‹ Des sciences occultes ou essai sur la magie, les prodiges et les miracles (volume 3)Chapitre 4 sur 44 · PERRET ST TT · texte numérisé non relu

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d'énergie que le personnage même dont il fait revivre les transports. Allons plus loin : délivré de la contrainte qu’imposent les regards du public, plaçons l'être passionné dans la situation où j'ai observé plusieurs fois une jeune femme , douée d’une organisation forte et d’une imagination très-mobile et très-vive. Il eût été plus qu'imprudent de lui confier le personnage d’une héroïne, entonnant le chant de guerre, et se précipitant, le fer à la main, sur les ennemis de son pays. Cette pensée seule , une arme dont elle se saisissait, quelques mots, quelques vers qu’elle récitait, l’enivraient soudain d’une fureur qui contrastait singulièrement avec son caractère gai et affable : l'être le plus aimé n’eût pas été longtemps à l’abri de ses coups... Sa rapide et redoutable exaltation rend, pour moi, trèscroyable ce que l’on rapporte des héros Scandinaves. « Il leur prenait, de temps en temps, «des accès de frénésie... Ils écumaient, ne « distinguaient plus rien, frappaient au ha- « sard de leur épée, amis et ennemis, arbres, « pierres , objets animés et inanimés. Ils ava- « laient des charbons ardens , et se précipi- « taient dans le feu... L’accès fini, ils éprou-

« vaient un long épuisement (1).» Si, comme le paraît croire l’auteur que je transcris, ils avaient cédé alors à l’action d’un breuvage enivrant, les Sagas, qui contiennent tant d'exemples du fait, en auraient quelquefois rappelé la cause. Ces mouvemens furieux, je n’en doute pas, naissaient d’une imagtnation qu’une exaltation habituelle rendait susceptible d’une exaltation excessive. Ces guerriers, qni ne connaissaient de bonheur que celui de voir couler le sang, le sang de l'ennemi ou le leur , et qui n’ouvraient le séjour céleste qu’aux héros morts dans les combats, n'avaient besoin que de leurs propres sentimens pour se livrer à cette frénésie passagére : on s’étonncrait presque qu'ils n'y fussent pas continuellement en proie.

L’excès de la peur produira-t-il quelquefois le même délire que l’excès du courage?

Pourquoi non, si l’un et l’autre troublent également la raison ? « Les Samoïèdes, dit un «voyageur (2), sont extrèmement suscep-

(1) Depping. Histoire des expéditions des Normands et de leur établissement en France au X° siècle. tome r. p- 46. (2) Wagner. Mémoires sur la Russie, etc. page 207.

« tibles de crainte. Lorsqu'on les touche ino- « pinément, ou que leur esprit est frappé «de quelque objet imprévu et effrayant , « ils perdent l’usage de la raison, et entrent « dans une fureur maniaque. Ils se saisissent « d’un couteau, d’une pierre, d’une massue, « ou de quelque autre arme , et se jettent « sur la personne qui a causé leur surprise « ou leur frayeur. Ne peuvent-ils satisfaire « leur rage ; ils hurlent et se roulent à terre, « comme des personnes aliénées. » Observons que la cause primitive de ces accidens est la peur que les Samoïèdes ont des sorciers, et que le délire qui en est la conséquence fait passer pour sorciers les malheureux qu’il tourmente : quelle mine féconde à exploiter pour les artisans de miracles !

Sous un rapport plus général, la crainte livre l’homme faible au pouvoir de celui qui sait la lui inspirer. Si, corame l'ont pensé plusieurs observateurs, la crainte est le principe de tout ce qu'il y a de réel dans ce que Von raconte des serpens et d’autres animaux, habiles à charmer le faible oiseau dont ils veulent faire leur proie, le regard de l’homme fort et menaçant doit exercer une action ana=

logue sur les hommes timides : ils ne peuvent en effet le soutenir ; leurs forces enchaïînées les laissent immobiles, stupides, sous le poids du charme. Rien de plus commun aussi, dans les légendes de tous les pays, que des magiciens dont le regard fascinateur exerce une puissance inévitable. Cette puissance n’est pas tout-à-fait chimérique : commune et médiocre dans son principe, elle prend sur une imagination effrayée un ascendant sans bornes.

