‹ Des Ruptures de la RateChapitre 11 sur 13 · OBSERVATION IT · texte numérisé non relu

OBSERVATION IT

Madame X... âgée de 28 ans, habite à quarante kilomètres d'Alger ün villagé infésté par la malaria. Elle en a d'AMMEUES éu à subir différentes ‘atteintes . C'est dans son jeune âge, à huit ans qu’ellera été le plus durement éprouvée. Acette époque;elle a, souf: fert pendant quatre mois de la fièvre intermittente dontles accès revenaient ayec acharnement tous.les

deux. jours, malgré le traitement quinique. Il est vrai que, depuis ce moment, elle n’a eu que duelques accès très éloignés les uns dés autrés.

- Ellé'a toujours été bien réglée’; a eu quatre enfants dont déux:sont'encore vivants. ou 45 q

Comme autres maladies antérieures, elle ne nous signale, qu’un érysipèle de la face survenu à l’ âge. de douze ans.

Le début de la maladie actuelle remonté au mois de novembre 1891, mois ‘pendant lequel élle commença à ressentir une légère douleur dans la région hÿpogastrique. Peu de temps après, comme cette

douleur. qui continuait à persister la. faisait. se: surveiller sans cesse elle crut apercevoir une tumeur, Et cette tumeur était, disait-elle, une causé de gêne : elle lui rendait les digestions excessivement pénibles

et l’obligeait à se coucher pendant une heure après chaque repas.

Get état de choses dura jusqu’en février 1892; la tuméfaction de son ventre qui n'avait cessé d’augmenter jusqu’à ce momentcommençait à lui donner de sérieuses inquiétudes. Elle prit la résolution‘d’aller consulter le D''Montet qui, après quelques presériptions et une nouvelle consultation la fit.entrer dans le service du D' Vincent, sous la rubrique, kyste de l'ovaire. Elle entra donc à l'hôpital, salle Lisfrane le 8 mai 1892. +

À priori elle à l'air de jouir d’une santé parfaite. Son teint est frais, souriant, elle n’a pas de fièvre : seulement une gêne passagère après les repas et l'inquiétude de voir son ventre grossir. Eten effet la chose qui frappe à la première inspection dela malade, c'est le ballonnement de son ventre, accentué surtout à la partie inférieure. Cet accroissement de volume est coupé par! uné dépression assez PRES au niveau dé la ligne oïbilicale.

À la palpation, on sénl une tumeur qui occupe toute la région ombilicale, qui remplit les fosses iliaques droite et gauche ; elle est pourtant plus sensible dans la fosse iliaque gauche: elle s'élève de cette façon jusqu’à l'ombilic en prédominant toujours à gauche. Si le rebord dela main ‘est appliqué sur la paroi abdominale, ün peu au-dessus dé l'onbilic, il la déprime parfaitement et laissé croire que la tumeur finit à ce niveau. ef

La région Située au-dessous de cette ligne horizontale passant un peu au-dessus de l’ombilic est absolument mate : celle qui est située au-dessus est au contraire franchement sonore, Cette tumeur sem

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ble lisse, assez rénitente, mais la fluctuation :n’est pourtant pas celle que l’on trouve ordinairement dans.les kystes ovariques.

Par le toucher vaginal on s'aperçoit que la tumeur bombé dans les culs-de-sac latéral gaucheset postérieur: une pression imprimée à. la paroi abdorinale est ressentie par ledoigt:quiexplore ces mêmes. culsde:sac. L’utérus reste pourtant immobile ; il ne fait donc pasicorps avec le néoplasmes!

Au diréde la malade cette tumeur datait de six mois: elle avait débuté par la partie inférieure de l’abdomen}:par la région hypogastrique et avait lentement envahi la fosse ilaque, gauche:et la région ombilicale. Elé était d’ailleurs, parfaitement limitée ct avait évolué chez une femme dont l’état général très satisfaisant laissait croire, que:ce néoplasme du bassin: n'avait retenti en-rien sur:la, santé du sujet qui lé portait. Dèslors on posa le diagnostic de kyste de l'ovaire bien que l'abdomen ne, fut pas très tendu et que la fluctuation, ne: fut pas parfaitement évidente, On,se décida à faire une ovariotomie.

La: Japarotomie fut. faite le 48 mai 1892. pie avoir .incisé sur la ligne médiane. les différentes couchés de la paroi abdominale on\tombe sur une tumeur considérable. englobée par des: adhérences. Le Docteur. Vincentintroduisant sa main dans la cavité abdominale essaie de les décoller. Il arrive. au niveau.de la dépression ombilicale.et croit avoir:atteint la limite de la tumeur. On.fait alors une, ponc: tion aspiratrice avec l'appareil. de Potain. Elle n’amène. que, quelques gouttes de, sang. M. Vincent commence à.émettre des doutes. sur la nature de la limenr REV à la recherche Qu pi édiqule dans le bas-

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