme. Il n'y a. point à s'en étonner, les fruits du hêtre étant mangés avidement par les porcs qui vont à la glandée dans les forêts et par les oiseaux de basse-cour, notamment par les dindons; ils ont une saveur qui rappelle celle de la noisette. Les petits campagnards ne les dédaignent point non plus.
On distribue ces tourteaux aux moutons, après pulvérisation, et on les mélange aux racines; pour le gros bétail, il est préférable de faire des buvées. En adoptant cette dernière préparation, on écarte la constipation qui se montre sur les sujets qui reçoivent journellement du tourteau de faîne à l'état sec. D'après quelques expériences et d'après la pratique, il est avantageux de donner aux vaches laitières deux kilogr. chaque jour de ce résidu émietté dans une quantité suffisante d'eau tiède.
Tourteau de noix.
Le Noyer (Juglans regia), grand et bel arbre répandu un peu partout sur notre territoire, mais particulièrement abondant en Touraine, dans le Lyonnais, le Dauphiné et les Alpes, fournit à nos tables des fruits appréciés. Tous ne sont pas consommés par l'homme; une partie est traitée pour en extraire l'huile assez abondante qu'ils renferment . Celle de première pression est incolore et de faible odeur, celle tirée à feu est verdâtre et siccative. La première est estimée pour la table, la seconde sert pour la peinture fine.
Le tourteau de noix, qu'on appelle nougat dans le Midi, est habituellement en pains assez épais. Frais, son odeur est agréable et rappelle celle de la noix; à ce moment il est fragile, plus tard il est compact et plus résistant. Sa pâte est toute particulière, on y voit peu de fragments d'enveloppe, mais elle est parsemée de petits morceaux d'amande qui n'ont point été broyé; la cassure fait involontairement songer aux fragments de quartz qu'on aperçoit dans la pâte feldspathique de quelques granits.
Le tourteau de noix qui résulte de la pression à froid est blanc sale, comme l'amande de la noix elle-même; celui qui provient d'une extraction à chaud est brun. Les tourteaux de première pression à chaud laissent encore voir dans leur gangue des fragments d'amande avec leur teinte à peu près normale; dans ceux de deuxième pression, ces fragments ne se remarquent plus.
Les buvées de tourteaux de noix pressés à froid sont blanches, un peu laiteuses; celles de tourteaux pressés à chaud sont brunes, de couleur terreuse.
Le commerce fournit plusieurs sortes de tourteaux de noix : tourteaux de première pression à froid ou à chaud, tourteaux de deuxième pression également à froid ou à chaud, ou obtenus à chaud quand Ja première pression a été faite à froid. Toutes ces variétés ont assurément une composition chimique différente et une valeur nutritive qui n'est pas la même; il y aurait lieu de les déterminer.
Kùhn assigne au tourteau de noix, sans désignation de sorte, la composition suivante :
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Eau T3.7 °/o
Huile 12.5 —
Matières azotées 34.6 —
Extractifs non azotés 27.8 —
Cellulose 6.4 —
Cendres 5.35 —
Ce tourteau est de conservation difficile. Si l'on n1a point la précaution de le placer dans un local sec, il moisit; mais le plus fâcheux est qu'il rancit rapidement, il acquiert alors un goût particulier et une odeur désagréable.
Pour éviter le grand inconvénient qui résulte de son rancissement, des essais d'extraction, par le sulfure de carbone ou les éthers de pétrole , de sa matière grasse devraient être tentés. Ce résidu est assez riche en matières azotées pour que ces essais soient justifiés.
Dans quelques villages pauvres, Phomme mange le tourteau de noix récemment préparé : on ne s'étonnera pas d'apprendre que tous les animaux l'acceptent sans hésitation. On Ta mis sur la même ligne que celui de lin. On le fait entrer surtout dans les rations d'engraissement ; des personnes s'en servent dans le gavage du dindon et dans le Midi on le distribue au porc. Tout cela constitue de bonnes pratiques tant qu'il n'a pas subi le rancissement ; mais si la conservation en a été défectueuse, il ne doit plus être distribué aux animaux d'engrais. Il importe aussi de n'en pas donner de trop fortes quantités et il est utile d'en cesser l'administration quelque temps avant l'abatage.
