‹ Des rétinites secondaires ou symptomatiquesChapitre 46 sur 49 · DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DES DEUX FORMES · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DES DEUX FORMES

Rétine pigmenteuse ou tigrée.

io Elle est congénitale et souvent accompagnée de diverses anomalies. Les deux yeux sont pris en même temps.

2° Aberration de la vision (héméralopie, nyctalopie) et rétrécissement du champ visuel à peu près constant.

3» Pigment disposé en zone concentrique à la papille et à la macula, et s'arrètant en dehors de celles-ci.

4" Absence de lésions choroïdiennes et autres.

5o Marche lente et progressive conduisant à une cécité complète.

Rétinite pigmentaire.

i° Survient accidentellement à tout âge. Peut n'attaquer qu'un œil.

2° Peut présenter les mêmes phénomènes, mais exceptionnellement.

3° Pigment irrégulièrement reparti, siégeant plus souvent autour do la papille et dans la région de la macula.

4o Lésions choroïdiennes constantes. Souvent iritis et kératite.

5" Marche plus rapide. Une fois établie, reste souvent stationnaire.

Rétinite mycta topique. — Le rapport sur la clinique ophthalmologique de r Université de Vienne, 1863 à I860, analysé par le Dufour dans les Annales d' oculistique de 1867, contient une note du professeur Arlt sur la rétinite nyctalojnque. Les cas ont été observés sur des soldats qui revenaient de la campagne d'Italie . Un nuage voilant la papille, et un trouble régulier ou légèrement strié de la rétine constituaient les seules modifications pathologiques rappelant une phlogose ; point de taches ni d'ecchymoses. L'acuité de la vision était diminuée d'une manière générale , sans rétrécissement , et la lumière du jour éblouissait vivement les malades. A la suite d'un traitement dérivatif, tous les malades se sont améliorés, et la moitié ont présenté uneguérison complète.

On se demande, après avoir lu le travail de Arlt, s'il est réellement possible de faire de ce groupe de symptômes une unité pathologique spéciale; toutefois ses observations sont intéressantes, et il est à désirer que de nouvelles recherches soient faites sur ce sujet.

Ce motif nous a engagé à en parler ici, bien que cette singulière maladie soit encore une énigme, et que nous ne sachions pas à quelle influence extérieure^ ni à quelle modification anatomique on puisse rattacher la nyctalopie.

Imp .BccqueL, Paris .

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