Eh! homme lui-même ne conspire-t-il pas en faveur de cet ascendant , lorsque spontanément et en cherchant même à s’étayer de raisonnemens plausibles , il se livre à des terreurs meurtrières? Seul, et sans qu’une cause extérieure provoque sa folie, un esprit faible (qui souvent même n’est faible que sur ce point) se frappe d’une idée fixe : tel âge aménera nécessairement la fin de la vie; telle maladic ne peut avoir qu’une issue funeste | Combien de ces vains pressentimens ont rendu inévitable l’événement qui a semblé les justifier ! Ils agissaient d’une manière continue et destructive, sur des organes affaiblis, mais auxquels l’absence de ces idées

douloureuses aurait permis de recouvrer bientôt leur vigueur naturelle.

Au lieu de naître spontanément dans une âme où la raison peut encore la combattre, que la crainte soit la conséquence d’un pouvoir redoutable auquel on n’ose point assigner de limites : ses effets ne seront ni moins sûrs, ni moins terribles, que ceux du fer et du poison. Un exeraple récemment connu vient se Joindre, pour le prouver, à tous les faits dont les histoires anciennes pourraient nous offrir le témoignage. Aux îles Sandwick, il existe une communauté religieuse qui prétend tenir du ciel, le don de faire périr, par les prières qu'elle lui adresse , les ennemis dont elle veut se défaire. Si quelqu'un encourt sa haine, elle lui annonce qu’elle va commencer contre lui ses imprécations :'et le plus souvent. cette déclaration suffit pour faire mourir de frayeur ou déterminer au suicide , l’infortuné en butte à l’anathème (x).

Que l’on s’étonne après cela si, accompagné

(x) Lisianski. Voyage autour du monde en 1803-1506. Bibliothèque universelle , année 1816. Littérature. tome ur. pages 162-163.

d’un regard terrassant , l’arrêt de mort, sorti de la bouche d’un Thaumaturge, a quelquefois été exécuté par la terreur , à l’instant où il venait d’être prononcé.

Des cas extrêmes et dès-lors toujours rares, passons à d’autres effets de l’imagination qui, moins effrayans , ne sont pas moins propices aux succès d’un Thaumaturge.

L’empire qu’exercent sur les organes la sympathie et le penchant à limitation, ils exercent aussi sur l’imagination ; comme le rire, le bâillement et les pleurs, les vapeurs et l’enthousiasme sont contagieux. Tourmentée d’une mélancolie hystérique , une veuve exécutait les actions étranges que l’on attribue aux démoniaques : quelques jeunes filles qui l’entouraient ne tardèrent point à être attaquées du même mal ; elles en guérirent, dès qu’on les éloigna d’elle. La veuve elle-même, traitée par un médecin habile, recouvra la raison avec la santé (1). Que d'histoires de démoniaques {peuvent se réduire à ce peu de mots ! Dans l’histoire des convulsions de Saint Médard , dans celles qui présentent une foule

(x) Frommann. De Fascinatione. etc. pag. 55.

de personnes tombées, à la fois, sous l’empire du malin esprit, on aurait tort de suppo-, ser qu'il n’y avait que des fourbes : le plus grand nombre, au contraire, se composait d'hommes de bonne foi, soumis à la nécessité de limitiation , par une organisation mobile , un esprit faible , une imagination échauffée. Les poëtes n’ont probablement rien exagéré, quandils ont peint la fureur dont étaient saisies les Bacchantes, dans la célébration des Orgies. La plupart de ces Ménades, enivrées au moral plus qu’au physique , ne faisaient qu'imiter involontairement les transports de quelques prêtresses : soit que cellesci se bornassent à jouer un rôle convenu; soit que, placées elles-mêmes sous l'empire de imagination , exaltées par les liqueurs spiritueuses , les chants, les instrumens de musique , les cris, le désordre mystique qui les entouraient, elles fussent les premières à ressentir tout ce qu'inspirait leur exemple.