Quand on persiste à distribuer du tourteau rance, la viande en prend rapidement le goût. Au dépeçage, on perçoit l'odeur spéciale qui caractérise les huiles rances;elle est plus ou moins prononcée, suivant le temps pendant lequel a été distribué le résidu; les mains
23o DES RESIDUS INDUSTRIELS.
des personnes qui dépècent et préparent les morceaux s'imprègnent de cette odeur. La cuisson la fait dégager, et quand on mange la viande on perçoit une saveur désagréable sui generis. Le porc, le dindon, Foie et le canard sont les animaux sur lesquels il est facile et commun d'observer les inconvénients énumérés.
Au reste, l'imprégnation de la viande de porc par le goût de noix rance est un fait si connu dans le midi de la France, que dans quelques régions, dans le Tarn en particulier, règne une convention tacite par laquelle est frappée de nullité la vente des porcs gras dont la viande a le goût et l'odeur du tourteau rance, alors même qu'on n'aurait reconnu cette particularité qu'après la mise au pot (i). Cette convention n'existât-elle pas, que l'acheteur d'un pareil animal pourrait poursuivre la résiliation de la vente, la chose vendue étant impropre à l'usage auquel on la destine qui, en l'espèce, est la consommation. Nous n'entendons point dire qu'elle est malsaine et dangereuse; elle a seulement un goût répugnant qui en entrave la consommation.
Ces diverses considérations dicteront à l'agriculteur sa règle de conduite et le porteront à utiliser le tourteau rance à la fumure des terres et non à l'alimentation de ses animaux.
Tourteau de noisettes.
Le Noisetier ou Coudrier {Corylus avellana), arbrisseau de la famille des Cupulifères, commun dans les
(i) Raynaud, L'usage alimentaire du nougat et la qualité de la viande, Revue vétérinaire, 1879, PaSe 498.
forêts et les haies, non moins répandu dans les parcs et les jardins où il a formé plusieurs belles et bonnes variétés, donne un fruit, la noisette, quelquefois très abondant.
Dans les années d'abondance, les noisettes ne sont pas toutes consommées par l'homme; comme elles sont oléagineuses, on les presse. On obtient une huile siccative, un peu fade, et un tourteau de pâte plus fine que celui de noix.
Les tourteaux de noisettes ne sont pas pris par les animaux d'emblée et aussi facilement que ceux de noix; pour parer à cet inconvénient , à la deuxième pression on les mélange habituellement avec ces derniers. On obtient ainsi un résidu mixte de noix et noisettes bien accepté du bétail.
Le tourteau pur de noisette a été employé pour la falsification du chocolat.
Tourteau d'olive.
On cultive dans les départements méridionaux de la France et dans tous les pays du midi de l'Europe, en Asie et en Afrique, un arbre au feuillage vert-pâle, aux rameaux tortueux et au bois dur, c'est l'Olivier (Olea europea, L.). Il concourt pour une bonne part à donner aux paysages méridionaux leur cachet si particulier ; ilestun élément de richesse pour les contrées où il s'est acclimaté, car son fruit fournit la meilleure de toutes les huiles de table. Elle est très fluide, onctueuse, transparente, jaune verdâtre ou jaune pâle. Elle est de saveur agréable, douce, ne rancit que lentement, mais acquiert alors une odeur désagréable et une saveur acre et repous-
santé. Elle se trouble à quelques degrés au-dessus de zéro, se prend à -f- 5° en une masse ayant de la ressemblance avec le beurre; à — 6° elle dépose de la stéarine.
Il y a plusieurs sortes d'huile d'olives, suivant les procédés employés pour son extraction et il y a, par suite, plusieurs sortes de tourteaux. Pour ce dernier motif, il est nécessaire d'entrer dans quelques détails sur les traitements qu'on fait subir à l'olive.
Après sa cueillette, elle est transportée au moulin et broyée; la pulpe est soumise à la presse. On obtient l'huile fine ou de première pression et un tourteau, dit grignon en Provence, qui est en morceaux constitués par les fragments du noyau réunis par une gangue brunâtre formée de la pulpe et de l'épiderme. Ce tourteau est friable; on l'emploie parfois comme combustible, plus rarement comme engrais, car il est de décomposition lente en'raison des noyaux qu'il renferme. En théorie, rien ne s'oppose à ce qu'on le distribue aux animaux, et on le fait quelquefois. En effet, malgré leur amertume, les feuilles et les olives sont mangées par les ânes, les moutons, les chèvres ; rien d'étonnant à ce que le grignon qui n'a pas la saveur amère du fruit, car il s'en est dépouillé lors de la pression en abandonnant partie de son eau de végétation, soit pris par les animaux à son tour. Mais les fragments de noyaux dont il est semé le déprécient et il est pauvre en azote. Son analyse a, en effet, donné le résultat suivant :
Eau — n.
