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le tourteau; les agriculteurs belges et hollandais s'en sont servis les premiers. Depuis quelques années, leur exemple est suivi en France.
M. Ladureau a donné l'analyse suivante de ce résidu :
Eau 14.40
Huile 2.10
Matières azotées 20.62
Sucre cristallisable 1 . 39
Glucose 5.54
Amidon 1 3 . 3g
Cellulose 1 o . 1 1
Matières gommeuses extractives diverses. 25.55
Sels minéraux 6.90
Azote 3.3o
Acide phosphorique 1 . 3o
Cette analyse montre que la poudre de cocotier diffère du tourteau par une moindre teneur en huile, mieux épuisée qu'elle est par le sulfure de carbone que par la presse.
A part cette différence, l'un et l'autre résidus constituent de bons aliments. A côté des divers principes qu'ils renferment, on trouverait dans la farine de cocotier « une huile essentielle, particulière, d'une odeur suave et fort agréable qui se communique, après un certain temps, paraît-il, en se modifiant toutefois, aux produits que l'on retire des animaux, tels que le lait, le beurre et le fromage » (Ladureau). Un agronome gantois, M. Vandevoord, soutient que la chair des animaux engraissés à la farine de coprah, contracte le goût agréable dont il vient d'être question.
Quand même il ne serait pas prouvé que les produits prennent ce goût, c'est déjà quelque chose que de
savoir que les résidus de coco ne leur communiquent pas de saveur ou d'odeur qui les déprécient.
Qu'on ait recours aux tourteaux ou à la farine, les animaux les acceptent facilement, soit à l'état sec, soit en buvées. Nous en avons constaté d'excellents effets sur des bœufs et des moutons d'engrais ainsi que sur des vaches laitières, et nous les tenons pour les meilleurs parmi ceux d'origine exotique. Il est regrettable qu'ils soient livrés irrégulièrement aux agriculteurs et qu'on n'en trouve pas constamment quand on en a besoin. Depuis quelques années, dans les îles de TOcéanie et particulièrement À Tahiti, une maladie a attaqué les cocotiers et elle porte atteinte à leur production ; il est à craindre que cette circonstance ne restreigne encore les arrivages de coprah.
Les tourteaux et les farines de coprah doivent être conservés dans un endroit sec et obscur, afin d'éviter les altérations et surtout le rancissement.
Est-ce à ces altérations, au rancissement en particulier, qu'il faut attribuer les quelques accidents signalés à la suite de l'alimentation par la farine de coco? Nous le croyons volontiers. Voici d'ailleurs l'exposé d'une circonstance dans laquelle nous avons été consulté.
En septembre 189... une livraison de 3oo kilogr.de farine de cocotier est faite à MM. X... La moitié est mangée par une quarantaine de porcs, et rien d'anormal ne se produit. A la distribution de la seconde moitié, on observe les accidents suivants : les porcs sont atteints d'une sorte de vertige qui les fait marcher en ligne droite jusqu'à ce qu'ils rencontrent un obstacle contre lequel ils se heurtent, ils changent alors de direction et viennent se butter à d'autres obstacles. Un d'eux tourne en cercle à petit diamètre, rassemble sa litière en tas et se laisse tomber de son long; il reste dans cette position, immobile et insensible à la voix et aux coups; cependant si on le place debout, il s'y maintient.
Plusieurs porcs ayant succombé, l'autopsie a montré de la gas-
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tro-entérite; mais il est regrettable que le crâne n'ait pas été ouvert, car il y a de fortes probabilités, d'après les symptômes précédents, qu'il y a eu congestion encéphalique et peut-être hémorragie.
Comme contrôle, des lapins furent nourris avec cette farine et moururent, mais sur eux l'empoisonnement suivit une forme chronique et la scène symptomatologique se termina par l'étisie.
