‹ Des Résultats de l’Urétérographie Après Section Accidentelle de l’Urètre au Cours d’Interventions GynecologiquesChapitre 10 sur 32 · OO AUS · texte numérisé non relu

OO AUS

A plus forte raison si le rein à uretère sectionné est bon et que l’autre soit médiocre ou seulement moins bon, faudra-t-il tout mettre en œuvre pour essayer de conserver les deux reins. Mais comme, le plus souvent, on n’a aucun renseignement sur la valeur des reins, on doit essayer de rétablir l’uretère, à titre palliatif pour le moins, en attendant les examens.

La néphrectomie secondaire est un pis-aller auquel on est parfois obligé d’avoir recours :

— soit pour supprimer une fistule cutanée ou vaginale, infirmité dont on connaît les inconvénients et les dangers;

— soit lorsque la section de l’uretère n’est reconnue que tardivement, et que, dans ce cas, l’urétérorraphie ou la réimplantation est vouée à un échec quasi certain;

— soit enfin que l’échec d’une tentative d’urétérorraphie ou de réimplantation, échec immédiat ou par lésion rénale secondaire, rende nécessaire l’ablation du rein. Mais alors, on aura pratiqué tous les examens utiles, on connaîtra la valeur fonctionnelle de chaque rein. Dans certains cas où le rein opposé se montre déficient ou médiocre, on pourra d’ailleurs être amené à pratiquer une simple néphrostomie ou une pyélostomie définitive.

La ligature pure et simple de l’uretère sectionné a des partisans convaincus. On aura recours à elle lorsque, ayant décidé de supprimer le rein, on hésite à faire supporter à l’opérée un surcroît d’anesthésie. Le rein à uretère ligaturé meurt en quelques jours et sans bruit, en laissant à son congénère le temps de s’habituer à ses nouvelles obligations.

En résumé, en présence d’une section de l’uretère, on peut :

— soit tenter de rétablir autant que possible l'intégrité de l’uretère;

— soit dériver le cours de l'urine;

— soit condamner le rein sus-jacent.

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