Huile io.8
Azote dans les matières organiques 0.77
Cendres 2.75
Pour ces raisons, dans la pratique, il est plus avantageux pour les producteurs de vendre le grignon aux ressences.
Le grignon apporté aux moulins de ressence est battu dans l'eau de façon à amener la séparation de la pulpe et des fragments de noyau. Ceux-ci, plus lourds que la pulpe, tombent au fond du bassin; on les recueille pour les utiliser comme combustible. Quant à la pulpe, on la soumet à Pébullition et à la pression, on obtient une huile et un tourteau dit de ressence.
Le tourteau de ressence est en masses brunes, friables, grasses au toucher, formées par la pulpe et l'amande . M. Decugis lui a trouvé la composition suivante :
Eau i3.85
Huile 29.15
Azote dans les matières organiques °-97
Cendres 2 .48
Sa teneur en huile est encore fort élevée, malgré la pression qu'il a subie, et presque le triple de celle du grignon; aussi rancit-il rapidement et sa conservation est difficile, mais tant qu'il est frais les moutons en sont friands. Lorsqu'il est devenu rance, dit M. Decugis, il faut, pourle faire accepter, le mélanger avec le i/5 de son poids de son ou de recoupe. Afin de rendre le mélange plus intime, on humecte le tourteau soit avec de l'eau, soit, ce qui vaut mieux, avec une décoction de figues contenant ces fruits écrasés; alors les animaux l'acceptent avec plaisir. Un fourrage quelconque arrosé de ce bouillon est dévoré rapidement par les bêtes ovines et bovines.
On vient de voir que le tourteau de ressence renferme encore près de 3o% d'huile; on cherche à l'extraire en traitant ce résidu par le sulfure de carbone. On obtient
alors des tourteaux de ressence repassés, plus foncés et plus secs au toucher que ceux qui n'ont point été soumis à ce traitement. Dans le Midi, on les emploie comme combustible. Pourrait-on les faire entrer dans l'alimentation du bétail? Leur composition n'est pas fort riche :
Eau 8.1
Huile 1 1 .48
Azote dans les matières organiques 1 .64
Cendres 5.
En cas de besoin, rien ne s'oppose à ce qu'on les distribue aux animaux, à la condition bien entendu qu'on les combine avec d'autres aliments pour constituer une ration suffisante.
Tourteau d'abricots.
Il est d'usage dans quelques départements méridionaux où l'abricotier ordinaire (Armeniaca vulgaris. Lam.) est commun, d'utiliser l'amande de l'abricot en extrayant l'huile qu'elle renferme.
Dans les montagnes du Dauphiné et du Piémont, on destine au même objet les fruits de l'abricotier de Briançori {Armeniaca brigantiaca, ou Prunus oleaginosà). L'huile obtenue est dite huile de marmotte; elle est douce, limpide, incolore, possède l'odeur d'amandes amères et retient une certaine proportion d'acide cyanhydrique, ce qui fait qu'ordinairement on la mêle à l'huile d'olive avant de la livrer à la consommation.
Le tourteau , un peu amer, est accepté par les animaux, mais nous ne conseillons pas de leur en distribuer, car il est connu que les amandes de beaucoup de
Rosacées — et celles de l'abricotier ne font pas exception — sont capables, lorsqu'on brise leurs tissus en présence de l'eau, de produire de l'acide prussique et de l'essence d'amandes amères par la décomposition des glucosides qu'elles renferment, sous l'influence d'un ferment (1). Ces deux principes sont extrêmement vénéneux et il y aurait lieu de craindre des intoxications si Ton faisait manger les tourteaux d'abricots aux animaux. Ces craintes ne sont pas seulement théoriques, elles sont justifiées par les accidents qui se sont produits (2). Nous n'ignorons point qu'on a conseillé de les donner à très petites doses, mais alors leur place dans la ration journalière est si minime qu'il semble inutile de courir des risques pour un si faible résultat. D'ailleurs, l'extraction de l'huile d'abricots ne se faisant que dans des régions peu étendues, le tourteau est utilisé sur place et se trouve rarement dans le commerce.
