o 3.io 0.90 o.3o i.5o
De son côté, Siegel a mis en évidence les différences qui existent entre les pulpes provenant de la macération des cossettes à l'eau et celles qui dérivent de la macération à la vinasse.
Eau
Cendres
Fibres brutes
Sucre
Hydrates de carbone.
Protéine
Pulpe de macération
Pulpe de macération
à l'eau chaude.
a la vinasse chaude .
(1) Fritsch et Guillemin, loc.cit., page 38g.
La supériorité des pulpes de distillerie sur celles de sucrerie ressort particulièrement de leur plus forte teneur en matières protéiques ; il en est de même de celle des pulpes de macération à la vinasse sur celles de macération à Peau.
Reste à savoir si l'emploi de l'acide sulfurique rend les résidus de distillerie aussi inoffensifs pour le bétail qui les consomme que le sont ceux de sucrerie ; cette question sera examinée plus loin.
B. —Pulpes de topinambour. — Le topinambour est une plante de la famille des Composées (Helianthus tuberosus) qui fournit un tubercule dont l'utilisation industrielle ne peut qu'aller en grandissant, ce qui est d'ailleurs fort désirable en se plaçant au point de vue agricole. En effet, le végétal en question est un des plus rustiques de notre flore, des plus accommodants pour le choix du terrain, et qui végète vigoureusement dans des terres pauvres, incapables de pourvoir aux besoins d'autres plantes industrielles, comme la betterave ou la pomme de terre. Une fois ses tubercules confiés au sol, il n'y a plus à s'occuper de leur végétation ; on peut les laisser en terre pendant l'hiver et ne les arracher qu'au fur et à mesure des besoins ; si on en laisse quelquesuns, ils réensemencent le terrain et économisent ainsi la main-d'œuvre.
Le topinambour fournit à l'alimentation du bétail ses feuilles et ses tubercules qui constituent une nourriture appétée et substantielle, ainsi qu'on en pourra juger par les moyennes suivantes provenant d'analyses de MM. Muntz et Girard (i).
(i) Muntz et Girard, Etude sur le Topinambour dans Tes Annales de rinstitut agronomique, 88 année, 1883-84.
. Feuilles
Tubercules. (récoltées en octobre)
Eau 79.02 84.20
Matières azotées 2.10 3.o8
Sucre et inuline 1 3.36 o.38
Matières grasses 0.11 109
Cellulose 0.80 1 .39
Corps pectiques..* 3. 10 3.3i
Matières minérales 1.49 3.25
Ces analyses prouvent que la teneur des tubercules du topinambour en matières sucrées est élevée et se rapproche de celle de la betterave. Il y a cependant entre ces deux plantes sadeharifères une différence essentielle : dans le topinambour, on trouve deux sortes de matières sucrées, la synanthrose ou lévuline et Yinuline. La première, soluble dans l'eau, doit, pour fermenter, être convertie en glucose; la. seconde, qui a besoin de subir la même transformation, est insoluble dans Peau froide, mais solilble dans Peau chaude, en proportion croissante avec la température.
Il résulte de cette circonstance que les procédés employés pour la distillation de la betterave doivent être modifiés quand il s'agit du topinambour. Ces procédés sont d'ailleurs nombreux et, presque chaque année, des inventeurs apportent des transformations à ceux en usage ou en font connaître de nouveaux.
Nous avons surtout à examiner l'extraction du jus. Il en est où elle se fait par pression et où la saccharification de la synanthrose et de l'inuline n'a lieu qu'après; dans d'autres, on agit directement sur les cossettes en produisant la saccharification sous pression de vapeur. On a préconisé le traitement des cossettes et des moûts par Pacide sulfureux, la cuisson et la saccharification du tubercule non découpé, la fermentation de
4o DES RESIDUS INDUSTRIELS.
toute la masse pâteuse suivie de distillation du moût très épais qui en résulte, la macération simple et la macération à la vinasse suivie de sa saccharification.
