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leur pointe, et il a suffi de changer la place de celle-ci pour voir cesser cet accident.
« Il faut aussi remarquer, dit encore Bœnnecken, qu’on intervient pour des tumeurs malignes, sans être jamais à l'abri d’une récidive, d'où la grande utilité pour le malade d’avoir une plaie qui puissent être surveillée. La prothèse de M. Martin ne permet pas cela. »
Les observations que nous publions à la fin de cette étude répondent à ces critiques.
Un appareil qui n’a pas amené de récidive depuis six à huit ans a bien des chances de n’en amener jamais. Un malade, opéré par M. le professeur Poncet pour un épithélioma du plancher buccal avec envahissement du maxillaire, a pu pendant plusieurs années porter un appareil de prothèse remplaçant tout le fer à cheval de sa mâchoire inférieure. Il mourut d’une pneumonie cinq ans après et jamais il n’y eut au niveau des surfaces sectionnées la moindre irritation ou la production de bourgeons de mauvaise nature. Il s'agissait cependant d’une tumeur dont la malignité est bien connue.
Voici d’autre part une observation que nous devons à M. Gangolphe, et qui montre combien nos appareils sont inoffensifs quand le chirurgien a enlevé la tumeur dans sa totalité.