Si l'on considère que des accidents de cette nature n'ont été signalés qu'exceptionnellement, malgré l'usage assez répandu des farines et des tourteaux de cocotier, on est porté à croire qu'ils sont le résultat d'altérations qui les envahissent. Nous tenons à faire remarquer l'analogie, nous serions tenté de dire la similitude, qui existe entre la symptomatologie des accidents ci-dessus relatés et celle que nous avons observée autrefois dans l'empoisonnement par le pain moisi. Nous ne nions pas que le rancissement à lui seul soit capable aussi d occasionner des accidents.
Tourteau et farine de palmiste.
Un palmier, YElœïs guinensis, Jacq, qu'on trouve à l'état spontané et aussi comme arbre cultivé dans les régions les plus chaudes de l'Afrique et de l'Amérique, à la Guyane et sur la côte occidentale africaine, de la Gambie au Congo, fournit deux sortes d'huile à l'industrie et des résidus à l'agriculture. L'une de ces huiles est dite huile de palme, l'autre huile de palmiste.
Cet arbre, à la tige élancée et haute d'une vingtaine de mètres, produit des fruits qui se groupent en régime. Chaque fruit est formé par un sarcocarpe fibreux et huileux et par un noyau renfermant une amande blanche et grasse aussi.
L'extraction de l'huile du sarcocarpe, qui est celle qu'on appelle huile de palme, se fait sur les lieux de production et d'une façon très élémentaire. Tous les indigènes habitant entre le 8° latitude nord et le golfe de Guinée se livrent à ce travail. Us jettent les fruits dans l'eau bouillante, le tissu fibreux du sarcocarpe se désagrège, l'huile s'échappe et vient surnager à la surface, tandis que les noyaux tombent au fond du vase ; on aide du reste à leur sortie en pilant le fruit. On recueille cette huile à la cuillère. Elle est rouge-orange; fraîche elle a une odeur de violette et un goût aromatisé auquel il n'est pas difficile de s'habituer. Elle est liquide dans les pays de production, en raison de la température élevée qui y règne; dans des pays plus froids elle acquiert la consistance de l'axonge et mérite le nom de beurre de palme. Elle s'acidifie spontanément et assez rapidement. Ce qui n'est pas consommé sur place est expédié en Europe où, en raison de son point très élevé de liquéfaction (3o°), elle est utilisée depuis 1860 dans la fabrication des bougies et des savons.
La graine ou amande dépouillée de ses enveloppes, qui reste dans la fabrication de l'huile de palme, est recueillie et expédiée en Europe sous le nom de noix de palme. Après l'avoir broyée, on la presse à chaud et on obtient ïhuile de palmiste dont la couleur oscille entre le jaune très clair et le jaune foncé; son odeur est moins prononcée que celle de palme et son point de liquéfaction de 4a 5° moins élevé. La pression laisse un résidu dit tourteau de palmiste.
Il est des usines où les noix de palme, après broyage, sont traitées non par la pression, mais par le sulfure de carbone qui permet d'épuiser plus largement l'huile. Dans ce cas, le résidu est la poudre ou farine de palmiste.
Le tourteau de palmiste est gris, avec des points noirs dans la masse; il s'écrase avec la plus grande facilité et se réduit en une poudre grise qui a de la ressemblance avec le sable fin des plages. La facilité de fragmentation fait que ce tourteau est rarement livré en pains entiers; le plus souvent il est en morceaux. Il est inodore, mais quand on le fait bouillir dans l'eau chaude, il contracte un mauvais goût, d'où l'indication de s'abstenir de le donner en buvées chaudes aux animaux.
Au contact de l'eau, les particules noires tranchent sur la masse; il ne se forme pas une véritable bouillie ou purée, mais pour poursuivre notre comparaison, on dirait du sable de molasse ou de grès meulier mêlé à l'eau.
La farine de palmiste est un peu plus brune que le tourteau de pression.
La moyenne de plusieurs analyses donne les chiffres suivants pour la composition chimique comparée du tourteau et de la farine de palmiste :
Tourteau. Farine.
