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sidait à l'assemblée était vêtu d’une peau de bouc, portait un masque cornu et barbu, et figurait ainsi Pan , la divinité de Mendès, que les Grecs empruntèrent à l'Egypte. Comme dans quelques cérémonies secrettes du polythéisme , d’autres prêtres y portaient probablement aussi des ‘déguisemens d'animaux.
Les noms de Diana , de Hèra, le souvenir de Pan nous reporteñt à la religion que renversa le christianisme : mais ne retrouvons-
nous pas aussi les détails qui se répètent dans
tous les aveux des sorcieTs ; les danses, les courses, les festins ; le bouc que l’on adore ; les animaux divers qu'une imagination frappée transforma en démons, et qu'elle supposa servir de monture aux principaux person-
= ° ° l] COR : . Ê \ nages quise rendaient à la cérémonie? Maxime
. CN . ‘ "# de Turin, au V° siècle, signalait, dans de “pareilles réunions, un reste de paganisme#
Sept cents ans plus tard, Jean de Salisbury en a parlé. ILen est fait mentionau XIV'siècle; mais il est douteux qu’alors elles eussent lieu réellement : le roman de la Rose dit que les personnes qui croyaient s’y rendre ét sy réunir avec le tiers de la population,
étaient decues pur une illusion... Dés
ce temps, les réunions et les cérémonies du sahbat étaient donc tombées en désuétude ; elles n’existaient plus que dans les rèves des sorciers. |
Après avoir essayé de renouer la chaîne historique qui unit les misérables qu'une 1gnorance stupide conduisait à la mort comme sorciers , et les derniers dépositaires des anciennes connaissances Occultes , on voudrait , parmi ceux-ci, distinguer Les créateurs de la
magie subalterne , de la sorcellerie. Des
’ hommes, sortis de divers temples, et possesseurs de secrets différens , ont concouru sans « doute à lüi donner de l'extension: maisnous soupconnons qu’elle a été fondée par ces
æ prêtres égyptiens du dernier ordre , que, dès
le commencement de l'empire romäin, on vit errer partout; publiquement méprisés, \ * consultés en secret, et qui durent naturelle-8 4 ment chercher des prosélytes dans la classe M la plus ignoränte de Ja société. L'apparition 4 et l’adoration d’un bouc faisaient une partie essentielle des cérémonies du sabbat ; le chat
aussi y jouait un grand rôle, pour son mal « heur, puisque souvent il a partagé l'horreur 1 qu'inspiraient les sorciers : on sait combien
le culte du chat et du bouc était ancien en Égypte. On sait aussi quelle importance a la clef, dans la sorcellerie, quelles guérisons ont opérées la clef de saint Jean, la clef de saint Hubert, etc. : la Crux ansata , si fréquemment reproduite sur les monumens égyptiens , était une clef (1) ; les idées reli-
gieuses qui la mettaient à la main des princi-
pales divinités de l'Égypte, nous découvrent, dans la clef, l'hiéroglyphe de la souveraine puissance.
La Pseudo-monarchi® daemonum nous paraît également avoir une origine égypr tienne ; fait important: Mpuisque la plupart des noms que cet écrit renferme , sont réproduits, avec peu d’altération, dans les 4-
vrets de sorcellerie qu’on rencontre dans les
campagnes. Des génies de la Pseudo-monar-
e ] . FA d . L chia , l’un est une vierge poisson, figuré” #
# . 4 : , Q Le propre aux planisphéress égyptiens; l'autre
un vieillard vénérable, à cheyal'sur un crocodile È et portant m1 poing un épérvier’.
Co lnici se montre sous la forme d’un "cha-
mea qui parle QU “bien Lx langue égyp-
Ce "a
(1) Encyclop. méthod. Antiquités. Article Clef. à
tienne (on sait que le chameau ; dans l’astronomie des Arabes, remplace la constellation d’Hercule-agenouillé) (1); celui-là, qui parait tantôt un loup, tantôt un homme montrant, comme Ænubis , une mâchoire de chien, c’est Amun ou Amoun , dont le nom décèle l'origine; Amoun, dieu-univers , dieu caché, que le prêtre égyptien supphait de se manifester à ses adorateurs (2).
Nous avons dû donner de l’étendue à cette discussion : si les inductions que nous en
"avons tirées ont de la vraisemblance . elles nous autorisent à citer quelque fois, dans nos’ recherches , des prestiges modernes , comme empruntés aux anciennes: COnnals- | R
x Sances, ou propres à expliquer, par analogie ;
les PE. “4 des anciens ; et en même temps *.
s dieMous montrent , se prolongeant presque & jusqu’à nos-jours , et les erreurs nées chez la % ve + 1 * 1 6 LA » classe ignorante à Poccasion du mystère dont LR PE NO OS s’enveloppait la science et le préjudice que cemystére a porté à l'esprit humain, en comà % d à 1 {
Le x é s: F La 2 4 dé La à ” (1) J. Scaligerti nolle in M. Mliliun. pag. 484. C2 (2) Suivant Hécatée d'Abdère cité par Plutarque, (Plusarch. délsid.et Osirid.) « TE.
Es
| DES SCIENCES OCCULTES. 267 primant les progrès de la science , en la’fai-
sant périr silencieusement entre les mains de
la classe éclairée.
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. spréparations variées dont on lui caché le but,
em e. # . MD" sortir vainqueur. #
in de ténél fo q Ile, æ sem de ténébres aussi pro ondes que celles
Ab 268 DES SCIENCES OCCULTES.
trvurveant LAVAL LL ERA LOVE RTS MAT VV LVRE LULU UTULAT