INDE
si son mari est morl sans lui donner de fils. Dans tous les autres cas, il est permis au mari de rester veuf ou de prendre une autre épouse, tandis que la femme est obligée, sinon par la loi, au moins par les mœurs, de demeurer éternellement fidèle à la mémoire du mort.
Chez les Hébreux, le principe (|iii ilomiiic et fait flécliir loute autre considération, c'est l'accroissement de la population, premier l>esoin des sociétés naissantes. " Crescite et muftlplicainini et replète terrani » dit le Seigneur: et à ceux i)u'il veut récompenser il promet une descendance aussi nombreuse que les grains de sable de la mer (1).
Aussi le célibat et même la stérilité sont-ils flétris comme une honte, quand ils sont volontaires, et déplorés comme un malheur, <|uaiid ils sont forcés. Celui (jui parvient à l'âge de vingt ans sans être marié est coupable aux yeux de la loi comme outrageant à la fois la perfection de l'homme et la majesté divine ; et il est exclu des assemblées du peuple. Les livres saints ri^prochentsouvHUt à des lils, comme un véritable honu'cide, de n'avoir pas soutenu la maison de leur père et fait revivre son nom ; el les femmes elles-mêmes n'échappent pas à ces reproches, n Quand pourrai-jc, dit l'épouse à son bien-aimé dans le Cantique dm Cantiques, vous conduire dans la maison de ma mère et vous y donner un baiser, afin que je ne sois plus méprisée (2)? »
La fille de Jephlé, condanmée par le vœu de son père à mourir sans avoir été mariée, parcourt les montagnes pendant deux mois avec ses compagnes en pleurant sa viril) GcMèse, I, 2H : XH ; Xnr. 17, 2(1, 9«. tî) Cantiques des anHiquei, VIII, 1, -i.