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Baptême des adultes

La première disposition que les adultes doivent avoir pour la réception du Baptême, c'est le désir de le recevoir. Puis ils doivent avoir la connaissance des principales vérités de la religion, être animés des sentiments de foi, d'espérance et de charité, accompagnés d'un commencement d'amour de Dieu.

Quand quelqu'un est en danger de mort, on peut le baptiser quand bien même il ne serait pas instruit de tous les principaux mystères de la foi, pourvu qu'il affirme leur donner son assentiment et promette d'observer les commandements de l'Église.

On peut baptiser les enfants qui, étant suffisamment instruits, demandent le Baptême, bien qu'ils soient exposés plus tard à perdre de vue les préceptes de la religion catholique.

Celui qui n'aurait jamais eu l'usage de la raison sera baptisé de la même manière que s'il était enfant.

Si quelqu'un, avant de perdre l'usage de la raison, avait par quelque signe manifesté le désir de recevoir le Baptême, devrait être baptisé en danger de mort ; mais on ne lui administrera pas ce sacrement s'il n'est pas en danger de mort ou s'il n'a pas manifesté auparavant le désir de le recevoir.

S'il se présentait pour recevoir le Baptême, un étranger qui, ayant vécu sans aucune pratique religieuse, déclare ignorer s'il a été baptisé, ne sachant pas si ses parents étaient chrétiens, il faudrait l'instruire des principales vérités de la religion, l'exciter à la contrition, le faire confesser et lui administrer le Baptême sous condition. Enfin on lui donnera ensuite, toujours sous condition, l'absolution.

Si un adulte catholique avait été validement baptisé étant enfant, mais qu'on eût alors omis les cérémonies prescrites par le Rituel, il faudrait suppléer à ces prières et à ces cérémonies, selon la méthode exposée pour le Baptême des petits enfants ; mais s'il s'agissait d'un hérétique adulte, converti à

la religion catholique, dans le cas où il faudrait suppléer les cérémonies ou réitérer le Baptême, parce qu'on aurait des doutes fondés sur sa validité, on suivrait alors la méthode prescrite par le Rituel pour le Baptême des adultes.

L'Église autorise l'emploi du rite du Baptême des enfants au moment de la première communion et même jusqu'à l'âge de quatorze ans ; mais le baptisé doit répondre lui-même avec le" parrain et la marraine.

L'évêque, quand il y a une raison grave et raisonnable, peut permettre que les cérémonies pour le Baptême des enfants soient employées pour le Baptême des adultes.

En recevant un converti dans l'Église, on suivra les règles données par la Sacrée Congrégation du Saint Office, le 20 juillet 1859 :

1° A quelque secte qu'il appartienne, le prêtre doit faire d'abord une enquête sérieuse sur la validité du Baptême qu'il a reçu.

2° S'il lui administre le Baptême d'une manière absolue, il n'y a pas à lui faire faire d'abjuration ni à lui donner l'absolution.

3° S'il lui donne le Baptême sous condition, il faut lui faire faire une profession de foi, lui administrer ensuite le Baptême, entendre sa confession et lui donner l'absolution sous condition.

4° Si on juge que le Baptême qu'il a reçu est valide, on se contente d'entendre son abjuration ou sa profession de foi et de l'absoudre des censures.

ENGAGEMENTS RESULTANTS DES PROMESSES OU VŒUX CONTRACTÉS DANS LE BAPTÊME

Par les promesses ou vœux du Baptême, on s'engage irrévocablement et pour toute la vie :

1. — A croire en Jésus-Christ et à professer la doctrine chrétienne, c'est-à-dire, à admettre toutes les vérités que Notre- Seigneur nous enseigne dans l'Évangile, dont l'Église est l'interprète et qu'elle nous transmet de sa part ; et aussi à conformer sa conduite à toutes les lois divines et ecclésiastiques que la foi chrétienne nous impose.

2. — A renoncer à Satan, à ses pompes et à ses œuvres. Renoncer à Satan ou au démon, c'est repousser sa domination et ne plus vouloir en aucune façon lui appartenir.

3. — Renoncer aux pompes de Satan, c'est refuser d'abord de suivre ses fausses maximes qui sont la contradiction des maximes de l'Évangile. Par exemple, l'Évangile béatifie la pauvreté, le renoncement, le sacrifice ; le démon, au contraire, proclame heureux les favoris de la richesse, de la jouissance, du plaisir.

Par les pompes de Satan, il faut entendre encore les vanités du monde et les plaisirs dangereux par lesquels il voudrait nous séduire ; tels sont les vaines parures, certains jeux, bals, spectacles, divertissements qui sont des occasions de péché ou des pièges tendus à l'innocence.

Enfin par les œuvres de Satan, il faut entendre tous les péchés. Le démon étant l'esprit du mal, toutes ses œuvres sont mauvaises et c'est Notre-Seigneur qui déclare : " que ceux qui commettent le péché accomplissent l'œuvre du démon, leur père. " (Saint Jean, vin, 41).

L'enfant lui-même contracte tous ces engagements, parce qu'ils sont la conséquence même du sacrement qu'il reçoit. Il les contracte par la bouche de ses parrain et marraine qui demandent pour lui le Baptême et font les promesses exigées avant son administration. Quand il est parvenu à l'âge de raison, l'enfant doit renouveler ses vœux, et, alors qu'il en apprécie les avantages, il les ratifie devant Dieu. Il est bon de les lui faire ratifier solennellement au jour de sa première communion.

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