Eau 10.95 10.47
Huile 8.00 3.2
Matières azotées 20.00 18.43
— extract, non azotées.. 36.29 43.74
Cellulose 18.48 20.1 5
Cendres 6.28 3.99
De leur côté, M. Ladureau et M. Decugis ont trouvé dans leurs analyses respectives, en azote et en acide phosphorique :
Azote
Acide phosphorique.,
Tourteau.
Farine.
28o DES RESIDUS INDUSTRIELS.
Comme on l'a vu pour le coprah, la farine de palmiste est moins riche en huile que le tourteau. Ces deux résidus n'occupent pas un rang élevé parmi les déchets d'huileries, mais comme ils sont d'une distribution facile, à cause de leur friabilité, et qu'on n'a jamais signalé d'accidents à la suite de leur emploi, si on peut les obtenir à bon compte et que des frais de transport onéreux n'en élèvent pas trop le prix, on les fera entrer dans le régime des animaux. De bons effets en ont été signalés dans les opérations d'engraissement ; associés à de la pulpe cuite de pommes de terre ou aux pommes de terre cuites elles-mêmes et à une graine, maïs, sarrasin ou orge, on a constitué des rations économiques. Au début, les animaux ne les acceptent pas toujours facilement, et il est indiqué de les arroser d'eau salée ou de les mélanger à des aliments dont le bétail est avide. On les a donnés aux chevaux en remplacement partiel d'avoine.
On se rappellera que la farine est plus facile à falsifier que le tourteau et on prendra ses précautions en conséquence.
Tourteau de mowra.
Le tourteau dont il va être parlé, ainsi que celui d'Illipé, est fourni par des fruits provenant de végétaux appartenant à la famille des Sapotées. Cette famille est constituée par des arbres et arbustes exotiques appartenant à la flore tropicale, à l'exception de quelques espèces qu'on rencontre au Cap, en Australie, au Maroc et au sud des États-Unis. Les espèces qui sortent de. la zone torride végètent dans les pays chauds, mais aucune n'appartient à la zone tempérée.
Les Sapotées laissent écouler de leur écorce quand
on l'incise, un latex blanchâtre ou jaunâtre que l'industrie emploie, après l'avoir travaillé, sous le nom de gutta-percha. En outre, on utilise leur bois, leurs fleurs et leurs fruits, ces* derniers bien pourvus en matière grasse.
Les genres sont nombreux dans la famille des Sapotées, mais encore incomplètement débrouillés. Parmi eux, le genre Bassia. L. (Illipé^ de Pierre) doit être signalé. Son habitat est l'Inde; il y est à la fois spontané et cultivé ; les arbres qui le constituent sont désignés sous le nom d'Illipés ou Illoupés. Deux de ses espèces donnent des fruits oléagineux, ce sont B. latifolia et jB. longifolia.
Le Bassia latifolia, Roxb (Illipe latifolia, F. von M uller, Bassia villosa, Wall) a des noms variés aux Indes : mowra, mahwah, mahoua, marvah, mawata en bengali, moula en hindoustani, madhuca en sanscrit, caat-Illoupé, kat-Elupé en tamoul.
C'est un arbre de i5 à 18 mètres de haut qu'on exploite pour ses fleurs et ses graines. Le fruit est une baie dont la pulpe attire les oiseaux et dont le noyau est dur, lisse et luisant. L'amande est oléagineuse.
On introduit en France, spécialement à Marseille, les fruits dont il s'agit pour en extraire la matière grasse et l'utiliser à la fabrication des savons et des bougies. Elle est dite huile de mowra, de Mahwa, d'Yallah.
L'huile de mowra est de couleur jaune et rappelle le miel par son apparence, mais non par son odeur qui est peu agréable et se rapproche de celle du beurre qui rancit. Sous notre climat, à la température habituelle, elle se sépare en deux parties dont Tune se solidifie par suite de sa richesse en stéarine et dont l'autre reste demi-liquide. Elle ne se liquéfie entièrement qu'à 2 5° Elle contient un peu de saponine.
