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FORME DU SACREMENT DE PENITENCE

L'absolution. La forme essentielle de l'absolution consiste en ces mots : te absolvo a peccatis tuis, paroles que l'on ne peut par là même omettre sans péché grave.

La forme rubricale comprend toutes les prières indiquées dans le Rituel, qui précèdent et suivent la forme essentielle.

Les prières Miser eatur et Indulgentiam, ainsi que Passio Domini nostri, . . . bien qu'elles soient très salutaires et qu'elles doivent être ordinairement dites, peuvent néanmoins être omises licitement, selon le Rituel romain, quand les confessions sont nombreuses. Cependant comme la prière Passio Domini nostri élève les bonne œuvres du pénitent et en fait des œuvres de satisfaction sacramentelle, il faut l'omettre moins facilement.

Quand on ne donne pas l'absolution, on n'est pas tenu de dire le Misereatur ou V Indulgentiam, ni une autre prière ; mais il convient de lever la main et de faire le signe de la croix sur le pénitent.

Dans les cas de grave nécessité, par exemple, lorsque la mort est imminente, le confesseur ne dit pas : Dominus noster Jésus Christus te absolvat, etc., il résume le tout en disant : Ego te absolvo ab omnibus censuris et peccatis, in nomine Patris. etc.,

Le mot Deinde qui précède immédiatement la forme essen-

tielle ne paraît pas former partie de la forme sacramentelle ; cependant on doit l'ajouter.

Pour ne pas s'exposer à violer le secret de la confession, le confesseur aura soin de ne pas prononcer les paroles de l'absolution de manière à être entendu des autres pénitents ; cependant qu'il les dise toujours à voix un peu élevée, nette et distincte.

Il faut que le pénitent soit présent pour recevoir l'absolution ; mais, dans le cas de nécessité, comme lorsqu'on voit tomber une personne d'un arbre ou d'un échafaudage, d'aussi loin qu'on peut l'apercevoir, on doit lui donner l'absolution, au moins sous condition.

Quant à cette présence requise pour l'absolution, il suffit de ce que l'on appelle la présence morale ; elle existe quand on peut se faire entendre en parlant à haute voix, comme on fait d'habitude. Beaucoup d'auteurs estiment qu'elle existe jusqu'à vingt pas, alors surtout que le pénitent ne s'est pas éloigné de la vue du confesseur. On peut absoudre un pénitent qui a déjà quitté le confessionnal mais qui n'en est pas loin. A raison du danger, on peut absoudre, en se tenant sur le seuil de la chambre, un malade atteint d'un mal contagieux.

Si l'on avait im doute fondé d'avoir absout validement un pénitent à qui l'absolution serait nécessaire pour aller communier, il faudrait la répéter sous condition.

Il est probable et plus conforme à la vérité que l'absolution donnée par téléphone est invalide, parce que, en réalité, elle est donnée à une personne humainement absente.

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