‹ Des Ruptures Tendineuses Sus-RotuliennesChapitre 8 sur 43 · RAÏ · texte numérisé non relu

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le large tendon du triceps et passe avec lui au devant du genou; sur les côtés elle se continue avec les aponévroses jambière et péronnière. Elle présente une épaisseur considérable, surtout en dehors.

Au dessous de l’aponévrose se rencontre une deuxième lame fibreuse qui constitue le quatrième plan décrit par M. Sappey au tendon du triceps et forme pour cet auteur une insertion accessoire à toute la largeur de l'extrémité supérieure du tibia. Ce quatrième plan nait du bord convexe du vaste interne et du vaste externe et passant au devant du tendon proprement dit du droit antérieur, de la rotule à laquelle il n’adhère que par du tissu cellulaire lâche, et au devant du ligameut rotulien forme une vaste expansion qui enveloppe toute cette région.

Le ligament rotulien, né du sommet de la rotule se fixe inférieurement à la tubérosité antérieure du tibia après un trajet de 5-6 centimètres. Ce ligament aplati et triangulaire est plus fort et plus résistant que le tendon du triceps, aussi d’après M. Richet ses ruptures sont-elles plus rares. Nous aurons à discuter plus loin la vérité de cette affirmation.

Au dessous du tendon du triceps se trouve une bourse séreuse ; au dessous de la rotule et du ligament rotulien, la synoviale et l'articulation.

La bourse séreuse sous-tricipitale; ordinairement 4écrite sous le nom de cul-de-sac supérieur de l’articulation du genou part de la rotule et remonte 4 ou 5 centimètres plus haut. Elle est en rapport par sa face postérieure avec la partie sus-condylienne du fémur, par sa

partie antérieure elle adhère au tendon du triceps. Loin d'être séparée du tendon par un couche cellulaire lâche, comme le voulait Nélaton, elle lui adhère au point qu'il n'est pas possible d'établir une ligne de démarcation bien nette entre elle et ce tendon. Les descriptions de MM. Richet et Sappey ne laissent aucun doute à cet égard. M. Amodru qui a étudié particulièrement ce point, insiste encore sur cette adhérence. ç« II y a à la surface du tissu tendineux, une petite couche de tissu amorphe supportant des cellules épithéliales. Sur les points où elle n’est pas doublée par le tissu tendineux, la couche, amorphe qui appartient à la synovial est en rapport avec du tissu cellulaire lâche ».

La bourse séreuse sous tricipitale est parfaitement distincte de Ja synoviale du genou. Celle-ci est une véritable séreuse articulaire, la première est plutôt une bourse muqueuse. Elle n'existe pas en effet sur le fœtus à terme. Plus tard à 6 ou 7 ans par exemple elle est bien constituée et communique parfois avec l’articulation par un orifice tantôt large, tantôt plus étroit. Il est des cas même où la communication ne s'établit et ce sont les plus nombreux (Sappey, Panas) M. Richet est arrivé à des conclusions un peu différentes ; suivant lui cette disposition existe, mais est tout à fait exceptionnelle. Ne faudrait-il pas chercher cette différence dans les conclusions de M. Richet et de M. Amodru, dans l’âge des sujets sur lesquels ont porté leurs recherches. M. Ainodru ayant examiné surtout de jeunes sujets et M. Richet des adultes.

Enfin, cette bourse sous-tricipitale ne présente pas

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de franges synoviales et par là est parfaitement distincte de la synoviale du genou.

Un faisceau musculaire détaché du triceps, le tenseur de la synoviale est en rapport direct avec la bourse sous-tricipitale. Son but serait d'empêcher le froissement de la synoviale en l’attirant en haut pendant les mouvements du genou. M. Duchene de Boulogne s’inscrit en faux contre cette interprétation mais sans expliquer le rôle de ce faisceau.

Un mot en terminant sur la physiologie du triceps fémoral. Il est extenseur de la jambe sur la cuisse. Ses 3 parties se contractant ensemble tendent à redresser l'angle obtus ouvert en dehors que forme le tendon du triceps, la rotule et le ligament rotulien. Le vaste externe par sa contraction isolée exagère cette tendance. Le droit antérieur en plus de ses congénères est fléchisseur de la cuisse sur le bassin. Le triceps fait à lui seul équilibre dans la station au poids de tout le corps. C'est lui qui soulève tout le tronc dans la progression et le saut.

Il a pour antagonistes les fléchisseurs nombreux et puissants, le droit antérieur à de plus pour adversaires, lorsqu'il prend son point fixe sur la jambe, les extenseurs de la cuisse et du tronc, qui tendent à l’allonger pendant le renversement du corps en arrière sur la cuisse étendue (Binet).

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