A) ES
Technique.
Y a-t-il une bonne technique pour l’urétérorraphie, et n'y en a-t-il qu'une? Nous ne le pensons pas. Les résultats ne dépendent que rarement de la façon dont l'intervention a été pratiquée, à condition évidemment que les grands principes directeurs de toute intervention chirurgicale aient été observés.
Il semble cependant que la suture par invagination ait perdu pas mal de terrain depuis quelques années. On pratique surtout la suture à type suture artérielle, bout à bout, par quatre fils placés aux points cardinaux, ou par un surjet double, après avoir ou non détruit la muqueuse par un léger attouchement au thermocautère ou avec un crayon de nitrate d'argent pour éviter l’ectropion de la muqueuse.
La péritonisation doit être faite avec soin; on établira un drainage abdominal pendant quelques jours.
La dérivation pyélique temporaire, prônée par Ten Berghe et Iselin, n’est pas indispensable, mais c’est sans doute une garantie supplémentaire. Nous n’en avons pas l'expérience.
Par contre, la sonde à demeure dans l’uretère nous paraît devoir être utilisée largement et laissée au moins 72 heures pour permettre à la suture de se consolider. Le choix du chirurgien se portera sur une sonde à gros diamètre, n° 14 ou 15.