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2IO IXES SiGIBNGES OCCULTES.
directions qu'on voulait leur imprimer (i).
Anne Comnène (2) parle de feux que des soldats ^ armés de tubes assez semblables à nos canons de fusil ^ lançaient sur l'eqnemi. Mais^, suivant elle y on les préparait avec un mélange de soufre et de résine réduite en poudre : indication mensongère; une pareille composition fondrait avant de s'enflammer ^ et ne s'élancerait point au dehors avec explosion.
Ici se présentent trois observations. i^'Les lions, en bronze , employés par Alexis Comnène , rappellent les taureaux ignivomes y fabriqués en bronze par Vulcain : ce sont évidemment les mêmes armes. 2** Entre l'expédition maritime d'Alexis et celle de Manuel Comnène , il s'était à peine écoulé soixante ans- Un si court laps de temps avait suffi pour faire presque entièrement oublier le feu grégeois : combien d'autres procédés delà science occulte ont dû périr par une désuétude plus long-temps prolongée ! 3** La recette trompeuse que donne Anne Comnène pour la com-
(i) Ann^ Comnen, Hist. lib. xi. cap. 9.
(3) Ibid, ibidem. Hist. lib. xiii. cap. 2.
position des feux grégeois , est une preuve de plus du soin avec lequel on enveloppait ces procédés du double voile du mystère et du mensonge.
Constantin Porphyrogënète recommande , en eiîet, à son fils de ne jamais découvrir aux barbares le secret de la composition du feu grégeois ; de leur dire qu'il a été apporté du ciel par un ange, et que ce serait un sacrilège de le leur révéler (i). Léon le philosophe (2) prescrit de placer sur les vaisseaux des tubes d'airain , et de mettre entre les mains des soldats des tubes de moindre dimension ; les uns et les autres doivent servir à lancer sur l'ennemi des feux qui éclatent avec un bruit semblable à celui du tonnerre : mais ces feux\, l'empereur seul en dirige la fabrication.
Callinique , d'Héliopolis en Syrie , inventa dit-on, le feu grégeois, au VH' siècle de notre ère : il me fit que retrouver ou divulguer un procédé, dont l'origine s'est perdue, comme tant d'autres , dans la nuit des initiations. Les
(1) Constantin, Porphyr» De administ, imper, (a) Léon le philosophe. Institutions militaires.,, iust. xix. tome II. page 187 de la traduction frauçaisc.
initiés !, découverts et punis à Rome , Fan i&6 ayant J.~C. , en possédaient la recette : ils plongeaient dans l'eau , sans les éteindre , leurs torches allumées , « à cause , dit Tite-^ Live ^ .((de la chaux et du soufre qui en- (( traient dans leur composition (i). » Probablement ils ajoutaient à ces ingrédiens un bitume , tel que le naphte ou le pétrole.
Et : Callinique ,. et les initiés ^ avaient dû emprunter leur feu inextinguible de quelque initiation asiatique. Les Perses en possédaient aussi le secret : mais ils en réservaient l'usage pour les combats, (dis composaient une huile, (( et en frottaient des flèches qui , lancées « avec une force modérée ^ portaient, partout (( où elles s'attachaient , des flammes dévo- (( rantes : l'eau ne faisait qu'irriter l'incendie ; (( on ne l'éteignait qu'en l'étouffant sous un (( amas de poussière (2). »
(i) Tit. Liv. lib. xxix. cap. i3.
(a) jâmmian. Marcell, lib. xxiii. cap. 6. Pline (Hîst. nat. lib. II. cap. 104. ) peint des mêmes traits les effets d'une substance nommée Maltha, dont les habitans de Samosate se servirent contre les soldats de Lucullus. On trouyait sur les bords d'un étang Xa Maltha, c'iest-à-dire y le naphte on le pé- • trole qui en formait la base.
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Les traditions ramènent presque toujours yers THindoustan ^ dès que l'on remonte daiis l'antiquité, pour découvrir, s'il se peut, le& premiers inventeurs.
