AMOR
Soins post-opératoires.
Ils sont essentiels et c’est d'eux, beaucoup plus que de la technique que dépend l'avenir du rein et de la malade elle-même. Il faut surveiller les sutures de l’uretère, les surveiller attentivement et longtemps.
Les soins post-opératoires doivent être précoces. Nous avons vu que la sonde urétérale était retirée au bout de 72 heures environ. On laissera s’écouler de 8 à 10 jours avant de pratiquer un cathétérisme avec une sonde n° 12 ou 14 si possible. L’urine sera recueillie et examinée au double point de vue fonctionnel et histo-bactériologique. Car les soins post-opératoires, par les examens qu'ils permettent d'effectuer, donnent au chirurgien la possibilité de suivre l’évolution de la suture et de baser le pronostic fonctionnel sur des données précises.
Il arrive parfois — en dehors des cas qui se compliquent immédiatement de fistule urétérale — que, dès le premier cathétérisme, une dizaine de jours après l’urétérorraphie, apparaisse une pyurie plus ou moins abondante, décelable quelquefois par le seul examen microscopique.
Lorsque cette pyurie est abondante, c’est, nous ne saurions trop le répéter, un élément de pronostic défavorable au même titre qu’une diminution marquée de la valeur fonctionnelle du rein. Il faudra envisager l’évolution vers l’aggravation et la néphrectomie secondaire. S'il s’agit d’une pyurie légère, le pronostic n’en est pas affecté. Elle cédera au traitement par lavages du bassinet.
Au point de vue rétrécissement : si la sonde urétérale n° 14 passe facilement, on ne la laissera que peu de temps, juste ce qu’il faut pour recueillir l'urine nécessaire aux examens.