L'expérience a appris que les pulpes qui proviennent des presses, alors qu'on traite ultérieurement les jus par les acides pour opérer la transformation des sucres spéciaux à distiller, sont très bonnes pour l'alimentation des animaux. Le traitement direct des cossettes ou des pulpes par le saccharificateur agissant sous pression est un moyen d'obtenir de hauts rendements alcooliques.
A l'heure actuelle, nous ne connaissons que la composition chimique des pulpes dé topinambour dont le jus a été extrait à la presse et qui n'ont subi, conséquemment, ni l'acidification, ni la saccharification directe, ni la cuisson; nous la devons à MM. Muntz et Girard. Il est regrettable que nous manquions de renseignements sur celle des pulpes d'autres provenances, puisque nous sommes, de ce fait, empêchés d'établir des comparaisons entre les unes et les autres.
Dans les essais de MM. Muntz et Girard, une presse Samain, exerçant une pression de 5oo kilogr., a laissé pour ioo de topinambour, 14 de pulpe, dont la composition fut la suivante :
Eau 69.35
Matières azotées 3 . 37
Matières saccharifiables n .95
Cellulose 3. 81
Matière grasse 0.26
Cendres 2 . 26
Avant de clore ce qui a trait aux pulpes de topinambour, nous devons signaler un procédé, dit de P. Kyll.à
qui un grand avenir paraît réservé, à la fois à cause des rendements élevés qu'il donne en alcool et de ses avantages pour l'alimentation du bétail.
Il consiste à traiter le topinambour par cuisson et à faire opérer la saccharification par le malt vert. Il en résulte, il est vrai, des résidus insuffisamment épais et qui, donnés seuls au bétail, lui conviendraient moins que les pulpes pressées. Mais cet inconvénient disparaît car les appareils destinés au travail du topinambour sont combinés de façon qu'on peut, si on le désire, agir simultanément ou alternativement sur ce tubercule ou sur le maïs. Cette combinaison a le grand avantage d'empêcher les chômages, inévitables quand on ne travaille que le topinambour et qui entraînent des complications de diverses natures dans l'usine et la ferme. Ces chômages évités, on a sans cesse des résidus frais pour alimenter les animaux, et surtout on peut associer les residus de maïs avec ceux de topinambour. Cette heureuse association permet de corriger ce que les pulpes de topinambour seules ont d'insuffisamment solide et d'offrir au bétail un aliment mieux coordonné, qui lui plaît et lui est très profitable, ainsi que l'expérience Ta démontré.
C. — Pulpes de patate, d'ulluque tirbéreux et de melon. — La patate douce (Batatas edulis, Chois; Convolvulus batatas, L.) est une plante vivace, de la famille des Convolvulacées, dont la racine pivotante, volumineuse, charnue, est riche en fécule et en sijcre. On la dit originaire de l'Inde, mais elle est très répandue aujourd'hui dans le sud de l'Espagne, aux Açores, sur le côte occidentale de l'Afrique, à la Martinique, à la Guadeloupe.
Les essais faits dans quelques-unes de nos colonies ont montré qu'on trouve dans la patate la matière pre-
mière pour la fabrication de l'alcool. Comme sa culture ne présente aucune difficulté et que son rendement peut atteindre et même dépasser une moyenne de 3 0,000 kilogr. à l'hectare par année, elle peut facilement, dans l'alimentation des distilleries coloniales, jouer le rôle de la pomme de terre dans les pays tempérés ou froids.
Après traitement industriel, il reste une pulpe qui doit être donnée aux animaux de la même façon que celle de pommes de terre.
