‹ Des RhubarbesChapitre 12 sur 17 · I. II · texte numérisé non relu

I. II

Carbone 72,58 73,24

Hydrogène. 8,06 8,27

Selon lui la formule de la chrysophane doit être représentée par

Rochleder et Heldt donnent à ce corps la formule C® H® O® qui diffère de la première par C^®

M. Kubly a aussi étudié tout récemment les propriétés de la chrysophane, qu’il ne confond pas avec l’acide chrysophaniqne, comme MM. Warren de la Rue et Muller.

D'après M. Kubly, la chrysophane se dissout facilement dans l’eau chaude et même dans l’eau tiède. La solution aqueuse décolore le tournesol, ne précipite pas l’azotate d’argent, mais réduit sous l’influence de la chaleur une partie de l’argent à l’état métallique. Elle donne avec l’acétate de plomb un précipité floconneux jaune, facilement soluble dans l’acide acétique et l’alcool. Elle prend avec le perchlorure de fer une coloration brune. D’après M. Kubly, la chrysophane aurait pour formule H®® O’® et serait un glucoside qui se dédouble en sucre et en acide chrysophaniqne, quand on fait bouillir sa solution aqueuse avec de l’acide sulfurique ou chlorhydrique.

Acide chrysophanique. — D’après M. Kubly, l’acide chrysophanique a pour formule G^® H*® O® et provient du dédoublement de la chrysophane :

iÜ I ~ 1 2 Ç6 H12 06

Le sucre reste en dissolution dans le liquide coloré, et l’acide chryso-

phanique se sépare sous forme de flocous jaunes. Seulement, obtenu par ce procédé, il renferme une petite quantité de résine brune qui pourrait bien être de la phéoretine d’après M. Kubly. Dans ce cas, le dédoublement de la chrysophane pourrait être représenté ainsi :

iC2o O® Acide chrysophanique,

C32 Phéorétine,

2 G® H12 O® Sucre.

L’acide chrysophanique est un corps qui cristallise difficilement et se présente le plus souvent en amas mamelonnés. Il a une belle couleur

jaune pur, il est inodore', très difficilement soluble dans l’éther même

bouillant, un peu plus soluble dans l’eau bouillante qui se colore en jaune, passablement soluble dans l’alcool à 80" bouillant, très peu soluble dans l’acide acétique et les acides minéraux étendus, facilement soluble dans l’acide sulfurique concentré qui lui donne une couleur rouge magnifique. La solution sulfurique précipite par l’addition de l’eau. Les alcalis le dissolvent facilement en prenant une coloration rouge pourpre. L’acide azotique le dissout et le décompose sous l’influence delà chaleur. Chauffé sur une lame de platine, il se volatilise en grande partie sous forme de vapeurs jaunes. Une solution alcoolique d’acide chrysophanique décomposée par une solution alcoolique d’acétate de plomb, forme un précipité blanc pulvérulent qui se transforme par ébullition dans l’eau en une gelée d’un rouge carmin.

Acide rhubarbarique. — Sous le nom d’acide rhubarbarique je désigne l’acide tannique de la rhubarbe ou Rheumgerbsaûre de M. Kubly. D’après M. Kubly c’est cet acide qui constitue la matière colorante de la rhubarbe ; il existe en assez grande proportion dans cette racine et il se présente sous forme d’une poudre brun jaunâtre, non hygroscopique, insoluble dans l’éther, mais soluble dans l’eau, très soluble dans l’alcool et surtout dans l’eau chaude. La solution aqueuse chaude se trouble par refroidissement.

L’acide rhubarbarique fond à la chaleur et dégage des vapeurs blanches. La solution aqueuse a une couleur brune et une réaction acide. Elle précipite les bases organiques en blanc, elle donne avec les sels de fer un précipité vert noirâtre et avec l’oxyde de plomb un

précipité blanc grisâtre. Par son exposition à l’air le dépôt devient bleu foncé. Elle précipite les dissolutions métalliques, réduit à froid les sels d’or et d’argent. L’acide rhubarbarique se dissout dans les alcalis et l’acide sulfurique, en prenant une coloration brune. M. Kubly qui a repris quatre fois son analyse élémentaire, lui a donné pour formule

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