‹ Des sciences occultes ou essai sur la magie, les prodiges et les miracles (volume 2)Chapitre 34 sur 66 · TOUTES · texte numérisé non relu

TOUTES

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+. 27. | h” SCIENCES OCCULTES. 133 allégué par Joséphe (1), non moins que

ses actions merveilleuses. Si Daniel était supérieur à tous les princes ou satrapes de la

cour de Dariusÿ c’est que l'esprit de Dieu se

répandait sur lui plus abondamment que sur EUX (2). L # Attentifs à cette croyance jadis universellement reçue ; nous blâmerions moins, dans . Homére et dans les poëtes anciens, la continuelle intervention des divinités : le récit du poëte exprime avec vérité le sentiment du héros , lorsque sauvé d’ un grand péril > Où couronné par une victoire signalée , il rap-

porte cet avantage au dicu qui daigne lui

servir de guide et de protecteur.

Attentifs à cette croyance, nous ne met-

trions pas en doute les intentions pieuses de

Philon et de Flavien Joséphe : lorsqu'ils simplifient, lorsqu'ils expliquent les œuvres de

. Moïse et des prophètes, ils en prouvent la FAT > ls n’en diminuent point le merveil-

leux.

Fa

) Joseph. Adv. dnrons Bb. 11. cap. 6.

Danik. Cap. VI. v. 3. « Daniel superabat omnes pri « cipes et satrapas quia spiritus deiamplior erat in illo. »

LU

” : a « + ; : # 134 DES SCIENCES OCCULTES. % | # . ju ÿ à | Dans cette croyance enfin qui k concilie’ À

si bien avec notre hypothèse sur l’origine de . "1 la civilisation (1), l’homme d’une religion n’é-

prouve pas le besoin d’arguerde fourberie les’

miracles que d’autres sectes invoquentà l’appui de leurs révélations; il ne s'expose point à une récrimination dangereüse ; il n'entend point rétorquer contre sa croyance, l’argumentation destinée à infirmer les témoignages |

humains sur lesquels se fonde la foi à tous les " miracles dont on n’a pas été le témoin soimême. Il suffit d'adriettre , comme l'ont fait les juifs et les premiers défenseurs du christianisme, des degrés différens dans l’importance des miracles; et de prouver ainsi, que la divi-. nité que l’on adore, l'emporte, par la grandeur . des œuvres.de ses serviteurs, et sur des dieux

rivaux, et sur des génies inférieurs ou même malfaisans, et particulièrement Sur la plus haute science à laquelle se puissent élever des hommes dépourvus de son secours. Lies® \ prêtres, les magiciens des religions les plus | opposées avouaient sans peine les miracles opérés par leurs adversaires. See ds 1) De la Civilisation. liv. 1. chap. 5.

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