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sauver «on temple, le préservèrent, en effet, de l'invasion des Perses , puis de celle des Gaulois, p^r l'explosion de mtnts placées dans les rochers qui l'environnaient. Les assaillans furent écrasés par la chute de blocs innombrables , qu'au milieu de flammes dévorantes, une main "i&visible faisait pleuvoir sur eux (i).
Pausaoîas attribue la défaite des Gaulois à un tremblement de terre et à un orage mira- . auleu3c; il en décrit ainsi l'effet : « La foudre (( ùe tuait pas seulement celui qui en était, « frappé*; une exhalaison enflammée se com- (( muniquait à ceux qui étaient auprès, et les (c réduisait en poudre (2). »
Mais l'explosion de plusieurs .naines , quelque violente qu'on la suppose , n'aurait pas produit la destruction totale .des' assaillans , telle que la peignent les historiens? Non : aussi voit-on les mêmes Gaulois faire ensuite , avec succès , une incursion en Asie ; ils avaient été repoussés à Delphes^ et non pas exterminés.
(i) Herodot.Mh, viu.cap.37-39.— /Mftîh. lib.xxiv. cap. 8. ;!i). PoHsanias, Phoc. cap. i3.
Les miracles opérés à Jérusalem , et celui qui sauva momentanément de l'oppression les chrétiens de Syrie, concentrés sur un point unique , purent être l'ouvrage d'un petit nombre de fidèles^ déterminés au silence par l'intérêt de leur religion. Mais les travaux de mines considérables^ creusées dans les rochers de Delphes, n'auraient - ils pas exigé le concours de trop de coopérateurs pour que le secret en fût long-temps gardé ?
On pourrait répondre que les détails les plus siiQples et les plus pénibles étaient confiés à des ouvriers grossiers , qui ne songeaient ni à en deviner la but , ni à le divulguer ; que probablement même les excavations étaient pratiquées long-temps d'avance , comme elles le sont dans les travaux de défense de nos places fortes, en sorte que l'on n'a besoin que d'y déposer la composition fulminante. Une réponse plus décisive nous est fournie par la tradition historique. Tous les Grecs, de Delphes aux Thermopyles., étaient initiés aux mystères du temple de Delphes (i). Leur silence , sur tout ce qu'on leur ordonnait de
(i; Plutarch. De OracuL defect.
taire , était donc garanti , et par la craint-e des peines promises à une révélation parjure , et par la confession générale exigée des aspirans à l'initiation , confession qui les mettait dans le cas de redouter plus l'indiscrétion du prêtre , que de lui faire redouter leur propre indiscrétion.
Remarquez enfin que le dieu de Delphes , si puissant pour préserver son temple de l'avidité des étrangers, n'essaya point d'en soustraire les richesses aux mains des Phocidiens. Quand ceux-ci y puisèrent des ressources pour défendre leur patrie contre l'ambition hypocrite de Philippe,' ils avaient probablement obtenu ou arraché le consentement des prêtres , et nç redoutaient point un miracle destructeur qu'on ne pouvait guère opérer que du consentement de leurs chefs, et avec leur concours.
Telle est l'habitude de croire très-moderne l'usage de la poudre à canon, que des faits si marquans sont restés inaperçus , ou que du moins ils n'ont pas conduit à conclure que les peuples anciens ont connu quelque composition presque aussi meurtrière. Toutefois «ce « qu'a écrit , sur les machines de guerre em-
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a ployées à la fin du XIII' siècle , Egidio « Colonna (i), fait soupçonner, dit M. Na- « pione , que l'invention de la poudre est « beaucoup plus ancienne que l'on ne pense , « et que cette composition redoutable n'é- « tait peut-être qu'une modification, un « perfectionnement du feu grégeois, que « l'on connaissait plusieurs siècles avant la « poudre. »
Nous croyons avoir établi que l'invention du feu grégeois remonte à une haute antiquité : nous pensons donc que Langlès a eu raison de reculer également l'époque de l'invention de la poudre à canon. Voici , en substance, les faits dont il appuyé son opinion (2). Les Maures ont fait usage , en Espagne , de la poudre à canon , au commencement du XIV* siècle. Dès 1292 , un poète de Grenade avait célébré , dans ses vers , ce moyen de destruction : tout annonce que les Arabes s'en
(i) Moine romain qui prît part à l'éducation de Philippele-Bel. -^ Memoriè dellà reale Accademia délie Scienze di Toritio. tome xxix. — Bévue encyclopédique, tome xxx. page 42.