Tourteau d'amandes.
On distingue deux sortes principales d'Amandier : lune à amandes amères et l'autre à amandes douces. On retire de l'une et de l'autre une huile très douce et très estimée en parfumerie et même en médecine.
Les amandes amères étant d'un prix inférieur aux douces, sont les plus exploitées pour leur huile. Pour les raisons exposées tout à l'heure à propos des résidus d'abricots, le tourteau d'amandes amères n'est pas à distribuer aux animaux. Au reste, on n'en a pas l'idée,
11) Nous avons développé le mode de formation de l'essence d'amandes amères et de l'acide cyanhydrique dans notre ouvrage sur Les Plantes vénéneuses, pages 352 et 353.
(2) Chancel, Empoisonnement par le tourteau de prunier de Berinçon , Journal de Pharmacie et Chimie, 1817, p. m, 275.
car il est entièrement destiné à l'industrie de la parfumerie pour la préparation de la pâte d'amandes.
Une semblable recommandation n'est point nécessaire au sujet de celui d'amandes douces; on pourrait le donner au bétail mais, comme le précédent, il est vendu aux parfumeurs et aux fabricants de produits chimiques à un taux inabordable pour l'agriculture.
Sous-Section II. — Des tourteaux exotiques.
A en juger par la rapidité avec laquelle les semences et les fruits oléagineux exotiques se sont répandus en Europe et la faveur avec laquelle ils ont été accueillis par l'industrie, il y a quelque probabilité pour que la liste que nous donnons s'allonge, surtout avec la fièvre d'exploration des pays et des forêts des régions intertropicales qui secoue actuellement les Européens. Pour le temps présent, le commerce est à même de fournir des tourteaux de sésame, d'arachide, de bérofiF, de niger, de coprah, de coton, de maffouraire, de palmiste, de purghère, de croton, de ricin, de touloucouna, d'Ilippé, de mowra, et de noix de Bancoul, de para et d'arec.
Il y a lieu d'en indiquer l'origine, la valeur et de dire les avantages ou les inconvénients qu'ils peuvent présenter dans l'alimentation animale.
Tourteau de sésame.
Le Sésame indien (Sesamum orientale, var. indicum) est une plante herbacée annuelle, de la famille des Bignoniacées, cultivée depuis fort longtemps dans les pays orientaux et sur toute la côte est-africaine, comme oléifère (fig. i'3). On a cherché, sans grands succès, à en
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implanter la culture dans nos contrées du Midi. Ses graines, de couleur variable, noires, blanches ou brunes, fournissent par une première pression à froid une huile dite de froissage, inodore, jaune doré, comestible, et une huile de seconde qualité par une seconde pression à froid et une dernière pression à chaud.
Récemment, M. Tocher a retiré de Phuilede sésame un nouveau produit, en agissant de la façon «suivante :
Mélanger 10 parties en volume d'huile de sésame avec 7 parties en volume d'acide acétique cristallisable et agiter de temps en temps. Après repos, on décante l'acide et on l'évaporé au bainmarie; on reprend le résidu qui est gélatineux, transparent et jaune d'ambre par de la potasse caustique chaude ; on l'abandonne pendant 12 heures en agitant souvent. Le précipité qui se forme au bout de ce temps, est chauffé à l'ébullition avec dé l'acide chlorhydrique, puis on lave sur un filtre jusqu'à ce qu'il soit débarrassé d'acide.
Le corps obtenu cristallise de l'alcool chaud en longues aiguilles qui fondent à 1 17-118% solubles dans le benzol, le chloroforme, l'acide acétique cristallisable, insolubles dans l'eau, l'acide chlorhydrique et les alcalis. L'huile de sésame renferme jusqu'à 0,04 de cette substance qui est neutre et donne avec l'acide nitrosulfurique une coloration verte passant ensuite au rouge clair.