Le tourteau de mowra, qu'on appelle quelquefois tourteau d'Illipé, est dur, difficile à fragmenter, de couleur lie de vin ; il a une faible odeur de vinasse quand il est frais. Sa cassure, granuleuse, laisse voir des débris jaunâtres. Mis en contact avec l'eau dans laquelle il ne se désagrège que lentement, il forme un magma de couleur rose dans lequel se voient les débris testacés.
Les agriculteurs devront se garder d'acheter ce tourteau pour la nourriture du bétail, car il a des propriétés toxiques si bien établies qu'on s'en sert pour tuer le poisson dans les cours d'eau. Par la combustion, il dégage une fumée qui, dit-on, fait périr les insectes. L'étude expérimentale que nous en avons faite nous Ta révélé comme un violent poison éméto-cathartique; même injecté sous la peau ou dans les veines, il s'élimine par le tube digestif où il produit des lésions inflammatoires très graves , de l'entérorrhagie et de l'ulcération. On ne peut donc l'employer que pour la fumure des terres.
Tourteau d'illipé.
La seconde espèce précitée du genre Bassia, B. Iongifolia, Willd, habite également l'Inde. On la rencontre aussi à la Réunion, dans la presqu'île de Malacca, dans les îles de la Sonde, et, dit-on, à Madagascar. Au Sénégal existent quelques variétés se rapprochant beaucoup de celle de l'Inde, le Djové et le Noungou du Gabon ainsi que le Shea du Sénégal en font sans doute partie.
C'est à cette espèce que s'applique spécialement le terme général d'Illipé. Elle diffère de la précédente par ses feuilles lancéolées plus allongées, Ses fleurs sont analo-
^ues et employées aux mêmes usages quoique moins ippréciées. En revanche, ses graines sont plus recherchées pour la production de Yhuile d'illipé ou beurre d'illipé, comme on l'appelle plus communément; elles en produisent davantage.
Frais, le beurre d'illipé est employé quelquefois, avance-t-on, comme aliment(?); on s'en sert aux colonies pour l'éclairage. En Europe ses usages industriels sont ceux de l'huile de Mowra à laquelle il ressemble comme degré de liquéfaction.
On trouve deux sortes de tourteaux d'illipé, l'un contient avec les résidus de l'amande les fragments de noyaux, l'autre est dépourvu de ceux-ci et ne renferme que l'amande. Aussi leur aspect est différent.
Le premier est grossier et rappelle les mottes de tan vendues par les tanneurs. De coloration brunâtre, de pâte mal liée, il présente dans sa gangue des fragments de noyau et des pellicules jaunâtres d!épiderme.
Le second ressemble au tourteau de mowra par sa dureté et sa coloration qui est pourtant un peu plus foncée; sa cassure n'en montre pas les pellicules jaunâtres. Mis dans l'eau, il forme une pâte rouge-brun.
Nous avions à rechercher s'il possède les propriétés nuisibles du mowra et si les symptômes provoqués sont les mêmes. Nos études ont montré qu'il en est bien ainsi ; l'illipé est toxique, il provoque les symptômes de la superpurgation et en amène les lésions dans l'appareil digestif. Il fait apparaître aussi des contractions musculaires. Son action est moins prompte que celle du mowra et la mort plus lente à survenir. Du reste, ce dernier étant vendu aussi sous le nom d'illipé, il peut en résulter des confusions dont l'agriculteur payerait les frais, s'il le faisait entrer dans les rations de ses animaux.
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Il faut agir vis-à-vis du tourteau d'illipé comme il a été dit à propos de celui de mowra et le considérer uniquement comme un engrais (1).
Tourteau de touloucouna.
Il dérive du fruit du Carapa touloucouna, Perrotet (C. guineensis, Sweet), arbre de la famille des Méliacées. Ce végétal qu'on trouve dans les Guyanes et en Sénégambie a de très grosses graines protégées par un épisperme rougeâtre, très résistant et presque ligneux. Comme elles sont oléagineuses, elles arrivent à destination d'Europe où elles sont travaillées soit décortiquées, soit sans avoir subi cette manipulation.
