‹ Des ruptures de l'urèthreChapitre 12 sur 16 · EXPÉRIENCES · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES

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ExF. I. Rupture intersHHeUe. — H..., de 35 ans, maigra; chut* de 0,50 centimètres de hauteur sur le bord d'une poutre ayant 5 centim. et demi, mais dont les angles sont arrondis. La peau du périnée e»t intacte, mais on trouve du côté gauche un décollement de 3 ou 4 centimètres dans le sens vertical, auquel fait suite une cavité anfractueuee profonde, limitée en dedans par le bulbe recouvert du bulbo-cavemeux, en dehors par la branche ischio-pubienne au niveau de laquelle on constate une déchirure du muscle ischio-caverneux. Cette cavité est limitée profondément par la rencontre de l'aponévrose moyenne et de la branche ischio-pubienne. Du côté droit les coucher superficielles sont intactes, mais quand on arrive sur le bulbe, surtout à sa racine, on voit une suffusion sanguine sur la partie droite du bulbo-cavetneux et toute cette partie latérale du bulbe semble diffluente et ramollie. En fendant la tunique fibreuse du bulbe on tombe dans un fojer de ramollissement rempli de sang noirâtre qui occupe le côté droit. Ce foyer est surtout rendu évident, en faisant passer un courant d*eau faible qui enlève une partie du sang ; on voit que les trabécules du tisso spongieux sont déchirées et flottent dans le liquide. Le foyer ne semble pas communiquer avec Turèthre. Le canal est ouvert par une section longitudinale : on constate alors d'une façon extrêmement nette sur la muqueuse une espèce de racine circulaire simulant un froissement de la muqueuse qui serait produit par une corde avec laquelle on aurait ]Mreasé cîfculairement le canal. Cette lésion toute superficielle se trou^re exactement au niveau de la partie moyenne de la contusion bulbaire

Les racines des corps caverneux sont fendues dans le sens vertical, le tissu est intact du côté droit, mais du côté gauche on trouve une cavité allongée, dans le sens vertical, de 2 cent, de haut, produite par récrasement de la substance érectile. On ne trouve pas de sang à ce niveau parce que les corps caverneux n*en contenaient pas au moment de l'expérience.

Exp. II. Rupture totale et compléter — Sujet de 55 ans, gras, hémorrholdaire, 65 kilogr. ; chute de 1 mètre sur un barre de fer ronde, de 4 centimètres de diamètre environ. Pas de lésions apparentes au périnée. Si on sectionne la peau sur la ligne médiane, on trouve les tissus sous-cutanés intacts, mais en se reportant du côté gauche vers le Toisinage de la branche ischio-pubienne, on trouve un décollement de 3 centimètres de hauteur immédiatement sous-cutané, l'aponévrose superficielle étant rompue. Au fond de ce décollement on aperçoit la racine du corps caverneux gauche contusionnée, en partie brisée et déchiquetée. En dedans de celle-ci on tombe dans une cavité anfractueuse qui correspond à une rupture complète de Turèthre, transversale et assez nette par sa partie antérieure. Cette cavité est ainsi limitée de la façon suivante : en avant par l'urèthre et le corps spongieux brisés en travers et dont les parois sont tassées et recroquevillées pour ainsi dire; enfin une sonde introduite dans le canal par le méat éprouve à ce niveau une certaine difficulté pour pénétrer dans la déchirure. La partie postérieure, distante de la première d'environ 2 centim. et demi, est formée, par le bulbe déchiré et Turèthre qui présente une disposition spéciale. L'orifice du bout postérieur n* existe pas au niveau même de la rupture du corps spongieux, mais il se trouve à Textrémité d'un fragment de la muqueuse, disséqué pour ainsi dire, et flottant dans cette cavité.

La paroi supérieure est formée par la partie supérieure de Taponévrose de Carcassonne et la partie voisine de la face antérieure de la symphyse pubienne.

La partie latérale est limitée par l'arête de la branche descendante de la symphyse, la racine du corps caverneux droit légèrement contusionnée, mais de ce côté la membrane fibreuse d'enveloppe et le muscle bulbo-caverneux sont en partie conservés.

La paroi inférieure et antérieure est limitée par la peau, le tissa cellulaire sous-cutané, l'aponévrose superficielle et le muscle buibocavemeux à peu près conservé.

