ER" |: ER
jusqu'ici pour l'établissement des bureaux de bienfaisance étaient abolies.
La solution indiquée par l’administration est absolument conforme au texte et à l'esprit de la loi; le rapporteur de la loi de 1893 l’a affirmé à la tribune de la Chambre, dans la séance du 18 février 1895. La commission et le Parlement ont été dominés par cette pensée, absolument exacte, qu'il fallait, autant que possible, réunir dans les mêmes mains les divers services d'assistance. C’est dans ce but, qu’on a formé la commission d'assistance : 1° des membres réunis des deux commissions de l'hospice et du bureau de bienfaisance, dans les villes où ces deux institutions existent ; 2 des mêmes membres que la commission du bureau de bienfaisance dans les communes qui ne comportent que ce dernier établissement. Enfin, dans les communes où n'existait aucun service, on à d'abord créé le plus urgent, celui des services médicaux; on lui a donné un organisme en lui affectant des ressources obligatoires, et peu à peu cet organisme doit embrasser les divers services restants. « Nous avons voulu, a dit M. Rey, que le bureau d'assistance fût en quelque sorte une pierre d'attente sur laquelle viendront s'établir plus tard toutes les branches d'assistance. »
Quelque elairs que soient le texte et l'esprit de la réforme,le Conseil d'État cependant a résisté pour l'admettre. Ila émis l'opinion, que les formalités au contraire persistaient, qu'il fallait encore, pour la création dans une commune d’un bureau de bienfaisance, l'autorisation du Gouvernement et, ce qui est fort grave, qu'il était néces-