L'ulluque tubéreux [Ullucus tuberosus, Loz;, végétal de la famille des Chénopodées, a une souche rameuse, donnant naissance à des tubercules souterrains de bon volume, très irréguliers et riches en fécule. Il est originaire du Pérou comme la pomme de terre et en raison de ce qu'il est vivace, sa culture a été préconisée pour ses tubercules. Nous ne savons point ce que l'avenir réserve aux essais d'acclimatation et d'expansion de l'ulluque. Si cette plante se répand, rien n'empêchera de la traiter industriellement comme la patate et la pomme de terre ni d'utiliser pour l'alimentation des animaux les pulpes qui résulteront du traitement.
Le melon, qui croît avec tant de vigueur et de rapidité, surtout dans les pays méridionaux, a été rarement employé comme source d'alcool. La grande quantité d'eau qu'il renferme (90 à 93 %) en rend l'exploitation industrielle peu avantageuse. Si on arrive à l'utiliser à cette fin, les pulpes restantes devront être données au bétail. Tous les animaux de la ferme d'ailleurs mangent avidement les cucurbitacées.
D. — Pulpes d'asphodèle et de dahlia. — On trouve dans le midi de la France, et surtout en Algérie, une plante à racine tuberculeuse qui croît spontanément dans les bois et les lieux incultes. Elle ap-
partient à la famille des Liliacées et au genre Asphodèle. On en rencontre deux espèces principales, l'asphodèle à fleurs blanches (Asphodelus albus} Wild) et l'asphodèle rameuse (Asphodelusramosus, L.) (fig. 3). Leurs tubercules allongés et fascicules contiennent un principe
Fig. 3. — Asphodèle.
acre que détruit l'eau bouillante, et de la fécule qu'on a eu Tidée de saccharifier et de transformer en alcool. — La distillation de l'asphodèle ne s'est point étendue en raison du goût spécial de l'alcool qu'on en retire, encore bien qu'on puisse l'utiliser pour les usages industriels; c'est regrettable^ car la plante croissant spontanément dans des sols incultes, il n'y a qu'à la
recueillir et ce serait un moyen de mettre ces terres en valeur.
En raison du principe acre contenu dans les racines, les pulpes d'asphodèle obtenues par pression ou par macération à froid ne conviennent point pour la nourriture du bétail, mais celles de diffusion peuvent leur être distribuées, puisque ce principe est détruit par l'eau chaude. A preuve, dans quelques parties de la péninsule ibérique on fait cuire les racines d'asphodèle et on les distribue aux animaux qui les consomment sans qu'il en résulte d'accidents. On dit même que les porcs peuvent manger impunément les racines sans qu'elles aient subi la cuisson.
Les dahlias, plantes de la famille des Composées, qui fournissent de magnifiques fleurs automnales à nos jardins, ont également des racines tuberculeuses, riches en fécule, synanthrose et inuline, dont on a extrait plusieurs fois de l'alcool. Mais à côté de la fécule, il y a une huile essentielle, cristallisable, d'odeur très forte. A notre connaissance, personne n'a tenté l'utilisation des pulpes de dahlia pour nourrir le bétail: nous ne pouvons point dire s'il y aurait des inconvénients à le faire.
§ III. — Pulpes de féculeries.
Bien que plusieurs tubercules, rhizomes, bulbes et fruits puissent être traités pour l'extraction de la fécule, nous n'envisagerons ici que la pomme de terre, car seule elle est travaillée sur une vaste échelle en Europe.
D'une culture facile, se plaisant particulièrement dans les terrains sablonneux-, d'un rendement élevé s'il y a eu fumure, fournissant à l'alimentation de l'homme et des
DES PULPES. 4b
animaux domestiques un appoint important, source de fécule, de dextrine, de glucose et d'alcool, la pomme de terre, pour toutes ces raisons, occupe une place très importante en agriculture. Les races et variétés qui se sont formées sous l'influence des soins qu'on lui a donnés et de la sélection qui a été faite, sont très nombreuses; si l'on ajoute à cela que la nature du sol, les engrais, le degré de maturation et même la grosseur du tubercule ont aussi une part d'influence, on ne s'étonnera point d'apprendre que la composition chimique de la pomme de terre est assez variée. On s'attache surtout à augmenter la teneur en fécule qui est l'élément industriellement utilisable, et il n'est que juste de signaler les travaux de M. Aimé Girard dans ce sens. Mais comme on dépouille de ce corps les résidus dont nous avons à nous occuper, ces variations de composition n'ont pas, à notre point de vue spécial , une importance aussi considérable que quand on envisage les choses différemment.
