RAP RP PE NET
ROUE Le sive de l'urine, accumulée,dans la vessie sous la simple action de la pesanteur ou de Ta contraction limitée des urelères, suffit rarement à faire éclater ce réservoir malade. Pousson fait avee juste raison intervenir lun des deux facteurs suivants :
a) La contraction des muscles de la paroi abdominale agissant sur le globe vésical ; |
b) Les contractions mêmes de la tunique musculaire de la vessie.
a) Les effets de la contraction des muscles abdominaux se font sentir au maximum dans le phénomène de l'effort général, alors que le diaphragme est fixé par une inspiration profonde. Lorsqu'un rétrécissement infranchissable ou une rapture du canal s'oppose à l’expulsion des urines, les conditions de la rupture du réservoir par ce mécanisme sont plus sûrement réalisées, la voie d'échappement des urines est fermée par une disposition organique et les contractions des muscles abdominaux s’exer-
cent avec la plus grande chance de réalisation de leurs effets nuisibles. L'exemple de Call (Obs. X) est typique. Cet accident est encore plus à redouter, lorsque, administrant des anesthésiques à de pareils malades, on les expose aux dangereux effets des contractions musculaires violentes et irrégulières de la période d'excitation. Ilest vrai qu'avec l’anesthésie à Péther cette période est peu marquée.
b) Les contractions mêmes de la tunique museu-. laire de la vessie sont aussi un facteur de sa rupture (Obs. X). L'autopsie dans ces cas montre une vessie altérée dans toutes ses couches, épaissie, à museulature parfois très développée. Sans doute, lépaississement des parois vésicales en augmente la résistance statique ; mais 11 faut compter avec la puissance des contractions
hote du musele hypertrophié, qui, s'exérçant sur son conténu incompressible alors qu'un ‘obstacle s'oppose à son issue, est capable de se rompre à la facon des organes creux, tels que le cœur et l'utérus gravide. |
L'hypértrophie musculaire $e développe chez le rétréci. Elle est une sauvegarde assurant l'évaeualion du réser-. voir; mais, qu'à un moment donné la striction se prononce subitement et s'oppose invinciblement au passage de l'urine, il est à craindre que les contractions des parois du réservoir ne deviennent la cause déterminante d'uné rupture. |
2 Ruplure lraumalique.— Le plus souvent la perforation extrapéritonéale est précédée d'une /raclure du bassin. Les fragments des branches ischio-pubiennes viennent de leur pointe acérée perforer de dehors en dedans la paroi vésicale. Les bords de la déchirure sont contus avec tendance au sphacèle.
En d’autres circonstances plus rares, l'examen celinique ne décèle pas de fracture; la radiographie est aussi négative (Obs. [, IV). ;
La fracture peut passer inaperçue à un premier examen; un second la découvre et permet de poser un diagnostie précis. |
Cependant parfois le squelette est intact. Legueu admet alors une disjonction momentanée des pubis, une sorte de « symphyséotomie traumatique transitoire »; les ligaments pubo-vésicaux, violemment tiraillés el écartés, déchirent encore la paroi antéro-inférieure sous-péritonéale de la vessie.
Même en dehors de tout déplacement de la symphyse, la rupture peut se produire par l'action des ligaments pubo-vésicaux. Dans une chute, un choc, le col vésical reste fixe; le globe vésical Hbre, plus ou moins distendu,
SOA est animé d’une certaine force vive qui le projette soit en avant, soit en arrière, soit latéralement. L'ouraque ne lui est qu'un médiocre soutien. Il en résulte des tiraillements au niveau des points de fixité et particulièrement aux insertions des ligaments pubo-vésicaux ; d’où déehirure;ruplure. |
En conclusion, la déchirure extrapéritonéale paraît plutôt dué à un déplacement de l'organe, tandis que la rupture intrapéritonéale est Le fait de l'hypertension brutale dans le’ globe vésical: celui-ci éclate en son point faible, le plus mal contenu, c’est-à-dire en haut et en arrière.