Enfin, dans cette cavité anfractueuse se trouvent des débris du corps spongieux déchiré. Ici le bulbe est volumineux et la section porte à 2 cent, et demi en avant de son extrémité inférieure.

Si on mesure la distance qui sépare la portion membraneuse de l'extrémité de la portion rompue, on trouve 1 centim. et demi.

Exp. III. Rupture totale et complète, — > Sujet de 60 ans, poids moyen 60 kilogrammes. Chute de 1 mètre sur la même barre de fer que n^ 2, sujet maigre. Au niveau du périnée» on constate une plaie transversale de la peau à bords nets, ayant environ 5 centimètres, son centre est exactement sur la ligne médiane. Cette plaie conduit dans une vaste cavité anfractueuse formée par une rupture complète de Turèthre et du bulbe. La partie antérieure est limitée par le corps spongieux et Turèthre brisés transversalement et assez nettement. Une sonde introduite rencontre un obstacle pour pénétrer dans la rupture. En arrière, même disposition, mais ici encore, comme dans l'expérience précédente, la muqueuse du bout postérieur est décollée sur une éten. due de 5 à 6 millimètres et forme un canal isolé qui flotte dans la cavité. Section à 1 cent, de ]*aponévrose de Carcassonne. Les corps caverneux «ont un peu éraflés, mais ne sont pas rompus. L'aponévrose de Carcassonne est intacte vers sa partie moyenne; on voit même la veine dorsale de la verge gonflée de sang et non rompue ; mais les attaches de son feuillet inférieur au niveau de la branche ischio-pubienne. sont rompues , sans qu'il y ait communication avec le bassin.

n semble que le corps contondant a repoussé violemment cette aponévrose vers la profondeur du bassin, et qu'elle n'a résisté qu'en partie.

La barre de fer a atteint dans ce cas la partie moyenne du périnée.

Exp. IV. Rupture totale et complète. — Homme de 43 ans, poids moyen 75 kilogrammes, maigre. Chute de 0,70 centim. sur UDe poutre dont le bord a 5 centim. et demi de large, mais dont les angles sont émousses. On constate une plaie de la peau verticale ayant 3 centimètres en moyenne et correspondant au sillon périnéo-crural gauche. Cette plaie ccQninunique avec un décollement et une cavité anfractueuse dans laquelle on constate les détails suivants : Le corps caverneux gauche est décollé de ses attaches avec la branche descendante du pubis qui reste à nu. Si on incise le périnée sur la ligne médiane, on constate que la peau, le tissu cellulaire sous-cutané et Taponévrose superficielle sont intacts ; le muscle bulbo-caverneux n'est pas déchiré mais contusionné. Au-dessous de lui on trouve une cavité anfractueuse produite par Ja déchirure de la partie antérieure du bulbe et de Turèthre, seule la tunique fibreuse a résisté en haut et latéralement ; la rupture siège à un peu plus d'un centimètre en avant de 1* aponévrose de Carcassonne. Ici encore la muqueuse uréthrale isolée, dans une étendue de 3 à 4 millimètres, forme un cylindre fiottant. On sent la symphyse à nu ainsi que la branche descendante du côté droit. Pour le reste, mêmes détails que précédemment.

Exp .y .Rupture incomplète et enveloppe fibreuse conservée» — H..., âgé de 52 ans, poids moyen 160 livres, musclé et assez gras. Chute sur une barre de fer ronde, de la hauteur de 50 cent., pas de lésions superfi-

ciëlleé au périnée. La peau, le tiâ^u cellulaire sous-cutâxîé et Tapûnévfoèe superficielle sont intacts ainsi que le bulbo-caverneul. Lé bulbe et iâ portion voisine du corps spongieux sont volumineux et seulement râihollis.

En fendant fé bulbe sut là ligne médiane, on constate, à 1 centim. et demi énviroâ de la pofiion membraneuse, un foyer de contuàion dàûs TépaîsseUr du bulbe, du volume d^une grosse noisette, qui est sittié su/tout du côté droit ; au même niveau la muqueuse uréthrale présente une petite crevasse à bords déchiquetés qui semble faire communiquer ie calibre de Turèthre avec la contusion.

