‹ Des Scrofulides Graves De La Muqueuse Bucco-PharyngienneChapitre 5 sur 35 · MANS · texte numérisé non relu

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observation et signale même « l’inflammation ulcérative des muqueuses en dehors de toute altération de la peau. »

En 1842 (1), M. Tardieu présentait à la Société anatomique les fosses nasales et le pharynx d’une jeune fille qui avait succombé après avoir présenté une scrofulide ulcéreuse de la gorge.

En 1844, Hamilton (2) publie le premier mémoire sur les angines serofuleuses; il rapporte quatre observations qu'il rattache à deux formes bénigne et grave; il signale les ulcérations qui parfois succèdent à des tubercules durs, comparables à ceux du lupus exedens, et les adhérences qu'on voit s'établir entre le voile et le pharynx de manière à boucher toute communication avec la partie postérieure des fosses nasales.

En Allemagne, Werrnher regarde le lupus comme une lésion destructive qui marche des parties profondes du nez et de la gorge vers la périphérie. Pohl (3), qui rapporte cette opinion en la critiquant comme exagérée, ajoute ces mots : « cela doit cependant nous conduire à toujours examiner la cavité buccale et le pharynx dans tous les cas de lupus de la face. »

En 1854, Bryk, de Cracovie (4), publiait trois observations d’ulcérations chroniques des fosses nasales. Le dernier de ces faits au moins nous paraît très-contestable comme exemple d’angine scrofuleuse; c’est aussi l’opinion de M. Verneuil (Arch. gén. de méd., 1865).

M. Bazin, dans son Traité de la scrofule, étudie d’une

(1) Bulletin de la Société anatomique, 1842. Thèse de Paris, 1845. (2) Dublin journal of medical science, 1844. (Anal. dans les Archives

gén. de méd., 1845.

(3) Virchows archiv, 1854. t. VI, p. 192.

(4) Wiener medicin. Wochensehrift, {834. Traduit dans le mémoire de H. Paul et dans la thèse de M. Fougère.

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