Le tourteau de sésame se présente sous quatre couleurs selon la nuance de la graine dont il provient; il est blanc, noir, brun, et s'il y a eu mélange de graines de couleurs différentes, on le dit bigarré ou panaché. Dans le langage commercial, on classe les tourteaux en trois catégories : blancs du Levant, blancs de l'Inde et bruns de l'Inde. Le ton des tourteaux blancs n'est pas le même, ceux du Levant sont blancs jaunâtres, ceux de l'Inde sont blancs grisâtres. Les uns et les
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autres sont plus foncés à l'extérieur qu'à l'intérieur; leur cassure est granuleuse, feuilletée par places, et présente quelques débris de spermoderme très minces; leur consistance est ferme. Légère odeur oléagineuse quand ils sont frais; inodores quand ils sont vieux et secs ; l'odeur réapparaît si on les met au contact de l'eau.
Écrasés et mêlés à quantité suffisante d'eau, ils forment une pâte ou une bouillie, suivant la proportion, d'une couleur plus foncée que l'intérieur du tourteau, égalant celle de l'extérieur et qui est difficile à distinguer de celle qui provient du tourteau de noix pressé à froid.
Le tourteau de sésame noir, est de nuance noirâtre ou gris très foncé à l'extérieur et à l'intérieur. Sa structure est lamelleuse, en assises superposées très fines. Mêmes réflexions au sujet de l'odeur que celles émises à propos du sésame blanc.
Lorsqu'on fait une bouillie ou une pâtée de sésame noir, on voit une quantité de petites particules blanches qu'on soupçonnait peu sur le tourteau sec. Du reste, Tintensité de la couleur varie assez dans les graines et conséquemment dans les tourteaux qualifiés de noirs. On prétend que deux facteurs influent sur la coloration de la graine, le moment de la semaille et la situation des terres; près de la côte, on récolterait des graines brunes, plus loin dans l'intérieur elles seraient marron. On avance aussi qu'on récolte des graines bigarrées dans les régions montagneuses. La semaille en janvier donnerait des graines blanches, celle de septembre des semences brunes.
Le tourteau de sésame roux ou puce comme on l'appelle encore se caractérise suffisamment par son appellation. Le bigarré ou panaché est chiné de points blanchâtres sur un fond brunâtre. Il paraît plus foncé à l'extérieur qu'à l'intérieur.
2*o DES RÉSIDUS INDUSTRIELS.
Depuis peu de temps, le commerce livre des tourteaux de sésame épuisés de leur matière grasse par le sulfure de carbone. Ils sont en poudre ou en fragments irréguliers, de la grosseur d'une noisette, très durs, inodores et d'une coloration variable comme celle des tourteaux non traités. D'après une analyse qui nous a été communiquée, la proportion centésimale est :
Azote 6 . 85
Acide phosphorique 2.49
Quant au tourteau de sésame naturel, sa composition moyenne est la suivante :
Eau n.5%
Matières grasses 1 1 . 7 —
Matières azotées 34. 5 —
Extractifs non azotés 21. —
Cellulose 9.5 —
Cendres 1 1 .8 —
La protéine et la graisse varient dans de faibles limites dans les diverses sortes de tourteaux de sésame ; la teneur en acide phosphorique présente des écarts plus accentués, qui vont de 1,47 à 2,o5. En général, les tourteaux noirs de l'Inde sont plus riches en acide phosphorique que les tourteaux blancs du Levant.
Utilisation. — Le lecteur sait déjà que l'importation des graines de sésame d'Orient en Europe ne remonte pas à plus de soixante ans; l'utilisation des tourteaux qu'elles laissent pour alimenter le bétail est encore plus récente, car les agriculteurs ont été longs à se décider à en faire usage. Ce n'était pas seulement la conséquence de la défiance qui atteint tout produit nouveau, cela tenait à ce que dans les débuts, ils étaient
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de qualité inférieure. L'importation se faisant par navires à voiles, le trajet de l'Inde aux ports européens était long et la rancidité se déclarait dans les semences, d'où production de tourteaux rances; dans ces conditions les agriculteurs avaient raison de ne pas les employer comme aliments. Aujourd'hui la navigation à vapeur a changé toutes ces conditions, les graines arrivent en bon état et l'industrie livre des tourteaux exempts de rancidité. Il existe encore une préférence pour les tourteaux blancs du Levant vis-à-vis de ceux de Tlnde, surtout des noirs. Cette préférence n'est qu'un reste de l'ancien préjugé; elle n'est pas justifiée, puisque les tourteaux noirs de Tlnde ont une teneur en matières azotées et grasses égale à ceux du Levant, et qu'en général ils ont une plus forte proportion d'acide phosphorique.
