‹ Des Scrofulides Graves De La Muqueuse Bucco-PharyngienneChapitre 4 sur 35 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L'étude du lupus des muqueuses en général ne remonte pas à une époque bien éloignée; la plupart des médecins qui en ont fait mention ont eu surtout en vue l'extension du lupus de la face aux cavités nasale ou bucco-pharyngienne, et ils se sont bornés à indiquer cette propagation d’une manière générale, sans fournir de description détaillée.

Le premier autéur, à ma connaissance, qui signale les

lésions scrofuleuses de la gorge est Travers (1), qui, dans

le XV° volume du Medico-chirurgical transactions, dit, en parlant des ulcérations de la bouche et du pharynx : «The « subject of this disease, are if young, of a palpably scro- « fulous temperament... »

En 1832, Arnal (2) compare les effets de la scrofule à ceux du vice vénérien ; le plus souvent, dit-il, ces effets sont plus graves que ceux de ce dernier et le désordre est à jamais irréparable. |

En 1835, Rayer (3) s'exprime ainsi en parlant du lupus: « la destruction peut s'étendre à la membrane pituitaire, parcourir les fosses nasales et même se replier sur la membrane muqueuse de la voûte palatine jusqu'aux gencives qu'elles sillonnent profondément. »

Albert et M. Devergie font allusion à cette propagation du lupus aux muqueuses. M. Cazenave (4) fait la même

(1) Medico-chirurgical transactions of London. 1829, t. XV, p. 254. (2) Journal hebdomadaire. 1839. 9e série, t. VIII, p. 99.

(3) Traité des maladies de la peau, p, 195.

(4) Traité des maladies de la peau et de la syphilis, t. IV, p. 471.

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