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t-elle pas un peu du poids qui s'attache sur ce point, l'autorité de notre auteur canadien ?
Baudry-Lacantinerie est d'avis qu'il faut voir la raison de l'exception dans ce que la défense est ici obliga-
toire, tandis qu'en matière civile elle est facultative.
Ce systeme, sur le terrain où les auteurs se placent,
nous semble le plus rationnel,
Mais peut-être n'est-il pa soin de système pour
expliquer une règle de juris,;rudence qui en réalité ne
dérange rien aux principes des relations civiles entre mari et femine, Et si l'on étudie le fondement, la rai-
son d'être de la nécessité de l'autorisation maritale, on
$ en vient à se demander pour quelle raison on songerait
à l'exiger en maticre criminelle. Les principes du droit
pénal différent de ceux du droit civil sur plus d'un
point. Celui-la en est un. C'est tout. Le pouvoir du muri, son contrôle sur les actes civils de sa femme,
lui sont donnés, non pas par le droit naturel, mais
par le droit civil exclusivement, croyons-nous. Y a-t-il vrañnent lieu de s'étonner alors que cette création du droit civil, ce pouvoir qui a simplement pour
objet les actes dérivant du droit civil, n'ait point de
Bi ati obus Léadhtatehngds der ee URL. 160
sanction quand la matière est criminelle, c'est-à-dire, en dehors du champ d'action du droit civil 2