‹ Des sciences occultes; ou, Essai sur la magie, les prodices et les miracles; (volume 2)Chapitre 63 sur 80 · CHAPITRE XXVIH · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIH

Conclusion. Principes suivis dans Ip oours.de la discussion. Réponse à l'objection tirée de la peite des notions scientifiques des anciens. Démocrite seul , parmi eux , s'occupa d'observaticHis et de physique expérimentale. Ce philosophe voyait comme nous, dans les œuvres magiques, les résultats d'une application scientifique des \ojs de la nature. Utilité dont it est d'étudier sous ce point de vue, les nuracles des anciens. Les. Thaumaturges ne liaient ensemble, par aucune théorie , leurs notions savantes : c'est un indice qu'ils lés avaient reçues d'un peuple antérieui . Les premiers Thauitaatui^es ne peuvent être accusés d'imposture 3 mais il serait dangereux de suivre aujourd'hui leurs traces, en cherchant â sul^uguer le peuple par des miracles : Tobéissanoe volontaire aux lois est une conséquence assurée du bonheur que les lois procui'cnt mix hommes.

Nous avons entrepris de rendre à l'histoire de Fantiquité entière, la grandeur que lui

aSa DBS SCIBHCBS OCCULTW.

faisait perdre un mélange apparent de fables puénlcs, et de montrer^ dans les miracles^ dans les œuvres magiques des anciens^ le résultat de contiaissanôes sdenttfîqHes * plus ou moins relevées ^ mais positives , que, pour la plupart , les Thaumaturges se transmettaient secrètement , en s'eflbrçant avec le plus grand soin d^en dérober la connaissance aux autres hommes.

Deux principe^ nous ont coostamnoent guidés :

il est absurde d'admirer, ou de refuser de croire, comme surnaturel , ce qui peut être expliqué naturellement ;

Il çst raisonnable d'admettre que les connaissances physiques , propres à opérer un acte miraculeux, existaient^. au moin» pour quelques hommes, dans le temp^ et dans le pays où la tradition historique a placé le miracle.

Nous accusera-t-on de commettre ici une pétition de principe facile à renverser en niant le fait même du miracle 7 Non : il faut un motif plausible pour nier ce qui a souvetit été attesté par plusieurs autenr», et

DCS ! SOIKN CBS •OCIILTM. 363

répélé- k ÛlyeU^- éfigquc» ç co notif .n'exisU likM, et le.nriraole «éi^iM'd|}d4'la dasae des faits historiques ^ dés qii^tuie . explication ^ iinée de la iMituno^ de4 clittief , » dîwpé l^ppasenœ aifnatUf'oUe qiti 1b« ftâsailr cagarder Giunnm chiméviqoe.

Mais ^ enoona tioe fbÎ9 ^ comment dea coa^ noiasantea d^n di hJiut intérêt* ne aontt^Hea point arrii^êes jual|u'à: noua l Gomme -aé sont pdrduea, sur. toUte la<teBP€t^ e4 U» histoitea de 4a plus gcapde; partial de^ temps âooulasi) et tanltdd liunîèrea an Umt geore^dpnton^Kf dispute point la po^essipn aux anciens. Aux causes générales de destt^uctîon qui ont opéré ce^ yides ioimenads dans le domaine de Tinlelligence luànaine i^ se dont jointes ici deux causea particulières don^ noua avona- signalé Tén^ie : l'une est le myAèredontla religion et rintérèt^y k.renyî'^ enveloppaient les notiolis privilégiées; Tautre^ le défaut d'une liaison syâtéipatiqne qu- ailrait . pu si&ule établir w^^ ^UoBuw ^héorÂa raisonnée ; liaison sans laquelle les faits isolés se perdent successivement y aana qu<^ cesx qui surnagent rendent possible de retrouver ceux qu'enfoncent

^4 BBS 8CIBNCBS -ecCULTES.

peu à peu dam l'abime de lkmbK,4c iaps da temps , la négligence , h crainte-, b supen. tition et ISncapadté; • Ne jugeons, pont des counaissances anciennes par les n6tn^ Là physique expérimentale , considérée comme sdence , date du dernier siècle. Il- n'existait aupwavant qu'un empirisme capricieiixv ^iftgé par le hasard, égaré par les rêves de Fâl^imie. Plus aodennemen>, les^Roœain» n'ont iàit que copier les écrits des Grecs ^ qui eux-mêmes, sans tenter plus d'e«périences^ copiaient ce qu'ils trouvaient dans des livres pkis anciens, ou dans le» rédts d'auteur» étrangers quîîls rie comprenaient pas toujotips. Démocrite semble •enl avoir senti la nécessité d'oheerrer,.d'ap. prendre, de savoir par soi-même (i). Il con- »um» sa vie k. faire des expériences, en notant exactement , dans un livre qui traitait </e la Nature, \e^ faits "que lui-méine avait vérifiés(a). Jusqu'où l'avait conduit des i^chercfaes dans lesquelles aucune théorie ne lui servit

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