De plusieurs écrivains , qui ont transformé en roman l'histoire d'Aie:!^aBdre , les uns ra*content que le Macédonieti, parvenu dan» l'Inde , opposa aux éléphans de ses ennemi»
des machines de bronze ou de fer qui vomisr^ saient du feu, et qui assurèrent sa victoire (i); les autres peignentj, au contraire , « de vaste» « flocons de flamme qu'Alexandre vit pieu- (( voir sur son armée dans les plaines bru- (( lantes de l'Inde (a). » Ces différens récits opt une base commune : la tradition que, daps rinde , on employait , à la guerri^ , .une composijtion analogue au feu grégeois. C'est une composition pareille dotit se lancent des
(i) /. Valerius, Vit. Mexand. (découyerte et pu&liée par A. Maï.).... Biblioth, uniu. Littérature, tome yii. pages aaSt !2i6. — Extrait du roman d^ Alexandre -le -Grand y d'après un manuscrit persan , etc.... Bibliothèque des Romans, octobre 1775. tome I.
(9) Cette tradition , consignée dans une lettre apocryphe d'Alexandre àAristote, a été adoptée par Dante, //i/êr/ia. cant. XIV.
3l4 BES SCIENCES OCCULTES^.
jets enflammés , un magicien et une magicienne , dans des narrations merveilleuses d'origine hindoue : les spectateurs du combat et les combattans eux-mêmes en ressentent les funestes effets (i). Les fictions de ce genre manquent rarement de prendre leur source dansF la réalité; lie feu qui brûle et pétille au sein de Ponde ^ au lieu de s'y éteindre^ le feti grégeois ^ en un mot, est anciennement connu, dans FHindoustan, sous le nom de feu de Barrawa (2). Il était mis en œuvre contre les villes assiégés. ' « Aux « bords de l'Hyphasis, on composait une « huile qui, renfermée dans des pots de terre, « et lancée contre dfes ouvrages . en bois , « contre les portes d'une ville , les embrasait « soudain d'une flamme inextinguible. Tout « ce que l'on Fabriquait de cette substance « dangereuse était livré au roi ^ personne « autre n'avait la permission d'en conserver « même une goutte (3).» On a rejeté ce récit de Ktésias , parce qu'on a trouvé peu vrai-
(1) Les mille et une nuits, lv« nuit, toni^ i. pa^^es 320-322.
(2) Sacountala ou l'Anneau fatal. ^lI. m. se. 2. {V) Ktésias in Jndic.
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semblable ce qu'ajoute l'historien, sur la manière d6 composer l'huile inextinguible ; on lui avait assuré qu'on la retirait d'un serpent (feau fort dangereux. Cette circonstance ne parait pas absolument dénuée de Vérité. Philostrate (i) dit qu'on extrait l'huile inextjn-> guible d^un animal Jlui^iatile y semblable à un ver. kxx Japon ^, Vinariy lézsrrd cufaortique f noir et ^enimeua: , fournit une huile que l'on brûle dans> les temples (2). En supposant d'ailleurs que Ktésias ait mal compris et mal traduit le renseignement qu'il recevait, ou qu'on lui ait , à dessein y donné un renseignement erroné , le fait même n'en reste pas moins très-vraisemblable. Il faut encore le redire : nous nous pressons trop d'accuser d'absurdité les récits des anciens. Pour confirmer ce qu'ils ont dit du feu grégeois , Cardan avait indiqué le moyen de préparer des
(i) Phihstrat. Fit» Apollon, lib. m. cap. i. — Elien {De JVat, animal, lib. v. cap. 3.) y citant Ktésias , se sert aussi do ^expression Sxman^, ver^ mais ce ver, qui naît dans le fleure Indus , a sept coudées de longueur et une grosseur proportionnée. Des expressions d'Elien , on peut induire que riiuile , ainsi préparée, s'embrasait sans feu et par le seul contact du corps combustible.
