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couenne coriace à peine humide; on en a comparé l’apparence à celle du mastic, du tissu adipeux (voy. obs. 1, les petites ülcérations symétriqués des arcs palatins et celle du pilier antérieur du eôté gauche, et obs. I, l’ulcération de la muqueuse palatine en arrière des incisives.
D’autres ulcérations présentent un fond bourgeonnant,
mamelonné; enfin, on trouve des caractères tout différents lorsque l’ulcère succède à des lésions osseuses accompagnées de suppuration; ce type s’observe exclusivement à la voûte palatine où l’on voit un bourrelet périphérique formé de bourgeons livides et un fond
inégal, constitué en partie par la surface osseuse ca-
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6° Perforations. — Que l’on suppose cette portion de la voûte détruite, et l’on aura une des formes des perforations auxquelles peuvent donner lieu les scrofalides graves de la bouche ; la perte de substance n’a pas tout à fait la même apparence quand elle intéresse le voile du palais.
Ces notions se compléteront par l’examen plus spécial que je ferai des lésions du voile et de la voûte palatine dans les scrofulides primitives de la gorge.
1° Forme cancroïdaie, — Tout se réunit ici pour donner aux productions exubérantes du lupus un caractère de malignité. Les ulcérations ont un fond plus ferme et plus lardacé, leurs bords se déjettent en dehors; les végétations se multiplient avec rapidité et constituent parfois de véritables champignons analogues à ceux de l’épithéliôme. Du reste, une description plus précise ne ferait que répéter les termes de deux observations que je cite plus loin (voy. obs. IV et V),
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A gode lésions en rapport avec TE Ans A pe Pol D ai à dpi haut que chacune des portions de la mu- Fr qui revêt les parois de la bouche et de la gorge ; ouvait être leisiége de lésions diverses chez les malades É ectés de lupus. J'ai dit aussi que, sur ces divers points, +0 es manifestations scrofuleuses tendaient à revêtir plus wi | particulièrement certaines formes, Nous allons les étudier | successivement aux lèvres, aux joues, à la langue, aux me #: gencives, à la voûte et au voile du palais, aux piliers et au fond du pharynx. k 4 1 me, Lèvres. —La muqueuse des lèvresest très-fréquemment . envahie par l'extension du lupus Pen d’ abord sur es da face cutanée de ces replis. | ; d
C'est le seul point où l’on ait constaté la HAS des serofulides érythémateuses. |
Cher un malade atteint de lupus ér ythémato- PR RU de face, la lèvre supérieure était notablement épaissie ; la muqueuse, au point où venait S'y prolong er la lésion cutanée, présentait une surface tomenteuse, un peu boursouflée, comme laiteuse, avec de | toutes petites saillies ponctutes d’un rouge vif (80 avril, service de M. Lailler). { #3 J'ai observé des lésions analogues chez un homme qui a été plu- sieurs mois au no 40 de Ja salle Saint-Léon (service de M. Besnier). 4 À la lèvre inférieure, en continuité avee des groupes érythéè mato-papuleux qui occupent le voisinage de la commissure gauche et à quelque distance de la commissure droite, ‘se voient deux surfaces érosives, à contour assez nettement marqué par une 1er légère élevure périphérique et une très-faible dépression correse pondante du côté de l'érosion. La coloration de la muqueuse est, “+ he à ce niveau, un peu plus foncée que sur les parties voisines; elle Ÿ se x) be cest | luisante, “et remarquable par la présence d’un pointillé pâle 4 É DS rire les mailles d’un réseau vasculaire très-fin.
On observe aussi sur les lèvres ces élevures discoïdes à à
elles sont fréquemment le siége de tuméfaction, avec coloration livide: souvent leur muqueuse tuméfiée estmamelonnée et présente soit une teinte laiteuse, soit un aspect congestif avec un état granuleux très-prononcé.
Gencives .— Ici la lésion presque constante est un état granuleux plus ou moins fongueux. Le musée de St-Louis renferme un moulage qui peut servir de type (pièce n° 228).
Chez d’autres malades, il y a de véritables ulcérations festonnées, autour de la sertissure des dents, qui se trouvent déchaussées et tombent parfois. \
Ces lésions, déjà mentionnées par Rayer, par Cazenave, sont communes, j'en ai observé quatre exemples (obs. I, HDCP X): à
Sur la muqueuse des joues, on voit assez souvent se propager les altérations qui ont débuté sur la muqueuse labiale; en général on note un certain degré d’épaississement avec de grosses bosselures mamelonnées et une coloration rosée, pâle, un peu bleuâtre, ou une teinte laiteuse, qui rappelle parfois l’aspect des plaques! des fumeurs.
A la voûte palatine, ce qu’on rencontre le plus fréquemment c’est la tuméfaction avec état granuleux, ou la simple exagération des plis saillants et rigides de la muqueuse qui ressemble alors à celle du palais de certains carnivores.
On peut rencontrer aussi de véritables tubercules plus ou moins proéminents:
Chez un infirmier de Saint-Louis, atteint depuis treize ans de lupus de la face, on voyait sur la partie médiane de la voûte palatine trois éminences semi-ovoïdes à grand diamètre antéro-postérieur, d’une teinte rose violacée pâle, qui ne semblaient pas cor-
2 90ev respondre à des lésions de l'os sous-jacent [X..:, 29 ans. Avril 1874). — Voyez aussi l'observation V.
Les ulcérations se rencontrent fréquemment à la voûte palatine, tantôt superficielles, tantôt térébrantes avec perforation de Ja portion osseuse du palais.
Je ne dirai rien des premières; j'ai déjà cité cet ulcère torpide du n° 19 du pavillon St-Mathieu (obs. IT). L’observation VI n’est pas sans quelque analogie.
Les secondes constituent parfois une perte de subtance largement béante qui fait communiquer les fosses nasales avec la cavité buccale au fond d’un antre ulcéreux résultant de la destruction du nez. C’estle cas de cette malheureuse jeune fille du service de M. Vidal qui fait le sujet de l’observation IV.
Dans d’autres cas, moins rares, la perforation est plus petite, ovalaire, à grand diamètre antéro-postérieur; elle est entourée d’un bourrelet de bourgeons charnus pâles ou violacés ; elle peut siéger sur tous les points de la voûte.
Le voile du palais, très-souvent violacé, livide, quelquefois tuméfié ou mamelonné, présente, chez bien des malades, des granulations dont j'ai déjàsignätéîes caractères.
Les lésionsles plus intéressantes qu’il puisse offrir sont les ulcérations qui revêtent la forme, soit d’une simple entamure superficielle, soit d’une échancrure plus ou moins profonde, soit d’une véritable perforation. Ces al-
er téretions sont d’ailleurs peu fréquentes dans les cas de
lupus secondaire de la gorge; elles sont au contraire un des accidents habituels des scrofulides primitives graves -du voile du palais.
On peut faire semblable remarque à propos des piliers du voile; on y rencontre l’érythème livide avec ou sans