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était déjà trois fois plus gros que le segment vésical).
Iselin, qui fit vers la même époque (1927-1928) des expériences analogues, obtint des résultats absolument différents : il ne constata d’hydronéphrose tardive que lorsque la suture était sténosante. Sans doute la technique spéciale qu'il employait (dérivation pyélique des urines et obstruction temporaire de l’uretère) est-elle pour beaucoup dans les résultats obtenus, mais le point de vue technique nous intéresse moins ici que le principe même des résultats obtenus. Puisque dans certains cas on a de bons résultats, c'est donc qu’une tentative de réparation est légitime et peut être faite. Chez aucune des malades dont nous avons rapporté l’observation, la technique préconisée par Iselin n’a été employée. Pourtant, elles ont conservé deux bons reins sans hydronéphrose appréciable longtemps après la suture. La technique ne semble donc pas avoir une importance capitale.
Par contre, on peut admettre que tous les chiens sacrifiés peu de temps après la section et la suture — effectuée par quelque procédé que ce soit — présentent une urétérohydronéphrose liée, la chose est absolument indiscutable, à la solution de continuité du sympathique péri-urétéral, d’où suppression de la coordination du péristaltisme dans les deux segments de l’uretère et même atonie d’un des segments.
Comment concilier, au point de vue expérimental, l’hydronéphrose post-opératoire avec les résultats obtenus d'uretère et de bassinet, sensiblement normaux à longue échéance ?
Nous ne pouvons ici qu’émettre une hypothèse :
L'hydronéphrose initiale serait une hydronéphrose non organique et passagère due à la section du sympathique péri-urétéral coupé en même temps que l’uretère. Ce sympathique serait rapidement le siège d’une régénérescénce qui, une fois terminée, rendrait à l’uretère son péristaltisme et, de ce fait, ferait diminuer de volume l’hydro-
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néphrose, à condition qu'un rétrécissement ne vienne pas constituer un nouvel obstacle au flux péristaltique.
Ceci n’est qu’une hypothèse, mais elle semble répondre à la réalité. Pourquoi ne pas admettre la régression possible d’une hydronéphrose par énervation temporaire, alors qu’on voit diminuer et même disparaître les hydronéphroses calculeuses ou par artère anormale quand la cause a été supprimée.
Quant à la probabilité d’une régénérescence du sympathique, on ne peut la rejeter à priori. Ou alors comment expliquer que chez nos malades, longtemps après l’urétérorraphie, l’uretère se contracte dans son ensemble et que la cystoscopie, après injection intra-musculaire ou intraveineuse de colorant, montre des éjaculations rythmiques, analogues à celles du côté sain. Ces résultats viennent d’ailleurs corroborer les constatations faites par Iselin sur des chiens sacrifiés longtemps après la suture.
S'il ne s’agit pas d’une régénérescence vraie du sympathique, difficilement contrôlable, on peut admettre que tout se passe comme s’il y avait régénérescence. Il se produit vraisemblablement un phénomène analogue à celui qu'on constate après une sympathectomie péri-artérielle, dont les résultats ne sont que passagers. Après une période plus ou moins longue, le résultat de cette opération a disparu. Régénérescence, anastomoses ou circuits compensateurs, peu nous importe : le résultat seul compte, qui par un mécanisme quelconque constitue un approximatif «reditus ad integrum ».