‹ Des Résultats Éloignés de la Prothèse Immédiate dans les Résections du Maxillaire InférieurChapitre 10 sur 23 · LDC · texte numérisé non relu

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centue, quand les fragments sont édentés, parce qu’alors il s’y joint un mouvement de projection en avant dû à la course plus grande que doit effectuer le maxillaire par suite de l’absence de dents, ce qui diminue sensiblement sa hauteur.

Il faut donc dans l’appareil définitif non seulement assurer la fixité et la contention, mais encore la hauteur, si l’on veut ne pas avoir, plus tard, à constater la dépression pré-auriculaire dont nous venons de:parler.

Nous devons dire maintenant quelques mots d’une déformation passagère, que nous n’avons pas: signalée dans nos précédents travaux, pour ne l’avoir pas rencontrée jusque là et que nous avons depuis observée chez trois opérés en peu de temps,

On sait qu’après la résection de la partie antérieure du maxillaire inférieur, nous avons l'habitude de placer un appareil assez volumineux pour laisser à la lèvre des dimensions normales et lutter contre les cicatrices rétractiles.

Chez un enfant, opéré par M. Levrat, chirurgien en chef de la Charité, nous fûmes fort surpris de voir que la lèvre, au lieu de se tendre sur l’appareil, avait de la tendance à s’affaisser et à passer de plus en plus sous lui, comme le représente la figure 1.

Au moment où nous avons fait cette constatation, nous comptions déjà au moins 12 opérés semblables, tant enfants qu’adultes, et jamais nous n’avions observé cet abaissement. Notre petit malade, d’autre part, n'avait pas eu une perte de substance bien considérable et n’était

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nullement cachectique. Du reste au bout d’un certain temps tout rentrait dans l’ordre.

Nous avons observé pareil phénomène chez un deuxième malade qui ne porta que peu de temps son appareil, à cause dune prompte récidive où plutôt d’une généralisation qui s'était produite dans les ganglions. Nous devons dire que localement où l’on avait pratiqué une large intervention il n’y avait pas eu trace de récidive.

Fig. 1

Dans le troisième cas, dont nous publions plus loin Pobservation, nous avons aussi observé une déformation passagère de la lèvre inférieure. Cette malade ne presentait rien dans son état zénéral qui put expliquer le défaut de tonicité de cet organe. À part quelques accidents cérebraux bizarres, dont elle guérit assez bien, il n’y eut rien

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dans les suites opératoires, qui pût expliquer cet accident. La résection, il est vrai, avait porté assez loin, puisqu’elle comprenait la deuxième grosse molaire du côté droit, tandis qu'à gauche la section avait porté en avant de la première, L'appareil destiné à remplacer une telle perte de substance était forcément volumineux. La lèvre au lieu de rester étalée au devant de lui, passa rapidement au-dessous en le soutendant comme la corde d’un arc. Petit à petit, à mesure que l’état générai de la malade s’est amélioré, la lèvre est remontée, aidée, nous devons le dire, par une petite bande de caoutchouc large de deux travers de doigt, qui venait s'appliquer obliquement de bas en haut, et d'avant en arrière sur le menton pour aller se fixer derrière la tête,

La tension en était légère, mais continue. On comprend sans qu’il soit nécessaire d’entrer dans plus de détails, le mode d’action de cette bande de caoutchouc, qui luttait en sens inverse de la tendance rétractile de la lèvre : actuellement le menton arepris son aspect normal et la lèvre en place, remplit bien toutes les fonctions qui lui sont dévolue.

Voici du reste cette observation qui ne peut figurer avec celles qui relatent les résultats tardifs.

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