(2) Langlès. Dissertation insérée dan$ le Magasin encyclopédique. iv« année, tome i. pages 333-338.
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servirent, contre la flotte des Croisés, an temps de Saint Louis ; en 690 , ils Pavaient employé dans l'attaque de la Mecque. Les missionnaires ont constaté que la poudre à canon est connue à la Chine depuis un temps immémorial. Elle l'est également au Thibet, et dans l'Hindoustan , où l'on s'est toujours servi de feux d'artifice et de balles à feu dans . la guerre et dans les réjouissances publiques. Dans les contrées de ce vaste pays que n'avaient jamais visitées les Européens ni les Musulmans , on a trouvé l'usage de fusées de fer attachées à un dard , que l'effort de la poudre porte dans les rangs ennemis. Les lois rassemblées dans le Code des Gentous y et dont l'antiquité se perd dans la nuit des temps, défendent les armes à feu (prohibition qui sans doute les a empêchées de devenir communes). Les lois distinguent les traits defeUj et les traits qui tuent cent hommes à la fois ; ceux-ci rappellent l'effet de nos canons. Les Hindous , ne connaissant point l'usage des mortiers , creusaient des traus dans les rochers , et les remplissaient de poudre pour faire pleuvoir les pierres sur leurs ennemis- (précisément comme les prêtres de Delphes-
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en lancèrent une grêle sur les Perses et sur les Gaulois). Enfin un commentaire des /^edas attribue l'invçntion de la poudre à ^i js^acarma ( i )^ à Tartiste-Dieu^ qui fabriqua les traits dont se servirent les dieux pour combattre les mauvais génies.
Serait-ce dans ce trait de la mythologie Hindoue^ que quelque voyageur avait pu lui apprendre , que Milton aurait puisé l'idée d'attribuer aux anges rebelles l'invention de la poudre et des armes à feu ? Langlés a omis ce rapprochement : le droit que les poètes ont de feindre lui a paru sans doute affaiblir trop l'autorité de leurs récits. Mais il lui était aisé de trouver , dans l'autorité moins récu^ sable des faits physiques, la confirmation de ses conjectures. Il pouvait observer que, dans l'Hindoustan et à la Chine , le sel est tellement imprégné de salpêtre , que ce sel s'effleurit souvent à la surface de la terre.
Ce phénomène^ qui a dû y faire imaginer
(i) Ce nom y 8*il doit fournir, comme on serait tenté de le croire 9 l'étyroologie peu connue du mot français vacarme, ne serait peut-être pas traduit inexactement par Jbrce bruyante.
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de bonne heure ^ et faciliter la confection des^ compositions pyriques, Vy a en même temps rendue vulgaire , malgré son importance qui l'appelait à faire partie des sciences occultes^ et sacrées. C'est lui aussi qui a donné à la pyrotechnie asiatique , sur la pyrotechnie européenne , une antériorité si grande et une supériorité à peine encore contestée. L'un et l'autre avantages ont souvent excité notre incrédulité ; le moyen de reconnaître que l'on sait ailleurs faire ce que nous ne savons pas ! Fontenelle dit qu'à la Chine, suivant les annales de cet empire , « on voit des mille étoiles à « la fois qui tombent du ciei dans la mer « avec un grand fracas , ou qui se dissolvent H et s'en vont en pluie, r.. Une étoile qui s'en « va crever vers l'Orient comme une /usée , « et toujours avec grand bruit (i)... » Comment l'ingénieux philosophe n'a-t-il pas , dans cette description , reconnu les effets des/hsées et des bombes (TaHifice? On savait pourtant que les Chinois excellaient à composer les unes et les autres : Fontenelle aima mieux
(i) Fontenelle. De la pluralité des mondes. Sixième soir (vers la fin).
plaisanter sur la prétendue science astronomique des Chinois.
