en
Pendant la période antérieure au contraire, les consultations avaient augmenté progressivement ; elles s'étaient élevées :
En 1890 à 309.958 ;
En 1891 à 324.985 ;
En 1892 à 337.099 ;
La moyenne des consultations par rapport au chiffre des malades avait été de :
3,21 0/0 : en 1893.
3,26 0/0 : en 1894.
3,08 0/0 : en 1895.
Un autre point semble appeler une réforme : dans certains dispensaires, les médecins paraissent surchargés :
(1) Rapp. sur le traitement des malades à domicile pendant les années 1893, 1894, 1895.
Le personnel médical en 1895 comprenait 66 médecins consultants. Or voici quel a étéle nombre de malades traités aux consultations, et le nombre moyen de consulta-
tions données par chaque médecin :
Nombre de malades : Nombre de consultations : En 1893 : 1253. En 1893 : 4987 (1).
En 1894 : 1269. En 1894 : 4639.
En 1895 : 1276. En1895-9023
Mais dans certains arrondissements, ces chiffres sont bien plus élevés : ainsi en 1895 dans le XV° arrondissement chaque médecin a en moyenne traité 2745 personnes, plus de 1900 dans les XVIIIe et IIT° arrondissements. Si l’on veut faire de la consultation quelque chose de sérieux, il faut que le médecin puisse examiner soigneusement chaque malade : il serait donc nécessaire, dans quelques dispensaires, d'augmenter le nombre des médecins consultants.
La création de pharmacies dans les dispensaires a produit une notable économie : de 522.193 francs, en 1890, la dépense de médicaments en 1897 s’est abaissée à 450.000 francs.
Le service pharmaceutique donne lieu cependant à des réclamations assez vives de la part des indigents (2). Les employés, parait-1l, n’apporteraient pas à leur service toute l'attention désirable, et commettraient des erreurs graves dans la délivrance des médicaments et puis l’attente est trop longue et enfin le soir la pharmacie ferme trop tôt (3). Ce ne sont là que des critiques de détail, mais
(1) Rapp. sur le fonct. des 20 bur. de bienf. en 1897, op. cit.
(2) Rapp. de M. Faillet, op. cit., p.143.
(3) En 1897, les dépenses des dispensaires se sont élevées à 312.000 fr. ; les dépenses du personnel pharmaceutique à 65.000 francs.
elles sont pratiquement importantes. Il conviendrait d'exercer une surveillance plus active sur les employés et d'autre part il serait facile de laisser ouvertes les pharmacies des dispensaires un peu plus tard. Mais dès maintenant ilfaut signaler la notable économie produite par la création de pharmacies spéciales, et c'est là un résultat très satisfaisant (1).
$ 2. — Traitement à domicile proprement dit.
Nous arrivons au second mode de l’assistance médicale : le traitement à domicile proprement dit. Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit, dans la partie théorique sur la valeur du traitement à domicile, nous nous bornerons seulement ici, à exposer le fonctionnement du service.
Le traitement à domicile consiste, à assurer l'assistance aux malades, qui ne peuvent sortir de chez eux sans inconvénients. Inauguré par l’arrêté du Directeur de l’Assistance publique du 20 avril 1853, il a été de nouveau réglementé par l’arrêté du Directeur du 20 octobre 1893, qui en a fait un service distinct de celui de la consultation et enfin par le décret de 1895. « L'assistance médicale, dit l’article 31, assure aux malades la visite et le traitement à domicile... »
Le traitement à domicile s'applique à deux catégories
(1) Voici Le tableau des dépenses occasionnées par la fourniture de médicaments dans ces dernières années :
522,193,54 francs en 1890, 542.955,44 y en 1892.