ïelle est là seule lésioù trouvée au tiiveau de l'urèthre et du corps spô'ùgiéuX. Si On examÎÉie la racine des corps caverneux, on trouve que* cétui du c^é ^âùche est intact, et que dans l'épaisseur du droit se réncoiitf e tm j>etît foyer de contusion le long du bord latéral de là symphyse et au même niveau que la rupture du bulbe.

Éxp. VÎ. Rupture incomplète et enveloppe fibreuse conservée. — Cadavre de 150 livres environ. Chute de 80 centim. de hauteur, sur une poutre ayant 7 centim. de large à la partie moyenne et 6 centim. dans la partie la ^lus saillante.

Rien extérieurement. — Du côté droit , décollement profond sousaponévrotique entre la branche ischio-pubienne et le bulbe, et arrivant profondément jusqu'à Taponévrose moyenne dont rattache osseuse est déchirée de ce côté. Le bulbo-caveriieux est peu altéré ; au-dessous de lui Tenveloppe fibreuse du bulbe et du corps spongieux est intacte.

L'urèthre étant coupé vers la partie moyenne du périnée, est rabattu, décollé jusqu^à son entrée dans Taponévrose de Carcassonne. On fend alors la paroi supérieure : On constate, à 2 centim. ±\2 en avant de la portion menpbranease, sur la paroi inférieure de Turèthre^ une déchirure de la muqueuse un peu irrégulière, ayant la forme d*une M, dont la partie postérieure forme un lambeau flottant, et communiquant avec un foyer de la grosseur du bout du doigt» formé par Técrasemeat du tiasu spongieux.

La racine des corps caverneux est légèrement contuse dans son tissu spongieux.

Exp. vu. Rupture incomplète. — Cadavre de 180 livres environ,' 46 ans. Chute de 85 centim. sur un* tronc de srapin de 10 à 11 centim. de diamètre, parfaitement arrondi. Sauf le décollement des pai^ties extérieures à Turèthre on trouve les lésions identiquesr à celles; de Texpérience précédente*

Èxp. V'fÎL Rupture avec fracture du pubis. — Sujet de 60 ans environ ; poids moyenj 70 kilogr* Chute de 2 mètres (la distance étant

prise du périnée att bofd tùpltléar d« U pllinch#) %\\f UH# f^i^f^^h» m chèné dé 9 centim. d*éfiaiMeuf. m«it 4on1 U« honU n# liMnf |<A4 IC rofldiâ.

Tant 16 {»èrinée é^t largfMAent ouvert à li iUtf# (<# U oHllM M U ^ti^l^ eûfoiicé et largement fracturé. Lai détiilU 110 pniivnn! i^lrn (^i^hUA^

ft Contaslona dlr«al«»« «tir lu i^firlNiii*.

EiLP.Î, Rupture complète et toiatê, ConiunUtn NVM^ mi» Uunt* An lut^ de la grosseur d*im manche à balai, '— M//m ma rfn ^éU HH^ IhM^H^fh frais).

L«s jambes releréea du e/Aé da VtàSfAomnu *fi fofiétfHMhi Ln^Ut^ê, /a bassin sonleré et te périnée itmihni ^ UttHi^ ith u\f\,S)»\nH Hh ^fH/tHft'ii* coup d'avant en arriére daoa la r^fftftf^ pitiiuli^\Mf

desordres ^atmiM^im* c'f^xAh^'A^^, h ^*av *«^ fc'/r^^A ^h h^

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Coup encore plus faible que le précédent. Peau intacte.

Décollement sous-cutané étendu du côté gauche. Bulbo-cavemeux intact. Tunique fibreuse perforée, légèrement à gauche, le reste du bulbe et du corps spongieux parait intact extérieurement. On examine Turèthre comme dans le cas précédent et on trouve, à 1 centimètre et demi de l'aponévrose de Carcassonne, le bout postérieur formant un cylindre flottant dans la cavité. Cavité anfractueuse formée par le dé* tritus du corps spongieux.

Exp. IV. Rupture interstitielle. Rupture par choc. — Cadavre frais d*un homme de 45 ans.

Le cadavre est placé les jambes en Tair et écartées. Le coup est donné avec une barre de fer du volume d*un manche à balai en se plaçant derrière le sujet. On donne autant que possible à la barre de fer l'inclinaison de la ligne coccy -pubienne. Le coup est modéré.

On ne trouve qu*une déchirure du bulbe interstitielle vers sa partie moyenne, et un léger décollement sous-cutané.