A plus forte raison , l'on a tourné en ridicule un passage remarquable du voyage dé Plancarpin. Les Tatars racontèrent à ce moine, que le Prêtre^Jean , roî des chrétiens de la Grande-Inde ( probablement un chef du Thibet, ou de quelque peuplade professant la religion Lamique ) , attaqué par Tossuch , fils de Tchînggis-Khan , conduisit contre les assaillans des figures de bronze , montées sur des chevaux. Dans l'intérieur des figures était du feu, et derrière , un homme qui jeta Jcdans quelque chose , ce qui produisit sur-le* champ une grande fumée , et donna aux ennemis des Tatars le temps de les massacrer ( i). Il est difficile de croire qu'une fumée violente suffît pour mettre en déroute, comme un essaim d'abeilles , les compagnons d'armes de Tchinggis. On répugne moins à reconnaître , dans les figures de bronze, soit de petits pierriers, soit des canons semblables à ceux de la Chine qui , se démontant en plusieurs parties , poussaient être facilement transpor-
(i) Voyage de Plancarpin. art v. page 42.
tes par des chevaux (i) ; des pièces d'artillerie enfin qui vomissaient , à coup sûr , autre chose que de la fumée. Les soldats de Tossuch , ne connaissant point ces armes, et ayant abandonné, dans leur fuite, leurs morts et leurs blessés , ne purent parler à Plancarpin que de ce qu'ils avaient vu , de la fumée et de la flamme : mais pour nous, la véritable cause de leur défaite n'est ni obscure ni miraculeuse. Nous savons quelles relations le Thibet et les peuples qui suivent la religion Lamique , ont eues de tous temps avec la Chine : or , un petit-fils de Tchinggis-Khan , en 1254) avait, dans son armée, un corps d'artilleurs chinois ; et, dès le X* siècle , on connaissait en Chine les chars à foudre qui produisaient les mêmes effets que nos canons, et par les mêmes procédés (2). Ne pouvant fixer l'époque où a commencé , dans cet em-' pire , l'usage de la poudre , des armes à feu , et de l'artillerie (3), la tradition nationale
(i) p. Maffei. Hist, Indic, lîb. \i.pag. 256.
(a) Abel Remusat. Mémoire sur les relations politiques det rois de France avec les empereurs mongols, — Journal asiatique, tome 1, page 137.
■3) P. Maffei. Hist, Indic, loc. cit.
en attribue l'invention au premier roi du pays. Ce prince était très --versé dans les arts magiques (i) : ce n'est donc point sans raison que nous avons rangé la découverte dont on lui fait honneur, au nombre des moyens dont ces arts se servaient pour opérer des miracles.
Ces rapprochemens fortifient, loin de la contrarier , l'opinion de Langlès qui attribue aux Hindous l'invention de la poudre à canon ; aux Hindous, dont la Chine a sans doute reçu sa civilisation et ses arts , comme elle en a reçu sa religion populaire.
Les Grecs n'ont point ignoré le pouvoir redoutable des armes que , dans l'Inde , préparait une science cachée. Philostrate peint les sages qui habitaient entre l'Hyphasis et le Gange , lançant à coups redoublés la foudre sur leurs ennemis, et repoussant ainsi l'agression de Bacchus et de l'Hercule Egyptien (2).
