Charcot. Leçons du Mardi, t. Il, p. 54o et suiv
thèse arthritique soit fortement battue en brèche, il ne nous semble pas possible de hasarder une autre hypothèse. Il semble d’ailleurs y avoir un certain rapport éntre la démence précoce, qui relève la catatonie, et l'arthritisme. Les affections arthritiques, dit Claus s’observent très souvent chez les parents des déments précoces (1). Pilctz prétend que les juifs, chez qui comme l’on sait, l’arthritisme sévit d’une façon particulière, courent le danger de succomber à cette affection dans une proportion plus forte que le reste de la population (2).
Dans les paralysies et atrophies musculaires qui succèdent aux traumatismes articulaires, Charcot ‘explique cet accident en admeltant que l'affection articulaire a, par la voie des nerfs articulaires irrités, retenti sur le centre spinal ; il se forme une affection spinale deutéropathique, peu profonde, sorte d’inertie, de stupeur de l’élément cellulaire, qui laisse subsister intactes les réactions électriques, par conséquent ne détruit pas les propriétés fondamentales du muscle.
Læ même explication peut être donnée pour les contractures et atrophies réflexes d'origines articulaires ; les muscles sont dans la flexion à cause de la prédominance des fléchisseurs sur les extenseurs.
Les contractures réflexes articulaires sont parfois très étendues. « Evidemment, dit Charcot, les sujets