‹ Des Scrofulides Graves De La Muqueuse Bucco-PharyngienneChapitre 11 sur 35 · D PRE · texte numérisé non relu

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taires que les dents avaient été déchaussées jusqu'à leur racine. Les saillies bourgeonnantes ont parfois une apparence tout à fait hyperémique, et forment de petits mamelons d’un rouge vif; leur surface brillante semble privée d’épithélium et saigne facilement; dans les sillons qui les séparent se voit un liquide puriforme.

‘Une femme de 27 ans (Norm. Saint-Thomas, 31), scrofuleuse, fut reçue en février 4867 dans le service de M. Lailler, pour ÿ être traitée d’un lupus ulcéreux de la face qui avait débuté vers l’âge de 8 ou 9 ans et récidivait pour la quatrième fois. Outre les lésions faciaies, il existait une altération de la muqueuse des gencives et de la voûte palatine. « C'est surtout, est-il dit dans l'observation recueillie par M. Landrieux, la face interne de la lèvre supérieure, : la gencive correspondante et la totalité de la muqueuse qui recouvre la voûte palatine qui présentent des altérations notables ; la muqueuse est rouge, hyperémiée, fortement tuméfiée; çà et là, à sa surface, on observe des bourgeons charnus ayant un volume variable. Il n’y a pas d’ulcérations appréciables. »

4° Atrophie interstitielle. — Jusqu'ici j'ai étudié une série d'états pathologiques qui, pour altérer plus ou moins profondément la structure des parties malades, n’entraînent cependant pas leur destruction ; tout au plus reste-t-il, comme vestige des modifications qu'a subies la muqueuse, des cicatrices superficielles, qui indiquent que le lupus a détruit bien plus en surface qu’en profondeur.

Parfois, à en juger du moins par l’état d’amincissement des parties, il semble que l'affection ait été plutôt une sorte d’atrophie interstitielle qu’une véritable ulcération.

Il faut être réservé dans l'interprétation de pareils faits ; il est, en effet, possible que la luette ou les portions du voile qu’on trouve amincies et rétractées aient

ni de bitilee. ii certaines dolu lies es à évo- PA Jution lente, , qui, peu à peu, usent plutôt qu’elles ne dé- ; C4 truisent, et Font plus où moins complètement disparaître x de les téguments qu'elles ont envahis, il y à bien des degrés ‘divers ; on retrouve autant de formes varices, antantd’al- lures différentes dans les scrofulides des muqueuses et de la gorge en particulier.

Le degré le plus atténué peut être note érosion pro-

mêmes plusieurs formes distinctes; enfin, analogue au ace vorax, comparable parfois aussi à certains cas de lupus exuberans, s’observe le type que je désignais plus haut sous le nom de forme cancroïdale.

À propos des scrofulides primitives de la gorge je ci-

terai des observations qui se rapportent soit à ‘érosion

dent à des pustules miliaires; ces faits combleront une lacune de cette première partie.

__ servés chezles sujets atteints de lupus facial, leur carac- tère le plus saillant est d’être lon atoniques cet torpides. Larges ou limitées à une petite surface, elles

entoure ; parfois, cependant, elles semblent déprimées, BE. à cause de la tuméfaction des parties périphériques.

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La zone qui les entoure est d’un rouge violacé ou à conservé sa teinte normale; leur fond jaunâtre, uni,

sans saillies bourgeonnantes, semble revêtu d'une Homolle. ; 4

il Pa

“ | gressive ; les u/cérations proprement dites affectent elles-

| progressive, soit à une variété d’ulcérations qui succè-

Quant aux ulcérations bucco-pharyngées que j'ai ob-

sont peu profondes, de niveau avec la muqueuse qui les

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