On ne s'expliquerait point, d'ailleurs, qu'on n'eût pas fait entrer le tourteau de sésame dans l'alimentation des animaux, puisque dès la plus haute antiquité, au témoignage d'Hippocrate et d'Hérodote, les graines de sésame étaient consommées par l'homme et qu'elles servaient à la confection de gâteaux. On y fit aussi et on y fait encore entrer les tourteaux; ils sont consommés dans Tlnde et surtout en Egypte. Dans ce dernier pays, on les broie avec du miel et du jus de citron, cela constitue le tahiné.
En 1844, Payen et de Gasparin, désireux de vaincre la timidité des agriculteurs dans l'emploi du tourteau de sésame, firent des expériences desquelles il résulte que ce résidu constitue une excellente alimentation pour les vaches laitières. Il est très avide d'eau et doit leur être donné en buvée. Depuis, la pratique a entièrement confirmé les conclusions de Payen et de Gasparin; elle a fait voir aussi que pour les bêtes d'engrais, le résidu en question peut être utilisé avec avantage.
RÉSIDUS INDUSTRIELS. l6
Jusqu'à présent, à notre connaissance, aucun inconvénient ni accident n'a été signalé comme conséquence de son usage.
Nous nous sommes assuré que le tourteau de sésame traité au sulfure de carbone et offert aux agriculteurs comme engrais, est accepté par les animaux et qu'on peut le faire entrer dans leur ration; il faut avoir le soin de le pulvériser en raison de sa dureté.
Tourteau d'arachide.
Plante de la famille des Légumineuses, tribu des Papilionacées, l'Arachide (Arachis hypogea, L.) croîtjdans la zone chaude. On la rencontre quelque peu dans le midi de la France; elle croît en Espagne, en Portugal, aux Indes, en Algérie, au Brésil, mais son principal centre de production est la côte occidentale d'Afrique, depuis le Congo jusqu'au Sénégal; elle est un des principaux objets de trafic pour les comptoirs européens établis sur la côte ouest africaine.
Le développement de son fruit présente une particularité : une fois la fécondation achevée, les enveloppes florales tombent, le support de l'ovaire s'allonge et s'incurve de façon que celui-ci pénètre de 6 à 8 centimètres dans le sol (fig. 14). Il s'y développe et produit un fruit à gousse blanc-jaunâtre, résiliée à sa surface, de 2 à 3 centimètres, arrondie aux deux extrémités, étranglée au milieu, renfermant habituellement deux graines enveloppées d'une pellicule rouge; elles sont blanches à l'intérieur, un peu plus grosses que le pois ordinaire et d'un goût de haricot frais.
Ces graines sont très riches en huile, aussi les exploite-t-on pour ce produit et il reste un tourteau. Quand
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Fie 14. — Arachide [Arachis hypogeà).
l'arachide est arrivée à maturité, on l'arrache, on la laisse se dessécher au soleil et on la bat ensuite pour détacher les gousses qu'on enlève à la main.
Sur beaucoup de points, les arachides sont mises à bord des navires avec leur coque, de là leur dénomination d'arachides en coques. Dans l'Inde et au Congo, elles en sont débarrassées sur les lieux de production; elles sont dites arachides décortiquées. A première vue, il semble que cette dernière façon soit la plus avantageuse, puisqu'elle rend la marchandise moins encombrante et économise des frais de déchargement. Mais dans la pratique, elle a des inconvénients sérieux; la graine décortiquée s'échauffe et subit un commencement d'altération à bord, pendant les traversées; l'huile qu'elle fournit est moins fine, le tourteau a une saveur et une odeur qui le font peu rechercher du bétail dans ces conditions.
Il est donc préférable que la décortication se fasse à l'arrivée dans les usines européennes où les graines vont être pressées. Les fabricants soigneux font également débarrasser ces graines du spermoderme jaunâtre qui les entoure, parce que cette pellicule rend l'huile moins fine et le tourteau un peu acre.