On remarque que chez ce sujet le ligament triangulaire sous-pubien est à peine perceptible au toucher.

Exp. V. Rupture incomplète. Rupture par choc. — Cadavre d*un homme de 50 ans.

Le cadavre est placé les jambes en Tair et écartées. Le coup est donné avec une barre de fer du volume d'un manche à balai en se plaçant derrière le sujet. On donne autant que possible à la barre de fer Tinclinaison de la ligne coccy-pubienne. Choc très-violent.

Peau intacte; du côté droit, on constate sous Taponévrose superficielle, qui semble intacte, un décollement profond; la racine du corps caverneux est arrachée, et on pénètre dans une cavité anfractueuse limitée par la branche ischio-pubienne d'un côté, de Tautre par le bulbe et la portion membraneuse déchirée au niveau de ses attaches ; ce décollement sVnfonce légèrement dans le voisinage delà fosse ischio-rectale.

Le muscle bulbo -caverneux parait peu altéré. Le bulbe mis à nu, on constate sur sa partie gauche, à 2 centimètres de son extrémité antérieure une petite déchirure transversale d'un demi- centimètre environ. L*urèthre étant ensuite détachée depuis sa partie antérieure jusqu'au niveau de Taponévrose de Carcassonne et fendu sur la ligne médiane, on constate sur la paroi inférieure, à 1 centimètre et demi de l'aponévrose, plusieurs petites déchirures superficielles et transversales de la muqueuse.

Au même niveau et correspondant à la déchirure de l'enveloppe fibreuse existe une déchirure interstitielle formant une cavité remplie de bouillie sanguine.

ExP. VI, Rupture ^'terstitiélle, — Rupture par corps contondant arrondi, frappant d'avant en arrière et parallèlement à la direction de Turèthre (On se sert d'un manche de pelle recourbé) ; le coup est donné avec une violente très-modérée.

Homme maigre.. Le périnée est intact. Si on incise sur la ligne médiane, on trouve tous les tissus intacts, mais bientôt on arrive sur un décollement sous-aponévrotique existant au niveau de la branche descendante du pubis du côté droit. Ce décollement correspond du reste exactement au point primitivement frappé par le corps contondant, lequel n'avait pas atteint to it d'abord la ligne médiane. L'urèthre paraît intact ; mais lorsqu'on le fend avec précaution sur sa paroi inférieure, on trouve une lésion extrêmement nette : sur le côté gauche, à la naissance du bulbe, on voit une cavité allongée dans le sens vertical de la grosseur d'une amande, ayant pour limite interne la muqueuse aréthrale, pour limite externe là membrane fibreuse tapissée encore d^une petite couche de tissu spongieux. Inutile d'ajouter que la muqueuse est absolument intacte. La partie voisine du tissu spongieux est altérée et peu résistante. En faisant passer un courant d^eau, on rend la pavité plus nette et un peu plus étendue parce qu'on entraîne les détritus formés par les débris du corps spongieux déchiré. On a donc là une rupture interstitielle de la paroi uréthrale. Elle siège environ à 13 millimètres de Taponévrose de Carcassonne qui est intacte; «ûfinil faut ajouter que la racine du corps caverneux du côté gauche, à côté de la déchirure du corps spongieux, présente une petite contusion.

Exp. VII. Rupture incomplète de la muqueuse, — Contusion antêropostérieure sur le périnée avec un morceau de bois rond un peu plus gros que le poing.

Homme de 45 ans (cadavre frais). Le coup est appliqué avec une certaine violence et semble porter surtout sur la partie antérieure du périnée. Rien extérieurement, aucune lésion des tissus sous- cutanés, ni du bulbe. On ne trouve de lésions que sur la muqueuse uréthrale. A 2 centim. au moins en avant du collet du bulbe, on trouve une déchirure de la muqueuse circulaire, déchiquetée, peu profonde. Cette déchirure n^est pas linéaire, mais s'étend sur un espace de 5 à 6 millim. dans lequel la muqueuse est comme écrasée. Le corps spongieux à ce niveau est également contusionné, du reste, il est bon d'ajouter qu'il était, ainsi que le bulbe, peu volumineux et contenait très-peu de sang.

Xi semble bien évident que dans ce cas la muqueuse uréthrale a été comme écrasée sur la partie antérieure de la symphyse pubienne.

