‹ Des Scrofulides Graves De La Muqueuse Bucco-PharyngienneChapitre 23 sur 35 · A RUN · texte numérisé non relu

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sence d'une angine de nature incertaine. Bœrensprüng a démontré en effet, par une série d'observations, que la tu | règle est de voir les enfants rester sains quand la mère est UE arrivée à la période tertiaire, alors même que, durant la grossesse, celle-ci présenterait des accidents en pleine ri évolution. M. C. Paul, dans un des faits qu'il a cités (loc. | 28 cit., 1872, p. 45), invoque la parfaite santé d’un nourisson de trois mois comme un argument contre l’existence d'une syphilide tertiaire de la gorge chez la mère; j’hésiterais à accepter une preuve de cet ordre.

On le voit, pour arriver à reconnaître la nature serofuleuse ou syphilitique d’une angine ulcéreuse, il faut non-seulement examiner avec soin les caractères exté-

rieurs de l'affection, son siége et sa forme, mais tenir compte de tous les renseignements fournis par l’état de santé actuelle et l’histoire antérieure du malade, par la marche spontanée du mal avant toute intervention thérapeutique et ses modifications sous l'influence du traitement.

Malgré les recherches les mieux conduites, on peut rester dans le doute, et quelques-uns de ces cas suscitent

. des diagnostics très-divers (voy. obs. XX) de la part de maîtres également versés dans l’étude de la dermatologle.

Dans quelques cas rares la rétention des produits de sécrétion folliculaire dans les lacunes amygdaliennes, au lieu de provoquer une véritable angine phlegmoneuse, détermine la formation d’une ulcération à fond pulpeux;

j'en ai observé un exemple, aux Enfants, il y a deux ans.

Supposez cette perte de substance, irritée par des cauin térisations, chez un sujet peu vigoureux, à qui l’on ferait | prendre du mercure et qui continuerait à fumer; elle va

persister et s’agrandir, constituer une véritable angine ulcéreuse.

Je ne m’arrêterai pas à signaler les caractères des ulcérations stibiées ou arsenicales; le mémoire de M. Imbert: Gourbeyre sur les aceidents produits par larsenic renferme une observation de Whitehead, qu’on pourra consulter à cet égard.

Un diagnostic plus intéressant est celui des wéérations tuberculeuses de la gorge qui ont été bien décrites par M. Julliard et dont les exemples se sont récemment multipliés. Ce n’est en général qu’à une période avancée de la phthisie pulmonaire qu’on observe ce genre de lésions, auxquelles Bayle accordait une signification pronostique grave. Elles se distinguent surtout des scrofulides ulcéreuses par la multiplicité des ulcérations, et en même temps, leur peu de profondeur; par les sensations trèsdouloureuses auxquelles elles donnent lieu; parles troubles de la phonation ou l’aphonie dont elles s’accompagnent fréquemment. Il suffit de jeter un coup d'œil sur les planches qui sont jointes à la thèse de M. Julliard pour reconnaître combien ces pertes de substance multiples, superficielles, disséminées sur le voile, les piliers, la base de la langue, diffèrent des lésions que la scrofule peut faire naître dans les mêmes régions.

J'ai parlé de lupus hypertrophique comme pouvant à la rigueur se montrer à la gorge. L'observation XXII en est peut-être un exemple; elle en a été communiquée par M. Lailler qui la classe parmi les problèmes et l’a intitulée (avec un point de doute) : Eléphantiasis de la face, du voile du palais et de tout l’isthme du gosier. Je mentionnerai aussi la récente observation de M. Landrieux.

Ce sont des cas de lupus hypertrophique qu’on pour-

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