La graine d'arachides est soumise à deux ou trois pressions pour l'obtention de l'huile; la qualité de celle-ci dépend beaucoup de la région , de la nature du terrain où la plante a végété et de la façon dont le décortiquage a été fait. La pression à froid fournit une huile jaune paille; par l'extraction à chaud, on en obtient une qui est plus foncée. Sa saveur rappelle celle des haricots verts, aussi est-elle comestible; on la consomme pure, ou mélangée à l'huile d'olive. Les qualités secondes sont utilisées pour la fabrication des savons, l'éclairage, l'ensimage des laines et le graissage des machines.
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DES TOURTEAUX. 24b
L'huile d'arachides a l'inconvénient de se figer de 3 à 5° au-dessus de zéro.
Il y a deux sortes de tourteau d'arachides, le décortiqué et le non décortiqué. Ce dernier provient de ce que pendant la fabrication de l'huile, au moment de la dernière pression, on ajoute des coques à la pâte afin de favoriser la sortie du liquide gras en divisant la masse.
Le tourteau d'arachides décortiquées est blanc jaunâtre, un peu plus foncé à l'extérieur qu'à l'intérieur, avec une proportion très variable, dans sa pâte qui est fine, de débris du spermoderme, suivant le soin apporté au nettoyage des amandes. 11 a peu de consistance, il se fragmente, se pulvérise facilement et forme bonne pâte avec l'eau.
Celui d'arachides brutes est plus foncé, son grain moins fin; sa cassure montre des fragments assez épais qui proviennent de la coque et des pellicules rougeâtres qui dérivent du spermoderme. 11 est friable comme le précédent ; réduit en poussière et mis en contact avec l'eau, il forme une pâte plus foncée que le tourteau et dans laquelle se distinguent mieux les deux sortes de productions, fragments de coque et pellicules épispermiques. En pressant cette pâte entre les doigts, on sent très bien ces fragments.
M. Corenwinder donne au tourteau d'arachides décortiquées la composition suivante :
Huile 9 . 60 —
Matières azotées 41 .72 —
Matières organiques non azotées. 32.38 —
Acide phosphorique 1.071
Chlore, alcalis, chaux 3.23) ^'D ~~
D'après ses essais, la moyenne de la teneur centésimale en azote de ce résidu serait de 7.
La composition chimique du tourteau d'arachides non décortiquées diffère, car le rapport respectif des fruits et des coques est :
Coques 28.50
Graines 71.50
En moyenne, elle est la suivante :
Eau 1 o . 00
Huile g .00
Matières azotées 32.32
Matières organiques non azotées 42 .60
Cendres 6.08
Sa teneur centésimale en azote oscille autour de 5, 20 et celle d'acide phosphorique est environ de o,6o.
Utilisation. — Rien ne s'oppose à l'introduction du tourteau d'arachides dans l'alimentation animale: il entre bien dans celle de l'homme. En effet, en Espagne, il est commun de le torréfier et de le mêler à du sucre et à des aromates pour en faire une sorte de chocolat à l'usage des pauvres. Parfois, on le mêle à de la farine pour en faire du pain.
L'agriculteur qui veut utiliser ce tourteau devra bien spécifier, en faisant sa commande, ce qu'il désire, et ne point payer le même prix le tourteau de fruits non décortiqués que celui de graines décortiquées. Il devra également faire toutes réserves au sujet des tourteaux provenant de graines décortiquées aux lieux de production et avariées en route.
Habituellement, le bétail refuse d'abord de toucher au tourteau d'arachides quand on lui en présente
pour la première fois; on attribue ce refus à la saveur fade de cet aliment. Pour le vaincre, l'emploi du sel est à recommander, soit qu'on le mêle au tourteau pulvérisé, soit qu'on le fasse dissoudre dans l'eau qui va servir à établir la buvée; 40 grammes de sel sont la dose convenable pour la quantité de tourteau à distribuer à un bœuf dans la journée.
Le tourteau d'arachide tenant le premier rang quant à la proportion de protéine qu'il contient, possédant une bonne teneur de matières ternaires et, en raison de sa fadeur, étant incapable de communiquer un mauvais goût à la viande ou au lait des sujets qui le consomment, mérite d'être largement employé. On ne s'y es pas trompé en Angleterre, où tout ce qui concerne l'alimentation du bétail est suivi de près; on en fait giand usage et on a raison.