L’imagination n’est pas toujours malfaisante : combien ne lui doit-on point de guérisons inespérées , subites, prodigieuses! Nos livres de médecine sont remplis de faits de ce genre qui, chez des peuples peu éclairés, Il. #

passeraient facilement pour des miracles.'Il

faut même quelque effort de raison pour ne

rien voir que de naturel dans les effets rapides de l'imagination. L'homme est si fort habitué à chercher du merveilleux , partout où la cause ne frappe point ses yeux aussi prochainement que l'effet! Le Magnétisme animal, dont tous les phénomènes réels sont produits par l'imagination émue, fut d’abord prôné par des charlatans comme un agent physique:

entre les mains des fanatiques et des fourbes, il est devenu une branche de la théurgie mo-

derne (1).

(1) Le sommeil magnétique et les effets miraculeux qu'il produit, ont été prédits, dès 1963, par Swédenborg, quand ila dit : « L'homme peut être élevé à la lumière céleste, même « en ce monde, si les sens corporels se trouvent ensevelis « dans un sommeil léthargique, etc. » (De la Sagesse angélique, n° 257.) Ce rapprochement appartient aux partisans de Swédenborg : maïs ils se hâtent d'ajouter qu'il ne faut pas croire à tout ce que disent les somniloques ou somnam bules ; que tout ce qui est révélé n’est pas bon; ils se fondent sur ce verset de Saint-Jean : « Ne croyez point à tout esprit; « mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu. » (Joann. Epist. x. cap. IV. vers. 1.) Ils recommandent surtout de ne point croire les somniloques qui contesteraient à Swédenborg, sa qualité d’envoyé de Dieu, ou qui parleraient contre sa doctrine. [ Daillant-Latouche. Abregé des ouvrages de Swédenborg. pages LV. LVItI. ]

DES SCIENCES OCCULTES. by

« Quand l'imagination frappée fait désirer «au malade un remède, ce qui naturellement Cest sans efficacité, peut en acquérir une très- « favorable : ainsi un malade peut être sou- « lagé par des cérémonies magiques, si d’a- « vance äil est persuadé qu'elles doivent « opérer sa guérison (1). » Ces paroles d’un ancien médecin n'expliquent-elles pas tout ce qu'il y a de constaté dans les applications heureuses du Magnétisme animal, du Perkinisme , de la Poudre sympathique , et des jongleries du même genre que l'antiquité et les temps modernes ont vues tour-à tour triompher et tomber dans le mépris ?

L’imagination , si puissante sur nos organes, est également soumise à leur influence perturbatrice , quand la maladie a dérangé l’harmonie de leurs fonctions.

Dans le IV'siècle avant notre ère, Carthage était en proie à-une des affections endémiques auxquelles les anciens donnaient le nom de peste : agités d’un transport frénétique, la plupart des malades sortaient en armes pour

(1) De Incantatione libellus (inter libros Galeno ascriptos ) « Quandd mens humana rem amat aliquam, etc. »

5a DES SCIENCES OCCULTES.

repousser l'ennemi qu’ils croyaient avoir pénétré dans la ville (1). Exténués par la fatigue, la faim, la désolation, sur le radeau où on les avait si cruellement abandonnés, les naufragés de la Méduse (2) éprouvaient des illusions extatiques, dont le charme, quelquefois, contrastait affreusement avec leur position désespérée. Dans ces deux cas , le désordre moral put être augmenté par la sympathie et le penchant à l’imitation. Mais les exemples individuels et récens ne nous manqueront pas.

Dans sa Correspondance , la mère du duc d’Orléans-régent raconte , d’une dame de sa connaissance, une anecdote qui paraît le comble de l’absurdité (3), et qui n’a rien que de vraisemblable , si l’on y reconnait une vision produite, chez une femme en couches, par le transport qui accompagne la fièvre de lait.