Exp. VIII. Rupture interstitielle. — Contusion du périnée avec un billot arrondi et présentant une légère saillie non anguleuse d*un côté. On ne trouve qu'un décollement sous-cutané au niveau de cha- Terrillon. 13

cane des branches ischio-pubiennes, qui a mis à nu la racine des corps caverneux^ lesquels sont contusi on nés profondément dans leur tissu érectile. Le bulbe, gorgé de sang« est ramolli et légèrement diffluent à 3 centimètres et demi de son extrémité inférieure à la racine des corps spongieux.

Exp. IX» Rupture incomplète. Tunique fibreuse intacte. Rupture par choc. — Une bougie en cire molle du n<* 14 étant introduite dans Turèthre. Cadavre frais.

Avec une barre de fer de 6 centimètres de diamètres, une contusion est produite d'avant en arrière sur le périnée. La barre de fer correspond au moment du choc à la ligne coccy-pubienne.

Peau intacte. Arrachement léger de la racine du c<»ps caverneux gauche. Décollement à ce niveau arrivant jusqu'à Taponévroae de Çarcassonne.

Rupture interstitielle du bulbe à sa naissance vers le corps spon> gieux.

Muqueuse légèrement rupturée en travers à 2 cent» de l'aponévrose sur sa face inférieure.

Exp. X. Rupture incomplète. — Même disposition que dans la précédente, résultats identiques. Le choc ayant été plus violent, le bulbe est rupture aux dépens de sa partie inférieure à 2 cent, i/2 de so» extrémité inférieure : muqueuse, tissu spongieux, membrane fibreose* Donc rupture incomplète, mais totale.

La sonde aplatie plus violemment, ne présente pas d'encoche au niveau du ligament triangulaire, l'aplatissement siège à plus de 1 cent, de ce ligament et parait correspondre à la symphyse.

La bougie est aplatie en un point qui correspond au niveau de la lé» sion de la muqueuse, mais c'est son bout supérieur qui est atteint.

On ne trouve aucune encoche au niveau du ligament triangulaire intact, très-tendu, et résistant.

Exp. XL Rupture intorstitieUe, — H. de 58 ans. Peu muscré. (Edématié. Position de la taille. Coup avec une bûche de 10 cent, de diamètre. Peau intacte. Un peu de décollement sous-cutané à droite et ft gauche du bulbe daDs une petite zone. Aponévrose superficielle intacte. Léger décollement au niveau de chacune des racines du corps caverneux. Ecrasement et dilatation des deux racines. Foyer de 1 cent. Bulbe, à 3 cent, en avant de son extrémité postérieure, très-léger écrasement, sans lésion de la muqueuse uréthrale. Il semble n'y avoir eu que contusion du bulbe. L*effort a porté surtout sur les parties latérales et ce choc n'a guère atteint fortement que les racines des corps caverneux.

ExP. XII. Rupture incompLète, mais totale» Rapture par coup de pied dans la région du périnée. — Le cadavre d^un homme de 40 ans, fortement musclé, mais peu chargé de graisse, est placé sur le dos et à terre. Les jambes sont relevées et fortement écartées, le scrotum maintenu sur Tabdomen. Un vigoureux coup de pied est appliqué sur la partie moyenne du périnée, environ à 3 centimètres de Tanus. Le soulier qui servait de corps contondant était à bout presque carré.

Extérieurement la peau est simplement éraflée ; au-dessous d^elle, on constate un décollement médian ayant 2 1/2 à 8 centimètres dans tous les sens. Du côté gauche il s* étend plus profondément et plus loin vers la branche ischio-pubienne ^ de ce côté donc les lésions de l'aponévrose et des tissus sous-aponêvrotiques sont assez étendues .

Le muscle bulbo-caverneux paraît à peu près intact, sauf du côté droit où il est légèrement déchiré. On constate alors que au-dessous de cette déchirure existe un décollement profond qui sépare Je bulbe de la racine du corps caverneux correspondant. Ce décollement profond n'existe pas à gauche.

En découvrant le bulbe, on trouve sa tunique fibreuse légèrement déchirée du côté droit, et on constate à ce niveau une dépression et une suffusion sanguine transv^ersales. Cette lésion est située à 2 centimètres de l'extrémité inférieure du bulbe.

