La satisfaction
La satisfaction est nécessaire. Toute offense exige une réparation. C'est une vérité incontestable, une maxime de simple bon sens. Or, le péché est une offense, c'est le plus sanglant affront que nous puissions faire à Dieu ; il faut donc une réparation à cette offense, il faut une pénitence ou une satisfaction.
Cette satisfaction doit avoir certaines qualités, entr'autres : Elle doit être: a) proportionnée à la qualité des péchés, à leur nombre, à leur gravité, à leur durée, au scandale qu'ils ont pu causer ; b) convenant à la qualité du pénitent, à l'âge, à la santé, au genre de vie, aux dispositions morales de chacun ; c) propre à préserver à l'avenir de nouvelles chutes et à venger Dieu du mal commis. •
Le genre de ces pénitences est très divers. C'est une prière, une messe entendue sur semaine, un chemin de croix, des litanies, un chapelet, quelque lecture spirituelle, etc.
La plus salutaire des pénitences est 'a fréquentation des sacrement?. Les fidèles qui les fréquentent finissent vite par se corriger de leurs mauvaises habitudes ; car les sacrements sont les moyens les plus puissants pour leur donner la grâce.
Le confesseur ne doit rien prescrire qui puisse détourner des devoirs d'état, qui soit trop long, d'une exécution difficile ; rien qui puisse faire soupçonner les fautes du pénitent ou nuire à sa réputation ou qui soit singulier.
Le pénitent est tenu à la pénitence imposée par le confesseur, pénitence dont l'acceptation fait partie essentielle, et l'accomplissement, partie intégrante du sacrement. Son omission volontaire entraîne toujours le péché.
La pénitence imposée par le confesseur comme satisfaction pour des péchés graves accusés en confession oblige gravement de telle sorte qu'il y aurait péché grave à l'omettre. Au con-
traire la pénitence imposée comme satisfaction pour des péchés véniels n'oblige que sous peine de péché véniel.
Le pénitent doit accomplir la pénitence de la manière et au temps prescrits par le confesseur ou le plus tôt possible, si le confesseur n'a rien déterminé là-dessus ; car il est grave non seulement de laisser le sacrement sans son intégrité mais encore de ne pas payer ses dettes ou de différer trop longtemps la satisfaction.