Victime d’habitudes meurtrières , un Jeune homme tombe dans le marasme (4) : il est

(x) Diod. sic.ïlib. xv. cap. 1x.

(2) Relation du naufrage de la Méduse. x'e édition, p. 72-

(3) Mémoires sur la cour de Louis XF etc., à la date du 38 avril 1719. pages 74-75 de l'édition de 1823.

(4) Ce malade recevait, en 1818, les soins de M. le docteur Marc.

assiégé de fantômes , et se plaint d'entendre , sans rélâche , retentir à ses oreilles lParrêt de son éternelle condamnation. Dans l’état d’affaissement qui suivit une maladie inflammatoire, un homme également distingué par son esprit et par ses talens militaires (1), fut assailli de visions d’autant plus étranges qu’il jouissait en même temps de la plénitude de sa raison , qu'aucun de ses sens n’était altéré, et que néanmoins les objets fantastiques qui lobsédaient, et qu’il savait bien ne point exister, frappaient sa vue aussi fortement, et lui étaient aussi faciles à énumérer et à décrire, que les objets réels dont il était environné. Une action marquée si fortement n’avait pu échapper aux Thaumaturges : ils commençaient par débiliter les organes, pour dominer plus sûrement l’imagination. Les macérations et les jeùnes étaient une partie essentielle de l'initiation ; il fallait également s'y soumettre avantderecevoirla réponse de certains oracles, et surtout de ceux qui ne se révélaient que dans des songes (2). Les prêtres savaient aussi

(1) M. te lieutenant général Thiébault, qui m'a permis de le citer.

(2) On jeûnait un jour entier, a ant de consulter l’oracle

combien l'irritation du sens de la vue ; causée par de longues veilles, dispose à voir des fantômes , surtout quand l'esprit est troublé et le corps affaibli. À ces puissans auxiliaires, dont la solitude et l’obscurité secondaïent énergie , se joignait l'ivresse produite par les boissons et les alimens sacrés : déjà en proie aux croyances, aux craintes , aux espérances superstitieuses, et livré à tant de causes d’exaltation et de délire, comment l’homme le plus sain, le plus maitre de sa raison, aurait-il défendu son imagination du pouvoir des prêtres ? Eh! sans s’aider d’autres artifices, ne suffisait-il pas de la réunion de ces moyens ; pour quel’homme superstitieux, enferméseul, dans:le caveau sans issue qui avait reçu le nom de Purgatoire de saint Patrice (x) , crut!y parcourir un espace immense ; et s'y voir énvironné des apparitions que les moines irlandais avaient d’avance promises à son 1magination épouvantée.

Instruits, par l'observation, de la connexion

d'Amphiaraüs, à Orope en Bœotie : on recevait sa réponse dans un songe. Philostrat. Vit. Apollonir. lib. rm. cap. 14.

(x) Gérard Boate. Histoire naturelle d'Irlande. pages 137- 141 de la traduction francaise.

intime de toutes les parties de notre être, les anciens savaient combien les écarts de lPimagination peuvent produire de maladies, en apparence surnaturelles, qui défient souvent l’art du médecin, et presque toujours sa prévoyance ; et combien, au contraire, elle peut combattre efficacement l’état maladif des organes : c'était avec un succès égal qu'ils opposaient des remèdes physiques aux maux causés par une imagination exaltée ; et qu'ils armaient l’imagination contre les maux phystques ; la forçant ainsi à produire autant de bien que quelquefois elle enfante de mal.

Le second moyen de guérison fut employé à Rome avec succès. Le peuple était moissonné par une maladie pestilentielle et rebelle à tous les remèdes connus : les ponufes, au nom du Ciel, ordonnèrent la célébration de fêtes et de jeux publics (1). Ce remède, qui nous semble bizarre , fut trouvé pourtant assez efficace , pour que l’on y ait ensuite plus d’une fois recouru. Supposons que la maladie endémique füt de la nature des jrèvres pernicieuses ; et cela dut arriver souvent,

(x) Valer. Maxim. lib. 1. Cap 1V4 6 4.

au milieu d’une population entassée dans des logemens étroits, et au retour d’expéditions militaires où les citoyens essuyaient tant de fatigues et de privations , et éprouvaient tant de variations brusques de la température.

