‹ Des satyres, brutes, monstres et démonsChapitre 3 sur 130 · LE MARESCHAL · texte numérisé non relu

LE MARESCHAL

DE SAINCT GERAN

Monseigneur,

es Spartiates ont practiqué longtemps une constume à l'endroit des petits en/ans, digne seidement de l'austérité d'un tel peuple. Car si tost qu'ils estoient ne%, on les mettoit entre les mains d'un certain Officier député pour les visiter, lequel, après les avoir exactement considère^, s'il les trouvoit difformes en leurs membres, ou débiles en leur complexion, les precipitoit dans les Apothetes ou Depositoire, lieu destiné pour ceste inhumanité, parce qu'ils estimoient estre indigne de leur grandeur, de nourrir des monstres qui fer oient honte à leurs parents, ou des délicats qui seroien t inutils à leur Republique. Or puisque les livres sont les enfants de l'esprit, quel jugement dois-je attendre en vous présentant aujourd'huy ce traicté, dont le nom et le subject est si mons-

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