PRÉPARATION AU MARIAGE
Jésus Christ a élevé à la dignité de sacrement la vénérable alliance des époux et il a voulu qu'elle exprimât l'union qu'il a contractée lui-même avec son Église.
C'est le devoir des curés d'enseigner à leurs fidèles, avec un soin particulier, la doctrine catholique relative au sacrement de Mariage, en insistant sur son institution divine et sur son caractère d'indissolubilité. Les chrétiens qui leur demandent de bénir leur union ne sont pas seulement le présent, ils sont encore l'avenir de la paroisse et de la société.
On s'occupe de la préparation à la première communion, à la Confirmation ; pour le sacerdoce, il y a les années du Grand Séminaire, pour la profession religieuse, le noviciat, et il n'y aurait rien pour le mariage dont les obligations sont si grandes, les responsabilités si lourdes !
Aux époux, aux pères et mères de demain, que les curés montrent la gravité de leurs engagements ; plus ils feront ressortir la dignité et la sainteté de ce sacrement, plus aussi leur parole sera efficace pour amener les fidèles à s'y préparer saintement.
Il leur enseignera, avec réserve et prudence, les devoirs qui incombent aux époux et les soins qu'ils auront à donner à leurs enfants.
Ils se rappelleront que ce n'est pas à eux de combiner des mariages ; ils se montreront extrêmement réservés chaque fois qu'ils seront priés de fournir des renseignements à l'occasion d'un projet de Mariage. Ici moins qu'ailleurs ils ne peuvent s'attendre à voir les confidences, même les plus intimes, restées enveloppées dans le secret.
Ils prendront toutes les précautions possibles pour arriver
à être moralement sûrs que les contractants sont libres de tout empêchement et surtout d'autres liens matrimoniaux, et s'il s'agit de vagi, il faut que le curé, hormis le cas de nécessité spéciale, ait obtenu la permission de l'évêque.
De temps en temps, ils expliqueront la nature de ces empêchements en chaire ; ils feront comprendre aux fidèles quelle faute c'est de se marier avec un empêchement, et quelle charité c'est, de préserver des fiancés de ce malheur.
Ils feraient bien aussi de détourner les jeunes gens de s'unir avec des parents à un degré trop rapproché, en leur faisant valoir la difficulté d'obtenir la dispense, et surtout les inconvénients qui peuvent en résulter pour les enfants qui en naîtront peut-être infirmes ou muets.
Il est important, dans une région comme la nôtre, que les curés attirent souvent l'attention de leurs ouailles sur les dangers et les graves inconvénients des Mariages mixtes. S'ils n'ont pu Jes empêcher, ils ne se prêteront à demander la dispense que lorsqu'ils auront fait les efforts voulus pour remédier autant que possible aux mauvais effets qui sont à craindre. Chaque année, le dimanche après l'Epiphanie et le premier dimanche après Pâques, ils se feront un devoir de rappeler aux fidèles les funestes conséquences de ces Mariages et l'excommunication qu'encourent ceux qui se marient devant un ministre protestant.