En incisant au niveau de cette dépression, on tombe dans une cavité oblongue, allongée dans le sens transversal, dépassant un peu la ligne médiane du côté gauche et qui est formée par une rupture du tissu spongieux. Plus profondément, mais au même niveau, la paroi inférieure et latérale droite de la muqueuse uréthrale est rupturée trans- -versalement à 1 cent. 1/2 de l'abdomen. Ces détails sont encore plus nets lorsqu'on enlève avec un peu d^eau le sang et le détritus formé par la rupture du corps spongieux. La racine du corps caverneux droit est contusionnée et présente une déchirure de sa partie érectile dans un point correspondant transversalement à la rupture du bulbe ; rien dans le corps caverneux gauche.

Exp. XIII. Rupture interstitielle. Contusion de la partie moyenne du périnée par un coup de pied. — H. de 55 ans (cadavre frais), étalé sur le dos à terre, les cuisses sont relevées, les bourses maintenues sur Tabdomen. Le pied droit étant chaussé d'un sabot en bois dont Textrémîté peu large est légèrement recourbée et coupante en avant, on applique ub vigoureux coup sur la partie moyenne du périnée. La seule lésion qu^on trouve existe au niveau du bulbe et de la muqueuse correspondante; elle consiste en une rupture interstitielle du bulbe ▼ers sa partie moyenne à 1 cent. 1/2 de son extrémité supérieure ; il s*est formé une cavité transversale par déchirement du tissu spongieux^ A ce niveau la muqueuse uréthrale présente une lésion circulaire assez

visible qui consiste dans une espèce de froncement limité dû manifestement à une compression. En un point seulement, vers sa face inférieure, elle présente une petite déchirure. Cette lésion circulaire est située à 3 ou 4 millimètres en avant du, collet du bulbe.

Il est fort possible qu^ici elle soit le résultat d*une pression contre le rebord falciformedu ligament triangulaire placé au-dessous de la symphyse.

Exp. XIV. Rupture incomplète non totale. Coup de pied sur le périnée par derrière, le sujet étant accroupi sur les genoux et les coudes. H., 52 ans. Peau intacte. Aponévrose superficielle rompue et décolle* ment de 2 centimètres. Rupture transversale du muscle bulbo«caverneuz. Bulbe aplati, mais la membrane fibreuse est intacte.

Latéralement un peu de décollement au niveau des deux racines du corps caverneux.

L'urèthre étant coupé en avant et rabattu, on ouvre par la paroi supérieure. Rupture transversale des deux tiers du calibre du canal, de la paroi inférieure, à 1 cent. 1/2 de l'aponévrose de Carcassonne. Tissu sjpongieux rupture au même niveau.

Exp. XV. Contusion transversale sur la partie extérieure du périnée, — Sujet de 45 ans environ. Sonde molle introduite dans le canal n^ 14. Peau non rupturée, tissu cellulaire intact, de même que l'aponévrose. Rupture complète de l'urèthre avec conservation de la tunique fibreuse, vers la paroi supérieure et un peu sur les parties latérales ; la sonde est coupée.

La rupture siège exactement vers la partie inférieure de la face antérieure de la symphyse du pubis, à deux centimètres et demi du liga^ment de Carcassonne.

Exp. XVI. (Idem,) — Bougie en cire aplatie. Peau, tissu cellulaire, aponévrose superficielle intacts; puis on trouve une poche de la dimen. sion d*une petite noix, ayant 2 1/2 centimètres de hauteur, et correspondant à la plaie de Turèthre rompu, dont les deux bouts sont rétractés *, la sonde n'étant pas rompue traverse cette cavité, d'avant en arrière. Même forme de rupture que dans la précédente expérience.

Exp. XVII. Contusion du périnée avec un marteau en fer (marteau des boites d*autopsie). — Trois coups de marteau appliqué avec une certaine violence sur la partie moyenne et antérieure du périnée n*ont produit aucune lésion de Turèthre. Au niveau du point où la contusion a eu lieu, on trouve un décollement sous-cutané d'une étendue variable^ les tissus voisins et profonds semblent plus ou moins altérés, mais, soit que l'urèthre ait fUi devant le corps contondant, soit pour toute autre raison, on ne trouve aucune lésion digne d*ètre notée.

Raptares par fraetnres du bassin.

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