‹ Des Résultats de l’Urétérographie Après Section Accidentelle de l’Urètre au Cours d’Interventions GynecologiquesChapitre 27 sur 32 · NON · texte numérisé non relu

NON

Fistule urétéro-vaginale pendant quelques jours. Guérison spontanée, mais rétrécissement infranchissable à quelques centimètres de l’orifice urétéral. La sonde ne donne rien. Mort du rein probable par exclusion. (Jbid.)

Rétrécissement infranchissable de l’uretère, un ;an après anastomose latéro-latérale de l’uretère dans la vessie, qui avait été donnée comme un bon résultat immédiat (Duval. Bulletin et Mém. de la Soc. de Chir., janv. 1920.) Ce cas semblerait plutôt devoir être classé dans une statistique de résultats d’urétéro-néo-cystostomie.

Que sommes-nous en droit de conclure de ces cinq observations? Pas grand’chose, somme toute, car on ne sait ce que sont devenus ces cas; sauf pour l’avant-dernier où il est probable que le rein a été exclu, on ne sait rien, ni de la valeur du rein sus-jacent, ni de l’avenir de la malade. Il est infiniment probable, cependant, que le pronostic était sombre et que le rétrécissement de l’uretère allait provoquer la constitution d’une hydronéphrose. Donc, rein condamné dans tous ces cas, soit à l’atrophie lente, soit à être enlevé chirurgicalement à plus ou moins longue échéance. Il serait fort intéressant de savoir ce que sont devenues ces malades et de faire actuellement l’examen de la valeur fonctionnelle du rein à uretère suturé chez celles qui n'ont pas dû se faire néphrectomiser jusqu’à maintenant.

Malheureusement, toutes ces observations remontent à plus de dix ans, et ces malades ont été perdues de vue.

Puis, on relève un cas d’hydronéphrose passagère :

Après suture, type Poggi, il se constitue une fistule urétérale qui dure six mois. Sa guérison coïncide avec l’apparition d’un syndrome d’hydronéphrose aiguë. Comme on allait pratiquer une néphrectomie, le cours de l’urine se rétablit et la malade guérit spontanément.

Cinq ans après, la malade se portait bien. Pas d’examen fonctionnel de la valeur du rein et ceci est fort regrettable, car ce résultat pourrait passer pour très convenable, en faisant abstraction de la fistule post-opératoire, et pas du tout

PROD

destiné à nous faire renoncer aux urétérorraphies. (Frederik, Amer. Journ. of obstetric, 1901, vol. XLIV.)

En août 1907, Delbet sectionne l’uretère gauche au cours d’une hystérectomie totale. Suture à type suture artérielle.

Le 20 octobre 1908, un examen urinaire est pratiqué.

La cystoscopie montre une vessie d’aspect normal, sauf en arrière et en bas, où l’hystérectomie totale, du fait d’adhérences, a produit des tiraillements et, semble-t-il, un certain effondrement du bas-fond.

Orifice urétéral droit normal.

L’orifice urétéral gauche, normal d’aspect, mais situé anormalement, presque sur le versant vésical du col, et de ce fait, impossible à cathétériser. Il n’est pas parlé de rétrécissement ni d’obstacle au cathétérisme autre que la situation anormale de l’orifice urétéral gauche.

On fait une injection sous-cutanée de carmin d’indigo, et l’on constate : des éjaculations aussi nettes, aussi rythmiques, aussi abondantes que du côté droit, l’élimination ayant débuté au même moment des deux côtés.

Delbet conclut : « Cela prouve que le rein fonctionne (14 mois après la suture). En tous cas, il est certain qu’il rend service à la malade. > (Delbet, Bull. et Mém. de la Soc. de Chir., Paris, 1908, t. XXXIV, p. 1098-1100.)

Cette observation n’est peut-être pas concluante en faveur de la suture, car il manque un examen fonctionnel précis du rein et peut-être un peu de recul (14 mois). Aussi ne la rangerons-nous pas parmi les succès contrôlés, mais nous nous refusons de voir.en elle un cas franchement mauvais. Et nous nous étonnons de la voir présentée de la façon suivante :

Quatre mois après une suture de l’uretère (type suture artérielle), Delbet constate la cystoscopie des éjaculations très nettes et identiques, mais ne peut arriver à cathétériser l’uretère sectionné.

Urétérorraphie le 12 septembre 1907 par M. Albertin.

Le 16 octobre, uretère perméable, mais diminution de 50 % de la valeur du rein au point de vue chlorures et urée. (Albertin, Lyon chirurgical, 1923.)

LS

Page 1