APE
La
produit deux résultats intéressants à étudier. La vessie dépasse la ceinture pelvienne pour venir contracter des rapports nouveaux avec les parois abdominales et est, de ce fait, plus accessible aux violences extérieures. En arrière, sa face postérieure, au lieu d’être embrassée par la concavité du sacrum que tapisse encore le rectum, répond à l'angle sacro-vertébral, ce qui, d’après Laugier, est une condition défavorable pour cet organe. Le second résultat de la distension forcée de la vessie est l'écartement de ses fibres musculaires qui laissent entre elles les espaces variables. dans lesquels la muqueuse est en contact avec la séreuse, d’où la formation possible de hernies tuniquaires (Cruveilhier) et de rupture. |
Les causes délerminantes des ruptures de la vessie sont des plus variées. Ce sont, en général, des violences extérieures qui viennent exercer leur action sur le réservoir urinaire ; le mode d'application en est du reste fort variable. |
Bartels a rétabli, à cet égard, une intéressante statislique. Sur 169 cas, 57 fois la rupture a été déterminée par une chute d'un lieu plus ou moins élevé ; 51 fois eest un coup, un choc d’un objet plus où moins pesant el animé d'une certaine vilesse (coup de pied, coup de poing, choc produit par une charpente, éelat d’obus) ; 0? fois 11 y a eu écrasement par une voiture, par un éboulement, par le tampon d’un wagon, ete.
Celle même variété de traumatisme se retrouve dans les observations que nous publions : chute d’une hauteur de 4 mètres (0bs. 1); choc d’une lourde pièce de bois (Legueu); coup de pied de mulet. Parfois le traumalisme porle sur la région périnéale. L'urètre se rompt habituellement contre l’arcade pubienne ou le li-