On se rappelle de quels traits les dieux de l'Hindoustan étaient armés pour combattre
(i) Voyage de Linschoit à la Chine. 3* édit. page 53. (a) Philostrat, vit, Apollon, lib. ii. cap. i4~* lib. m. cap. %. " Themist. Orat. xxvii.
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les mauvais génies. Dans la mythologie grecque ^ dérivation éloignée ^ mais toujours reconnaissable ^ de la mythologie hindoue , les dieux ont aussi à combattre les Titans rebelles ; et des armes foudroyantes assurent aussi leur victoire. Des traits nombreux de ressemblance , dans le récit de ce combat , rapprochent de l'artillerie moderne, l'arme du roi des dieux et des hommes. Les Cyclopes , disait l'historien Castor (i), avec des éclairs et des foudres éclatantes , portèrent du secours à Jupiter combattant les Titans. Dans la guerre des Dieux contre les Géants , suivant ApoUodore (2) , Vulcain tua Clytius en lui lançant des pierres enflammées ; Typhon ^ que la terre avait enfanté pour venger les Géants , faisait voler contre le ciel des pierres enflammées f tandis que sa bouche vomissait des torrens de feu. Les frères de Saturne , dît Hésiode (3) , délivrés de leurs liens par Jupiter, lui donnèrent le tonnerre , la foudre
(i) Euseb* Chronic, canon, lib. i. cap. i3. — Nota, Ce passage important ne se trouve que dans la r^srsion armé nienne publiée par Zorhab#t Mai.
(a) Apollodor. Bibliothec. lib. i. cap. 5.
(3) Hesiod. TTieogon. v«rs. fïoa-So^.
éblouissante et les éclairs que la terre tenait renfermés dans son sein ; armes qui assurent à ce dieu l'empire sur les hommes et sur les immortels.... C'est du sein de. la terre que l'on tire le salpêtre , le soufre et le bitume ^ dont se composait probablement la matière fulminante des anciens. Seule enfin, entre toutes les divinités, Minerve sait où repose la foudre (i); les Cyclopes seuls savent la fabriquer ; et Jupiter punit sévèrement son fils d'avoir attenté à la vie de ces artistes précieux.... Oublions les idées mythologiques attachées à tous ces noms ; et nous croirons lire l'histoire d'un prince à qui la reconnaissance a livré le secret de fabriquer la poudre à canon , et qui est aussi jaloux de le posséder exclusivement que le furent les empereurs de Byzance de se réserver le secret de la composition du feu grégeois.
La ressemblance des effets de la foudre et de ceux des compositions pyriques est si frappante , qu^elle a été consacrée dans tous les récits historiques et mythologiques : elle n'échappa même point aux indigènes du Conti-
(1) Aeschjrl, Eumenid. vers. 829-83 1.
nent découvert par Christophe Colomb , et dévasté par les Cortés et les Pîzarre ; les infortunés prirent leurs vainqueurs pour des dieux armés du tonnerre, jusqu'à ce qu'ils eussent payé bien cher le droit de voir en eux des génies malfaisans et ennemis de l'humanité.
Cette ressemblance semble suffire pour expliquer le miracle d'Élie , quand deux fois il fit tomber la foudre sur les soldats envoyés pour le saisir sur la montagne où il s'était retiré, (i).
Elle explique un passage que Pline a emprunté probablement à quelque poète ancien, et qui a fait le tourment des commentateurs.
En traitant de l'origine de la magie , Pline s'étonne que cet art fût répandu en Thessalie dès le temps du siège de Troie , et lorsque Mars seul lançait la foudre {solo Marte fulminante) (2). N'y a-t-il point là une allusion visible au pouvoir que possédait la science sacrée, et que la magie sortie des temples tendait à s'arroger, au pouvoir de s'armer
(i) Re^, lib. IV. cap. i. vers. 9-1 a.
(a) PJin, ffist, fiat. lib. xxx. cap. i
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de la foudre dajas les combats^ et de produire des explosions rivales des éclats du tonnerre?
