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naissantes entre ses enfans, lorsque , sur un point du globe presque ignoré, un homme parut. Étranger aux ressources des sciences - occultes , il a le courage de s’en passer ; et le premier parmi les hommes, Mahomet fait croire à une révélation, il fonde une religion, en déclarant que le Dieu qu’il annonce lui a refusé le don d'opérer des miracles. Dans la Syrie, l'Égypte, la Perse , rapidement conquises , ses farouches sectateurs bouleversent la civilisation : dans la Perse, surtout , leur fanatisme poursuit avec une rage bee à les mages, dépositaires des sciences religieuses. Quatre cents ans plus tard, au nom de lislamisme encore, et animés de l’enthousiasme destructeur qu'il ne peut manquer d'inspirer à des hordes sauvages , les Turcomans inondent l'Asie, du pied du Caucase, aux bords de la mer Rouge, du golfe persique et du Pont-Euxin:la barbarie semble devoir à jamais y régner avec eux... Des causes semblables produisent de semblables effets ; et à ces deux époques, les secrets des sciences occultes se répandent au dehors par suite de la dispersion de leurs possesseurs. Dés le VIIT: siècle , tranquilles au sein de leurs con-
quêtes, les Arabes s’adonnèrent avec passion à l'étude de la magie; ils lui demandèrent l’art de faire de l’or et de découvrir les trésors cachés : vœu naturel à une population amollie par le luxe, et à qui le despotisme ne laissait connaître de propriétés assurées que celles que l’on pouvait emporter en fuyant. Au onzième siècle , lorsque les Musulmans civilisés redoutérent à leur tour le fanatisme de leurs nouveaux frères, les rapports des Européens avec les Aräbes et les Maures avaient
pris une grande activité ; et l’on observe qu’a-.
lors le commerce de ceux-ci infecta de superstitions magiques (1) les sciences qu’ils avaient apportées en Occident. De diverses contrées de l’Europe, les étudians accouraient pour fréquenter les écoles de sciences occultes ouvertes à Tolède (2), à Séville , à Salamanqué (3). L'école de Tolède était la plus
célèbre : l’enseignement s’y perpétua du
(x) Tiedmann. De Quaestione etc. etc. pag. 97 (2) « Complures ex diversis regionibus scholares apud To-
« letum student in arte necromanticà. » Aïnsi s'exprime
Caesar de Heisterbach, écrivain de la fin du XIIe ou du commencement du XIIIe siècle... Illustr mirac. et hist. mir. lib. v. cap. 4. p. 207 (édition de 1605).
(3) Frommann. Tract. de Fascin. pag. 175-174.
der, tn ete EE SL ES Sn en de + 7 à à
(4 DES SCIENCES OCCULTES. 255 . XIFsiècle jusqu’à la fin du XV: (1). Lessocié- tés occultes d'Europe prirent une part active à ces communications : c’est par les adeptes dont elles se composaient , que nous avons connu la plupart des inventions physiques et chimiques des Arabes. | 2° C’est dans la classe la moins relevée de la société que furent recueillis en partie les secrets du polythéisme : l’avilissement de la religion détruite donnalles plus ignorans des hommes pour successeurs, aux Thaumaturges qui avaient si long-temps dominé les peuples et les rois. R Le vulgaire peut être détrompé d’un prestige et des imposteurs qui osaient s’en prévaloir; mais tant que sa raison n’a pas été développée par une saine instruction , ses préventions superstitieuses ne meurent point ; elles n’abandonnent un objet que pour se porter M autre... Voilà ce qu'entrevirent des ministres subalternes du polythéisme , des hommes dont la science se bornaïit presque à des mots, et les secrets
(x) Voyez le Commentaire de Leduchat sur Rabelais. liv. ur. chap. 23. note o.
à l’art de persuader qu'ils en possédaient
beaucoup et de très-redoutables. Oubliant
leurs dieux méprisés . ils parlèrent de dé-
mons, de génies, de sorts dont ils dirigeaient
à leur gré l’action terrible ou bienfaisante. Vers le milieu du VI siècle, les Francs et.
les Visigoths portèrent des lois sévères contre la magie, c’est-à-dire, contre la dernière.
classe des magiciens ; les secrets de la haute théurgie étaient gardés avec trop de soin pour se répandre chez les barbares, au point de les allarmer. De telles lois prouvent que déjà cette classe était nombreuse, et puissante partout sur l'esprit de la multitude.
Dés le commencement du V° siècle, en effet, saint Augustin parle du Sabbat et des assemblées de sorcières : avant, cette époque , on ne citait que des magiciennes isolées , telles que celles dont Apulée et Lucien
racontent les prestiges. ( ble : l’idée de S'abbat, der celle d’une société organisée qui reconnait, dans son sein, des grades et des chefs ;
en un mot l’idée d’une initiation. Descen-.
due dans la lie de la société, elle en porte la teinte ignoble ; mais enfin, c’est une ini-
est remarquaunions, implique