‹ Des résultats dans les différents traitements des épithéliomas cutanés de la faceChapitre 12 sur 59 · III. — L’électrolyse négative · texte numérisé non relu

III. — L’électrolyse négative

Elle fut employée pour la première fois par Brocq en 18k5.

Elle repose sur le principe suivant : le courant électrique, traversant le corps humain, riche en chlorure de sodium, transporte vers le pôle négatif l'ion Na, qui, en présence de l’eau contenue dans les tissus, donne de la soude caustique et de l'hydrogène naissant qui agissent directement sur les éléments vivants avec lesquels ils sont en contact : il se forme alors autour de l'aiguille un cercle d'un blanc grisâtre, indice d'une escarre.

D'abord utilisée dans l'hypertrichose, puis les chéloïdes, les ni&vi vasculaires, les verrues, Brocq, en 1896, l’utilisa pour les petits épithéliomas superficiels des téguments.

Peu de dermatologistes utilisèrent cette méthode, préférant les caustiques chimiques, l’ablation chirurgicale, l’électrocautérisation. Elle passa au deuxième plan lorsqu'on eut découvert les effets des rayons de Rœntgen et du radium sur les tissus épithéliomateux.

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En 1907, L. Brocq préconise l'électrolyse dans les petits épithéliomas superficiels (Bulletin médical, 1907, t. XXI, p. 999). Elle permet facilement une destruction localisée et superficielle; elle ne provoque aucune hémorragie; elle donne de très jolies cicatrices si la destruction n'a pas été trop étendue; elle est peu douloureuse. Mais elle demande un temps assez long si la tumeur est un peu importante (dix minutes de courant par centimètre carré de superficie pour la détruire).

Elle est le procédé de choix pour la destruction des petits nævi-Carcinomes.

En 1925, Belot précise sa technique dans le Bulletin de l'Association française d'études pour le cancer (t. XIV, p. 139). Mais en 1929 (C. R. Société française d'électrothérapie et de radiologie, 1929, t. XXXVIT, p. 166), bien qu'il considère encore que l’électrolyse soit la méthode de choix dans les nævi-carcinomes bien limités, peu infiltrants, il préconise dans les cas plus évolués une méthode plus rapide et plus énergique : la diathermo-coagulation.

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