‹ Des sciences occultes, ou, Essai sur la magie, les prodiges et les miraclesChapitre 7 sur 55 · I.XIV · texte numérisé non relu

I.XIV

AVERTISSEMENT DE l’ AUTEUR.

temples, y servir, pendant des siècles, à exciter l’admiralion ou l’effroi; mais, avec le temps, y dépérir et s’évanouir enfin, ne laissant après elles que des traditions informes, rangées depuis au nombre des fables. Tenter de rendre la vie à ces anciens monuments intellectuels, c’était à la fois remplir une partie de ma tâche, et combler un grand vide dans l’histoire de l’esprit humain.

Bientôt mon travail sur cet objet a pris assez d’étendue pour ne pouvoir plus entrer dans le cadre de l’ouvrage principal dont il devait originairement faire partie. 11 m’a été facile de l’en détacher, quoiqu’il y appartienne par le but que je me suis proposé d’atteindre; séparé, il forme un tout susceptible d’un intérêt spécial. Je me contenterai donc de rappeler le principe qui m’a guidé dans mes diverses recherches ; le principe qui distingue deux formes bien tranchées de civilisation : la forme fixe, qui a régi autrefois le monde presque entier, et qui subsiste encore en Asie ; et la forme perfectible, qui, plus ou moins, règne dans toute l’Europe, quoique nulle part encore elle n’ait pris tous les développements et porté tous les fruits dont ses éléments nous font concevoir l’espérance.

En 1817, j’ai inséré dans \ Esprit des journaux (volume de juillet) un Mémoire où se trouvent indiqués les principes que je développe ici, et plusieurs des faits et des arguments dont je les appuie. Je ne le cite qu’à raison de sa date, et afin que l’on ne m’accuse point d’avoir emprunté à quelques ouvrages qui

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