Le tourteau de touloucouna est couleur chocolat, de cassure homogène quand il provient de graines décortiquées et avec des fragments d'épisperme quand la décortication n'a pas été opérée.
Corenwinder et Decugis ont donné les analyses suivantes des tourteaux de touloucouna décortiqué et non décortiqué :
(1) Les personnes désireuses d'étudier plus complètement les produits fournis par les Sapotées, consulteront avec fruit :
L. Planchon, Étude sur les produits de la famille des Sapotées. — Montpellier 1888.
Jackson (J.-B.) , The usesof some of the indian species of Bassia, dans le Lond. Pharm. Journal, fév. 1878.
Poisson , Note sur les produits industriels fournis par les Bassia, BulleU de la Société botanique de France, 1881, page 18-21.
J. Lépine, Note sur les produits des Bassia longif. et latifolia de l'Inde» Journal de V agriculture des pays chauds, mai 1867.
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Tourteau Tourteau
décortiqué. non décortiqué.
Eau 12. 5o 12.65
Huilé 4-46 9*99
Azote dans les matières organiques 2.53 2.68
Cendres 6.42 7.2
Acide phosphorique » 0.86
On affirme que la pâte du fruit du Carapa et Phuile ju'on en tire sont tellement amères que l'homme ne peut les consommer, mais qu'à Cayenne les porcs se nourrissent de l'amande, qu'ils n'en sont point incommodés et que leur chair n'en contracte pas de saveur amère tandis que la viande des Rongeurs l'acquiert. Tout cela est à vérifier.
Tourteaux de noix de Bancoul, de Para et d'Arec»
Indépendamment des végétaux dont il vient d'être question, les régions tropicales produisent d'autres fruits oléagineux qui, s'ils ne sont que peu utilisés pour le moment, peuvent l'être dans un avenir prochain. Dans cette catégorie se placent les noix de Bancoul que l'invention d'une décortiqueuse capable de les dépouiller de leurs enveloppes très compactes et très dures, rendrait vraisemblablement marchandises d'importation courante en Europe.
i° La noix de Bancoul est le fruit d'un arbre de la famille des Euphorbiacées, VAleurites triloba, Forster [Aleurites moluccana , Willd; Croton moluccanum, L.; Caniricum, Rumphius; Ambinux> Commusson), très répandu aux Marquises où on l'appelle Ama , à Taïti où il est désigné sous le nom de Tutui, aux Sandwich où l'appellation de Kukuilm est attribuée, à la Nouvelle Calé-
donie, aux Moluques, à Ceylan et en Cochinchine. On en connaît deux ou trois espèces. En Océanie, il acquiert de fortes dimensions et arrive à 1 5 mètres de haut sur im,5o de circonférence. Il croit avec tant de profusion qu'il n'est point cultivé ; on n'a d'autre peine que d'aller ramasser ses fruits.
Le noix de Bancoul est composée d'un testa ligneux, très compact et très dur, renfermant une amande blanche, de saveur assez agréable et très huileuse. Le testa et l'amande sont dans les proportions respectives suivantes :
Test G7 . 20
Amande '. 32 .80
On exploite dans les pays de production, les amandes pour en extraire l'huile dont elles renferment en moyenne 62 %. Celle-ci est excellente pour l'éclairage et elle est siccative; elle peut aussi être employée en médecine comme purgative, on la dit même drastique.
Le tourteau qui résulte de sa pression a été étudié par Corenwinder (1). Il est gris jaunâtre, compact, mais sa pâte n'est pas homogène à cause des débris de testa que Ton n'a pu séparer entièrement. Goût amer, peu agréable. Il a donné à l'analyse :
Eau 10. 25 %
Huile 5.5o —
Matières azotées 47 . 8 1 —
— non azotées 24.04 —
Acide phosphorique 3.68 ]
Potasse i.53 > 12.40 —
Magnésie , chaux, silice , etc 7*19)
La proportion d'azote est de 7.6b %
(1) Corenwinder, La noix de Bancoul, Annales agronomiques, 1875, pages 217 et suiv.