Elle explique enfin et la mort clés soldats d'Alexandre, qui, ayant pénétré dans le temple des Cabires, près de Thèbes, y périrent tous frappés par les éclairs et par la foudre (i) ; et Phistoire de Porsenna (2) tuant d'un coup de foudre un monstre qui ravageait les terres de ses sujets; et celles des magiciens étrusques qui , lorsque Rome était menacée d'un siège par Alaric , offrirent de repousser l'ennemi en lançant sur lui la foudre et le tonnerre ; ils se vantaient d'avoir opéré ce prodige à Namia, ville qui, en effet, ne tomba point au pouvoir du Roi des Goths (3).
Mais, objectera-t-on, cet art, connu des chrétiens du iv* siècle et des magiciens étrusques à la fin du v* , et conservé encore au IX* siècle en Syrie, comment est-il tombé dans l'oubli ? Pourquoi , par exemple , l'historien Ducas décrit-il comme une invention tout-à-fait nouvelle et ignorée de ses compa-
(i) Pausanias, Boeùtic. cap.
(^) Plin. Hist, nat, lib. ii. cap. 53.]
(3) Sozomen'. Hist. Eccles, lib.ix. cap. 6.
.a/\0 DES SCIENCES OCCULTES.
triotes, \es fauconneaux clant se servirent contre Amurath second, l^s défenseurs de Belgrade (\)l Et comment, répondrai-je, ont péri tant d'autres arts plus répandus et plus immédiatement util^ ? Et d'jiilleurs , le secret imposé par des lois sévères, sur la compositîan du feu grégeois, n'a-t-il pas dû exister, et plus profond encore , pour des compositions plus importantes ?
Mais j'ose affirmer que cet art ne s'est perdu que fort tard dans le Bas-Empire. Au v* siècle, Claudien décrivait en beaux vers les feux d'artifice et particulièrement les soleils tour-nans (2). L'architecte qui, sous Justinien^ traça les dessins et dirigea la construction de l'église de Sainte-Sophie (3) , Anthême de Tralles, lança sur la maison voisine de la sienne les éclairs et le tonnerre (4). Un autre
(1) Ducas. Hist, imp, Joann. etc. cap. 3o.
(2) « Inque chori specîem spargentes ardua fiammas « Scena rotet : YAiios effingat Mulciber orbes ,
M Per tabulas împunè vagus ; pictaeque cîtato « Ludent igné trabes ; et non permissa morari > (c Fîda per înnocuas errent incendia turres . *> {Claudian.de Mail, Theodos, consulat, vers 3a5-339.)
(3) Procop, De aedifie, Justiniani, lib. i. cap. aa- {4) ^gathias. De rébus Justiniani, lib. v. cap. 4»
I>ES SGIENGEJS OCÇIULTBS. tà^V
savant indique, pour la fabrication de feux propres à être lancés sur l'ennemi , un pro- . <:édé qui rappelle la composition de notre poudre à canon (i). £nfin, cctt^ composition même , et dans les propoiftions usitées aujourd'hui , est décrite par Marcus Graecus (2) , auteur qui n'a pas vécu plus tard qu'au xn* siècle , et que l'on a cru même antérieur au neuvième. Il serait curieux sans doute de suivre ces inventions, depuis l'époque où elles existaient encore dans le Bas-Empire , jusqu'à celle qui les vit se répandre en Europe . Un obstacle difficile à vaincre s'y oppose ; l'ignorance, avide de merveilles et dédaigneuse de la simple vérité, a tantôt transformé en miracles et tantôt rejeté comme des fables, les récits qui auraient pu nous instruire.
(î) Julius Africanus. cap. 44* — fréter. Mathem, edit. Paris, pag. 3o3.
(a) Marcus Graecui. Liber Ignium ad comburendos hostes ( édition de La Porte du Theil. Paris. iëo4)'
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