Une terreur générale se répand ; elle glace les âmes ; elle double la force meurtrière du fléau. Des jeux qui tiennent en plein air toute la population , et donnent aux esprits une distraction agréable ; des fêtes où de nombreux sacrifices d’animaux fournissent la possibilité de substituer une nourriture plus saine et plus substantielle, à celle que s’accordait la parcimonie habituelle ; des cérémonies qui rassurent l'imagination et promettent que les dieux jetteront un regard de compassion sur leurs dociles adorateurs ; n’en est-ce point assez pour combattre les progrès de la contagion, pour en accélérer la fin ; et aussi pour prosterner devant les autels tout un peuple, qui croit devoir au Ciel sa miraculeuse délivrance ? Une pareille guérison était bien un miracle , dans le sens des anciens, un bienfait immédiat, mais non surnaturel des dieux.

On rappellerait sans peine d'innombrables exemples de l'emploi de remèdes physiques

pour guérir des maladies surnaturelles ; autant du moins que l’on continuerait à prendre dans le sens moderne, les expressions an- ciennes. Comme’tous les biens étaient rapportés à la bonté céleste, tous les maux aussi émanaient de la vengeance des dieux ou de la malfaisance des mauvais génies. Que devonsnous reconnaitre dans la plupart des maladies attribuées à cette dernière cause? Des infirmités nerveuses , épileptiques, hystériques , dont le désordre de l'imagination développait et exaspérait les symptômes; ou qui même naissaient de ce désordre seul. L’hellébore guérit les filles de Proetus d’une folie, qui toutefois leur avait été envoyée par le courroux des dieux. Pour délivrer les Samoïèdes des accès de la frénésie où les jette la terreur, et que l’on regarde comme leffet d’un maléfice ou comme le signe caractéristique de la sorcellerie , il suffit de leur brüler, sous les narines, du poil de renne (1). Par l’odeur ou la fumée de la plante baaras , les exorcistes hébreux chassaient les démons du corps des hommes. Rien de plus absurde pour nous,

(#1 Wagner. Mémorres sur la Russie, etc. page 205.

qui ne pouvons voir, dans la possession du démon, que l’action incompréhensible d’une substance immatérielle : rien de plus simple dans les idées des Hébreux; idées qui étaient celles de tous les peuples anciens. Pour indiquer la nature véritable d’une maladie qui faisait ainsi, de l’homme, la possession dessesprits infernaux , il suffit de rappeler que, sous la dénomination de cynospastos, Élien décrit la plante baaras , à laquelle Josèphe attribue la vertu de chasser les démons , et qu’il assure qu’elle guérit de l’épilepsie (1). Le mode de traitement de ces maladies différait moins que leurs noms. Comme les Hébreux, comme les Thaumaturges de l’antiquité , comme les Samoiedes , comme les sages qui, il y a deux siècles, osaient opposer des médicamens aux prétendues fascinations magiques (2); nous

combattons par des fumigations et des odeurs

(x) Aelian. de Nat. Animal. lib. x1v. cap. 27. L’'alguemarine que le même auteur assimile au Cynospastos (ibid. ibid. cap. 24.) recélait un poison très-violent : c'était peutêtre cette dernière propriété qui engageait les Thaumaturges a s’en réserver la possession exclusive.

(2) Voyez l'indication de ces médicamens , dans Frommann: De Fascinatione. pag. 955-958.

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ammoniacales, les maladies voisines de l’épilepsie , les vapeurs, l’hypocondrie, ces fruits douloureux d’un déréglement d'imagination contre lequel la raison échoue impuissante.

Le miracle et l’absurdité disparaissent donc à la fois, dès que l’on se rappelle l'habitude qu'avait toute l’antiquité de personnifier, dans leurs causes, et Le mal et le bien.

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