(a) Koempfcr. jETûfo/re du Japon, liv. m. clia. y. page 55.
aFtifices dpués dés mêmes propriétéè (i) :
prom^pt à réfuter Cardan.) Scaliger (a\ homme plus érudît qiie savant ^ et pluà présomptueux qu'érudit^ se moqua hautemeut de ceux qui promettaient que leurs compositions physiques s'enflammeraient, exposées aux rayons du soleil y ou arrosées^ d'eau ^ un écolier de physique; se moquerait aujourd'hui de Sca- Kger , en opérant sous ses yeux les deux merveilles qu^il déclarait, impossibles.
(i) H. Cardan. De Subtilviate» lib< ii.
(9) J.C.Scaliger.^j(ofertc.e:rercif»/uif. Cardan»:tivt.n9, Sî
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CHAPITRK XXVI.
Gompositiotis atiatogues k la poudré à canon. Minfê^ pratiquées par Samuel ; paries prêtres h Alleux sous Osias et sous Hérode y par les prêtres chrétiens , ^ Jérusalem sous l'empereur JuUei. , et en Syrie sous le khalife Mûtassem 3 par les prêtres de Delphes , pour repousser les Perses et les Gaulois. Antiquité de l'invention de là poudre 3 vraisemblablement ori- ^naire de THindoustan *, elle a été connue de tout temps à la CShine. Seâ effets , décrits poétiquem^t , ont -paru fabuleux. Armée tatare repoussée par rartiUerie. Prêtres de llnde , envoyant le même moyen pour lancer la foudre sur leurs ennemis. La foudre de Jupiter comparée à nos armes à feu« Divers miracles expliqués par lemploi de ces armes. La poudre k canon a été connue dans le Bas-Empire, et probablehient jusqu'au douzième siècle.
Les phénomènes physiques et les services que sait en tirer la science s'enchainent les^
2TS DBS SCIENCES OCCULTER.
uns aux autres. L'examen des miracles brill'ans qu'opéraient des inflammations spontanées , nous a conduits à la discussion des ressources que le Thaumaturge déployait dans la guerre^ pour transformer le feu en arme d'attaque ou de défense. Des faits que nous avons cités , il en est qui font déjà pressentir que l'on a connu très-anciennement des con^ -positions pyriques plus ou moins analogues à la poudre h canon ; et que ces tubes qui lançaient un feu éclatant avec un bruit semblable à celui du tonnerre , ont pu devenir les premières ébauches de nos canons et de nos fusils. Ce ne serait donc point à tort que nous aurions annoncé que les .anciens possédaient le moyen d'imiter , de cette manière ^ les fléaux les plus redoutables de la nature : soit lorsque , ébranlant la terre par des mines , ils l'entr'ouvraîent en' abîmes sous les pieds de leurs ennemis ; soit lorsqu'ils lançaient au loin des traits, aussi bruyans , aussi prompts, aussi inévitables que les coups de la foudre.
Plus explicite que l'auteur du li^^re des Nombres, Josèphc met un jour d'intervalle entre la sédition excitée parmi les Hébreux ,
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par Coré , Dathan et Abiron , et la punition de ces deux derniers. On sait que la terre les engloutît.... En se ménageant un délai de vingtquatre heures ^ Moïse prît-il le temps nécessaire pour pratiquer , sous les tentes de ses enneriais , une mine , telle que celles dont les guerriers européens, faisaient usage avant l'inventton de la poudre ^ une profondé excavation ^ soutenue par des étais que le feu* consuma à un signal donné ? Ce qui ajoute à la probabilité de cette explication^ c'est la prolixité du discours«que Thisix^rien met dans la bouche de Moïse ; c'est l'annonce précise que-, dans le livre saint, Moïse fait du genre de mort qui va, tout à la fois, le venger et prouver la vérité de sa mission (i).
