OBSERVATION L
B... (Marguerite), 65 ans, fermière; juillet 1936.
Au-dessus de la partie externe du sourcil droit, placard ovalaire, à grand axe horizontal, de l'étendue d’une pièce de 1 frane, de couleur rosée, en relief sur la peau voisine saine, dont il est séparé par un bord net, sauf du côté externe, où il est difficile à préciser; de consistance ferme, il donne l'impression d’un ovale de carton enchâssé au-dessus du soureil sur lequel il empiète légèrement. Type clinique morphæiforme (fig. 20). Pas d’adénopathie clinique.
Début remontant à 2 ans environ par un petit nodule qui grossit lentement : en septembre 1935, la tumeur atteint l'étendue d’une pièce de 50 centimes; le docteur consulté recommande l'application
d’une pommade répétée chaque soir, sans aucun résultat. Traitement. — Le Professeur Petges préconise l’ablation chirur-
gicale, à cause de l’imprécision de la limite externe.
Sous anesthésie locale à la butelline, excision ovalaire faite assez largement en ménageant cependant pour la réunion des lèvres de Ja plaie; réunion de celles-ci, après décollement cutané de la lèvre supérieure, et drainage aux crins.
Au deuxième jour, suppression du drainage; la plaie est laissée
à l’air libre.
Fi. 20, — Epithélioma baso-cellulaire Lype clinique morphæilorme traité par l’exérèse chirurgicale.
Au sixième jour, ablation des points; cicatrisation rapide per primam. :
L'examen anatomo-pathologique de la tumeur indique la nature baso-cellulaire.
Intérêt de l'observation : Echec évident du traitement par la pommade caustique. Cicatrisation complète obtenue au sixième jour après l’exérèse d’an épithélioma du front, de la taille d’une pièce de 1 france,