‹ Des seconds mariagesChapitre 7 sur 76 · GREGE · texte numérisé non relu

GREGE

En Grèce, coinine dans l'Inde, la religion exige que le foyer domestique ait toujours des offrandes, les morts des libations. Si la famille vient à s^éteindre, le tombeau est forcément délaissé ; et d'après la croyance populaire, les aïeux, privés des honneurs qui les consolaient dans leur vie d'outre-tombe, cessent d'être des génies propices pour devenir des esprits malfaisants et redoutables.

ce Qui aurait, dit un orateur athénien, assez peu de souci de soi-même pour vouloir mourir sans descendance ? Il n*y aurait plus personne pour rendre à celui-là le culte dû aux morts » (1). Et, sous la forme ironique qui lui est familière, Lucien tient un langage analogue : « Le mort qui n^a pas laissé de fils^ dit-il, ne reçoit pas d'offrandes et il est exposé à une faim perpétuelle (2). »

Aussi trouvons-nous chez les philosophes grecs le même précepte sublime que dans la loi de Mauou. « Il faut mettre au monde des enfants, dit Pythagore, pour laisser après soi d(*. nouveaux adorateurs de la divinité » (3). Le vieil Eschyle, s'inspirant de cette idée, appelle le fils le « sauveur du foyer paternel (4) » ; et Euripide déclare que les enfants mâles sont « les colonnes

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