Cependant la difficulté de terminer, en une nuit , un travail aussi considérable que celui qu'aurait exigé la confection de cette mine ; le mouvement de la terre , ébranlée comme les flots de la nier par un molent orage ; 1<3 bruit épouvantable qui signale
( i) Fl, Joseph. Ant, jud* lib. iv. cap. 3. — Numer. cap. xvi. vers. aS'So.
Houçerture de fabime; la promptitude avec laquelle le gouiTre se re ferme sur les victimes qu'il vient de. dévorer (i) ^ ces circonstance^ réunies semblent plutôt indiquer, l'explosion d'une mine, telle que l'on en pratique aujourd'hui dans les sièges, où l'on remplit une excavation peu considérable, d'une composition fulminante , propre. à soulever le sol et à ensevjelir sous ses débris .tout ce qui était à lâ surface.
Que la mine fut chargée d'un mélange de soufre et de limaille de fer, comme celui dont se compose le volcan de Létnerjy on né peut le supposer. En s'enflammiant , ce mélange ne donnerait à la terre qu'un ébranlement beaucoup trop léger. Était-ce donc une composition analogue à cellç^ de 1^ poudre à canon ? Admettons l'affirmative ; supposons que les successeurs de Moise se soient après lui transmis ce secret de main en main ; nous trouvons l'explication la plus claire , et peutêtre la seule admis^ble ^^ de la défaite des Philistins , sous la judicature de Samuet Le livre des Rois se borne à dire que le Seigneur
(T! FI. Joseph. Ant.jud. lib. iv. cad. 3.
fit, avec fracas , gronder son tonnerre sur les. ennemis d'Isrâél , qui s'enfuirent frappés de terreur (i). Josèphe (2) peint les Philistins attaquant le peuple de Dieu , dans le lieu même où il s'était réuni pour offrir un sacrifice solennel ; dans le lieu où Samuel , si l'on en juge par la longueur de la cérémonie et par la publicité du rassemblement qui l'avait précédée , a sans doute eu dessein de les attirer : ils cliancellent , ils tombent dans des gouffres stflMtemeAt ouverts ; de toutes parts ^ au bruit de la foudre , des flammes brillantes éblouissent leurs yeux, dévorent leurs mains ; incapables de supporter plus long^témps le poids de leurs armes , vaincus sans combat , la fuite n'en dérobe qù^un petit nombre à la vengeance.
Ces circonstances rappellent trop bien celles de la mort de*Dathan et d'Abîron , pour que les deux miracles n'aient pas été produits par la même cause. Mais , Qbjectera-t-on , l'emploi d'un tel secret-, si les Juifs l'eussent dèslors possédé , se serait renouvelé dans les
(i) Heg. lib. I. cap. 7. vers. 10.
(a) Fï, Joseph, Ant, jud» lib. vi. cap. a.
322 DES SCIENCES OCCUtTBS.
guerres désastreuses qui désolèrent les royaumes d'Israël et de Juda... Non : les prêtres, qui en étaient les dépositaires , ne s'empressèrent point d'en faii*e part à des rois dont ils s'indignaient de n'être point les égaux, ou plutôt lés maîtres. Mais un indice révèle que. le même secret subsistait entre leurs mains, trois cent cinquante ans plus tard» A l'instant oùOzias, sourd aux représentations du grandprêtre , fût rniraculeusement frappé de lèpre, la terre trenibla , à l'ouei^ de la.irille, une portion de montagne S''écroula, et, de ses débris , ferma le grand chemin et. couvrit le jardin du rôi (i). De la coïncidence des deux événemens, j'induis que , par un tremblement de terre artificiel , psar l'effet d'une mine , on prit soin de distraire l'attention du roi et dès personnes qui l'accompagnaient , en sorte qu'ils ne pussent apercevoir les moyens dont on se servait pour opérer le miracle principal.
Sept siècles et .d^nxi séparent cette époque de celle où Hérode descendit dans Le monument de David, avec Pespérance d'y déterrer
(i) n, Joseph. Ant. jud. lib. ix. cap, ii.