On lui a reproché d'être échauffant et d'amener la constipation, mais c'est un inconvénient facile à éviter à l'aide de judicieuses associations d'aliments. On dit aussi qu'il ne convient pas au lapin.
Tourteau de béraff.
On désigne sous cette expression, de saveur exotique, les résidus provenant de l'extraction de l'huile fournie par plusieurs plantes de la famille des Cucurbitacées qui croissent, comme l'arachide, dans l'ouest africain et particulièrement au Cayor et en Sénégambie.
L'une d'elles est le Cucurbita miroor, sorte de pastèque à chair blanche que les indigènes estiment beaucoup et qui est appelée iomboss en langue yoloff. Sa graine de couleur jaunâtre constitue le gros béraff, dont il y a, d'après M. Decugis, deux variétés, le techt et le khal.
Une autre est le Cucumis melo, dont on vend les graines au Sénégal, lesquelles fournissent le petit béraff.
Il arrive que le béraff est constitué par le mélange des graines de plusieurs cucurbitacées qui croissent abondamment dans les possessions européennes de l'ouest africain.
Le tourteau de béraff est jaunâtre, il présente les nombreux débris de l'épisperme testacé qui enveloppe l'amande. Ces débris sont plus ou moins volumineux, selon le degré de perfection apporté à la pulvérisation des graines. Sa cassure, suivant le cas, est grenue ou lamelleuse; il contient quelquefois des grains siliceux en assez grand nombre (Decugis).
On donne comme moyenne de sa composition :
Eau 10.20 %
Huile 7.16 —
Azote dans les matières organiques.. . 4.89 —
Cendres IO»47 —
Acide phosphorique dans les cendres. 1.45 —
II n'y a rien qui s'oppose à la distribution du tourteau de béraff aux animaux, quand il provient de graines non moisies et non rances. Seulement les débris testacés de l'enveloppe y sont abondants et ils sont peu assimilables en raison de leur structure. On ne perdra pas de vue cette particularité qui, Rajoutant à la teneur médiocre en azote, abaisse la valeur commerciale de ce résidu. Il est d'ailleurs peu abondant et s'offre rarement à l'agriculteur qui ne l'achètera qu'à défaut d'autre et à un prix très modéré.
Tourteau de niger.
Le Niger ou nigre est un végétal des pays très
chauds comme les Indes et l'Abyssinie; il fait partie de la famille des Composées et, parmi les noms trop nombreux et trop divers que les botanistes lui ont imposé, celui de Gui^otia oleifera, D. C.,est le plus connu et le plus accepté (1).
La dénomination de niger lui vient de la couleur noire de ses graines; c'est le teel ou til des Anglais, le ram-til des indigènes du Malabar et le nook des Abyssiniens. Les graines sont de petites achaines.
L'huile de niger est jaunâtre, avec une légère saveur aromatique ; elle ne se congèle qu'à — 1 6°, qualité précieuse qui la fait utiliser pour l'éclairage dans les pays froids. Celle qui provient de la pression à froid entre dans l'alimentation, celle de deuxième pression sert à la fabrication des savons.
Le tourteau de niger est gris très sombre, avec des cuticules noires et luisantes qui en mouchètent l'extérieur et l'intérieur. Inodore, même à l'état frais, il est assez dur; la cassure montre une pâte feuilletée où les fragments de cuticules abondent.
Mis en contact avec l'eau, il donne une buvée grise dans laquelle se remarquent en abondance ces fragments qu'à l'œil nu on peut prendre pour les poils qui accompagnent si communément les fruits des Composées. Met-on une petite portion de cette pâte dans l'eau, immédiatement on les voit en suspension dans le liquide, puis ils se précipitent peu à peu au fond.
(1) Parmi les principales synonymies du Gui^otia oleifera, nous citerons:
Ramtilla oleifera, D. C. Tetra gonotheca abyssinica, Ledebour.
Verbesina sativa, Roxburgh. Helianthus oleifer, Wallich.
Heliopsis platiglossa, Cassini. Anthémis mysorensis, Id.
Jœgera abyssittica, Sprengel. Buphthalmum ramtella, Hamilton.
25o DES RÉSIDUS INDUSTRIELS.
Leur présence est caractéristique et permet de distinguer le tourteau de niger de tous les autres (fig. i5).
Fig. i5. — Fragments de l'enveloppe de la graine de niger