‹ Des Rétractions Tendineuses et de l'Amyotrophie: Consécutives aux Attitudes Stéréotypées dans les PsychosesChapitre 37 sur 40 · LES · texte numérisé non relu

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tes et de nodosités dans la paume, or, nous n’avons observé cette lésion qu’une fois (Obs. III). La marche de laffection est lente et fatalement progressive, les deux mains sont fréquemment atteintes soit simultanément, soit plutôt successivement. La pathogénie de la rétraction de l’aponévrose palmaire n’est pas univoque, et si la plupart des auteurs admettent à juste titre d’ailleurs, qu'il y ait lieu de penser à l’influence d’un traumatisme repété, nous remarquons que depuis quelques années, les auteurs les plus autorisés tendent à considérer la maladie de Dupuytren comme l’expression d’une lésion nerveuse, ou, tout simplement, de la diathèse arthritrique.

Pour Maréchal (1) il semble que la rétraction pulmonaire doive appartenir au groupe des trophonévroses, attripuables soit à une altération des rameaux nerveux périphériques, ou plutôt en raison de sa bilatéralité une lésion des centres nerveux que, peut-être pourraient déceler les moyens d’analyse plus délicats que nous possédons.

Pour Mauclaire (2), il semble qu'il y aurait un trouble trophique soit médullaire, soit cérébral, agissant sur la nutrition de l’aponévrose palmaire.

Dans quelques cas où la maladie de Dupuytren était d’origine médullaire, on a trouvé à l’autopsie les altérations de la syringomyélie ; toutefois un autre

1. Maréchal. Journal de Neurologie, 1899, 2. Mauclaire. Rétraction aponévrose palmaire (Le Dentu- Delbet),

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processus peut intervenir, et A. Jardini a publié une observation où, à l’autopsie, on trouva des lésions de la substance péri-ependymaire (désintégration lacunaire) causées par de l’artério-sclérose chez un vieillard de quatre-vingts ans (1).

D'après ce dernier auteur, le mécanisme pathogénique de la maladie de Dupuytren serait unique. «Une altération de la substancé grise spinale qui dépend de causes variées dont la plus commune est l’artério-sclérose. »

Il est clair que nos observations, recueillies presque toutes chez les sujets jeunes, échappent à cette explication, et qu’on ne saurait, chez nos malades, invoquer l’artério-sclérose.

La théorie des lésions périphériques suppose dans un certain nombre de cas des lésions névritiques. Cette explication est improbable dans notre cas, et l’autopsie que nous avons faite est négative sur ce point.

«Pour M. Régis, la maladie de Dupuytren considérée tout d’abord comme d’origine purement locale et traumatique, tend à être regardée aujourd’hui comme la manifestation d’un état général qui serait presque toujours l’arthritisme (2). »

Cette conclusion est aussi voisine que possible de celle de Menjaud (3), qui étudiant la rétraction spon-

1. Jardini. Zconocraphie de la Salpêtrire,t. 19, 1906: : 2. Régis. Congrès de Toulouse, 1887.

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