DES aCIEirCBS OCOULTES. 223
des trésors. Son avidité aétant point satisfaite des richesstes^u'il en avait tirées.^ il poussa plus loin ses recherches, et fît ouvrir lès souterrains où reposaient les restes de. David et de Salomon. Une flamme impétueuse en* sortit subitement : deux des gardes du roi périrent^ suffoqués et brûlés (i^. Michaèlis attribue ce prodige aux. gaz qui s'échappèrent du souterrain, et qu'enflammèreniFles torches destinées a éclairer le»ouvriei6 quien déblayaient l'entrée (2). Mais caux-ci , en ce cas, auraient été les premières victimes , l'expansion des gaz ne pouvant manquer d'avoir lieu, dès quWe ouverture aurait été pratiquée dans le souterrain. Nous crt)iroDs plutôt que les prêtres qui avaient plus d'un motif de hair Hérede , les prêtres qui regardaient les richesses renfermées dans le monument de David comme la propriété du gouvernement théocratique, et qu'indignait justement le pillage sacrilège que venait d'y commettre le prince iduméen , cherchèrent , en aiguillonnant sa cupidité,, à
(i) Fl, Joseph, Ant* jud. Ub. xvi. cap. ii.
(a) Magazin scientifique de Gottingue, m* année. 6* cahier.
Û2^ DES SCf^NCES 0CCUi.TB8i
l'attirer dans k souterrain intérieur; etjqn^s y avaient jpré^té des moyells ^s d^ le faire périr, si, conflme On pouvait s'y attendre, il y voulait pénétrer le premier,
MichaèlÎB ( I ) attribue de même à l'inflamfliation des gM' sonterrains , • le miracle qui interrompît les travauxiordonnés par Pemperevr Julien pour la restauration diï temple dé Jérusalem , et dont les chrétfens se réjouireht* assez hautement , pour ({u-on les en ak evus les auteurs. Cette explicatidn nous semble moins plausible encore que la première : dans les .globes de feu qui s'élancèrent du ^lilieu des déeombres, blessèrent et mirent pn > fuite les ouvriers , dans l'ébranlement du sol qui '.renversa plusieurs bâtiment , si Fou fia veut point reconnaître l'offet d'une mine , nous demandons à quels signes on le Tecon* naîtra ?
Observons que ce miracle ne convertît au christianisme ni les Juifs de Jérusalem , ni l'empereur Julien , ni Ammien Marcellin, qui nous en a transmis l'histoire . Cela confirme ce que nous avons dit dé l'opinion reçue g^né-
• i) Magazin scientifique de CrottingueAoc, cit.
ralemeat s¥r la nature des miracles : celui-ci , eamme tant d*autres , ne paruf qu'une opération brijlante de la science occultç. .
Près'dé cinq cents ans après , le l^uitiéme des khalifes abassidfes , Mota|seiii., prescrivit impérativement aux chrétiens de Syyie, d'embrasser l'islamisa^e^) à n^ns qu'ils ne pussent ^ par l'eSBcacite "d^ lews prières , faire mar^ * cher une montagne. Ils obtinrent un délai de dix jours \ à l'expiration duquel, à la voix du . plus saint d'entre eux et sous les yeux du kha«» .lîfe , la montagne s^ émut y' et la terre iremltU\ d'une manière singulière ( i). Ici eocDre il est difficile de méconnl^tre le jeu d'une mine «que , pendaigit un intervalle de dix jours j^ oii a préparée , ,pn creusant assez profondément poui? qu'elle n'çclate point au dehors, et que son effet ste borne à ébranler au loin le sol qui la recouvre.
Consultons maintenant les annales de la Grèce. Les prêtres d'Apollon, à Delphes , après avoir fait annoncer, par la voix de l'oracle , que leur Dieu saurait bien lui-même
(i) Voyages de Marco Polo. lir. i. chap. 6, *'- Nouvelle* annales des Voyages, tome ii. page i65.