Une analyse de Payen donne comme composition de la pomme de terre d'une bonne variété :
Eau 74. oô <>/c
Fécule 20.00 —
Epidermc, tissu cellulaire, pectose.. 1 .65 —
Protéine 1 . 5o —
Asparaginc 0.12 —
Graisses 0.10 —
Sucre, résine, essence 1 .07 —
Sels minéraux et acides organiques. 1 .56 —
On voit que la teneur en fécule est élevée ; aussi était-il naturel qu'on songeât à l'extraire. Elle est renfermée dans les cellules du parenchyme qui, de dimensions un peu variables, sont pressées les unes
contre les autres et entre lesquelles courent quelques faisceaux aboutissant auxyeux.
Lorsqu'on veut extraire la fécule, il faut, les pommes de terre ayant été préalablement bien lavées, les soumettre à un râpage poussé aussi loin que possible afin de mettre les grains de fécule en liberté par déchirure de la membrane qui les enveloppe. La pulpe provenant de ce râpage est portée sur tamis et soumise à l'action de l'eau qui entraîne la fécule ^ un résidu composé du tissu cellulaire reste sur les tamis; il est généralement soumis à un second lessivage pour achever de l'épuiser.
Ce résidu pulpeux est de moindre consistance que ceux dont il a déjà été parlé, mais on peut le débarrasser de son excès d'eau en le pressant ou en le turbinant avant de le distribuer aux animaux.
D'après Dietrich et Kœnig, la composition des fibres et des pulpes de pomme de terre est la suivante •
Pulpes Fibres
de pommes de terre, de pomme de terre.
Eau 86.ii 85.5
Matières azotées 0.68 1 .
Matières grasses brutes 0.12 »
Principes extractifs non azotés.. 10.94 1 1.9
Cellulose brute 1.95 1.1
Cendres 0.20 o.5o
Ce qui donne comme composition centésimale de la substance sèche :
Taux de la substance sèche 13.89 H-5
Matières grasses 0.86 0.86
Matières extractives non azotées. 78.77 82.06
Cellulose brute 14.04 7.58
Cendres 1.44 3.44
Dans des pulpes pressées, l'analyse n'a plus décelé que 53,5 d'eau et par conséquent 46, 5 de matière solide.
Section II. — Conservation des pulpes.
L'obstacle principal qui a empêché les pulpes d'être utilisées en dehors d'un périmètre relativement étroit autour des usines à sucre, à alcool et à fécule est la difficulté de leur conservation. Le travail de la betterave en particulier ne dure guère que deux à trois mois; pendant cette période, les fabricants produisent plus de pulpes que le bétail de leur rayon d'approvisionnement n'en peut consommer. En raison de la grande proportion d'eau que ces résidus contiennent, si Ton n'avisait aux moyens de les conserver, ils s'altéreraient promptement, et ce serait un déficit dans l'alimentation animale.
On s'est donc ingénié à trouver des modes de conservation. Nous en indiquerons deux : l'un, déjà ancien, est l'ensilage; l'autre, plus récent, est la dessiccation.
Conservation de la pulpe en silos. — Les fosses ou silos destinées à recevoir les pulpes varient en dimensions suivant la quantité à emmagasiner. Fréquemment on adopte les dimensions suivantes :
Longueur 20 mètres.
Largeur 3m, 5o
Profondeur 1 m, 3o
Quand le sol est ferme et qu'il n'y a point d'éboulis à craindre, on laisse les côtés dans l'état où la bêche et la houe les ont mis; dans le cas contraire, on épaule le terrassement ou on construit de petits murs
en maçonnerie. 11 est des fermes où Ton construit des silos complètement maçonnés, soit à ras de terre, au fond d'une grange ou d'un hangar, ce qui est commode pour l'extraction quand le moment est venu, soit en contre-bas, avec toiture.
Quelle que soit la disposition adoptée, on donne i centimètre de pente par mètre au fond du silo, afin de permettre l'écoulement de l'eau. A l'extrémité du silo, on creuse un puits boit-tout qu'on remplit de galets ou de scories et qui est destiné à recevoir les eaux d'écoulement. On en évite ainsi la stagnation, on diminue les chances d'infection putride qui, dans la saison des chaleurs, communique aux pulpes un goût détestable en même temps qu'elle vicie l'air de la ferme.
La portion de pulpe ensilée qui dépasse le niveau du sol ou celui des murs sera disposée en talus ou en dos d'âne et aménagée comme il va être dit.
Le moment venu de déposer la pulpe en fosses, on garnit le fond de celles-ci d'une couche de balles de céréales ou menues pailles et, à leur défaut, de paille hachée, épaisse de 4 à 5 centimètres. Sur cette couche, on en étale une de pulpe de 1 5 centimètres de hauteur, puis une autre de menue paille de 3 centimètres et on continue de cette façon la stratification jusqu'à ce qu'on soit arrivé à la hauteur fixée à l'avance. Lorsqu'elle est atteinte. on prend des bottes de paille de seigle, de blé ou même d'avoine très propre et semblable à celle qui a été préparée pour la confection des liens ou la réparation des toits de chaume, on les étale de façon que le pied de chaque botte touche le sol et que la partie supérieure vienne rencontrer et se mêler à celle du côte opposé. Une fois toute cette partie bien garnie et une sorte de toiture constituée, on recouvre d'une couche de 2 5 centimètres de terre qu'on tasse aussi fortement que
possible. Quelquefois on fait la couche de terre moins épaisse et on tasse avec des madriers ou des pierres.
Tant que le tassement n'est pas opéré, il faut surveiller les silos et boucher les fentes qui se produisent dans la couverture; car si l'on n'a point cette précaution, l'accès de l'air entrave la fermentation de la masse ensilée, favorise la multiplication des moisissures et cause de réels dommages aux résidus.
Après quelque temps d'ensilage, la pulpe entre en fermentation lente, elle s'échauffe quelque peu et prend une odeur spéciale. Les pailles et menues pailles s'imbibent des jus de la pulpe, se ramollissent et leur cellulose de constitution est attaquée.
Le bétail, les bêtes bovines surtout, prennent bien les pulpes ensilées, l'acidification qu'elles ont subie leur plaît et elles les mangent peut-être plus avidement que les pulpes fraîches.
Pour qu'il en soit ainsi, la fermentation doit avoir évolué régulièrement et ne point avoir été entravée par des fermentations adventices et notamment par la fermentation putride. Le soin avec lequel on a stratifié les couches de paille hachée et de pulpe y est pour beaucoup ainsi que la proportion respective de l'une et de l'autre. Lorsque les conditions de réussite ont été bien observées, les pulpes ont une odeur agréable, caractéristique, due à la formation d'alcool et d'autres principes volatils. Dans la pratique de l'ensilage, le grand avantage du mélange d'un fourrage, paille, balles, etc., avec les pulpes, est d'empêcher le suc de celles-ci de s'écouler dans le boit-tout et de les appauvrir en entraînant des principes nutritifs. Nous avons déjà fait remarquer que, de leur côté, les fourrages mélangés se ramollissent et sont à leur tour plus facilement attaquables par les sucs digestifs. Ceci amène à préconiser l'utilisation de